Destins magiques
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Dunamis
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Re: Destins magiques
Depuis qu'il était revenu à la maison pour les vacances d'été, l'oncle Vermon l'avait traité comme une bombe sur le point d'exploser. Harry, en effet, n'était pas un garçon normal. Pour tout dire, il était même difficile d'être aussi peu normal que lui.

Car Harry Potter était un sorcier – un sorcier qui venait de terminer sa première année d'étude un collège Poudlard, l'école de sorcellerie. Et si les Dursley n'étaient pas très heureux de le revoir pendant les vacances, leur infortune n'étaient rien comparée à celle de Harry.

Poudlard lui manquait tellement qu'il avait l'impression de ressentir en permanence une douleur dans le ventre. Le château lui manquait, avec ses passages secrets, ses fantômes, ses cours (sauf peut-être celui de Rogue, le maître des Potions), le courrier apporté par des hiboux, les banquets dans la Grande Salle, les nuits dans le lit à baldaquin du dortoir de la tour, les visites à Hagrid, le garde-chasse, qui habitait une cabane en lisière de la forêt interdite, les moments qu'il passait avec cinq amis, dans le Sirius une salle secret connu d'eux seul, et surtout, le Quidditch, le sport le plus populaire dans le monde des sorciers (Six buts, quatre balles volantes, quatorze joueurs évoluant sur des manches à balais).

Dès que Harry était rentré à la maison, l'oncle Vermon s'était empressé de ranger dans un placard sous l'escalier ses livres de magie, ses robes de sorciers, son chaudron, sa baguette magique et son balais haut de gamme, un Nimbus 2000. Peu importait aux Dursley que le manque d'entrainement fasse perdre à Harry sa place de poursuiveur dans l'équipe de Quidditch. Et peu leur important qu'il ne puisse pas faire ses devoirs de vacances. Les Dursley étaient ce que les sorciers appeler des Moldus, c'est-à-dire des gens qui n'ont pas la moindre goutte de sang magique dans les veines. Pour eux, avoir un sorcier dans la famille représentait une honte infamante. L'oncle Vermon avait exigé que la cage d'Hedwige, la chouette de Harry, soit cadenassée pour l'empêcher de porter quelque message que ce soit dans le monde des sorciers.

Harry ne ressemblait en rien au reste de la famille. L'oncle Vermon était grand, avec une énorme moustache noire et quasiment pas de cou. La tante pétunia avait un visage chevalin et une silhouette osseuse. Dudley était blond, rose et gras comme un porc. Harry, au contraire, était petit et maigre, avec de grands yeux vers étincelants et des cheveux d'un noir de jais qu'il n'arrivait jamais à coiffer. Il portait des lunettes rondes et une mince cicatrice en forme d'éclair marquait son front, c'était exactement la même que celle de sa jumelle Magique: Isabella Dumbledore.
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Dunamis
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Re: Destins magiques
Ces cicatrices faisait de Harry et de Bella des êtres exceptionnels, même pour des sorciers. Seules traces d'un passé mystérieux, ces petits éclairs sur leur front leurs avaient valu de se retrouver, pour Harry, sur le perron des Dursley onze ans auparavant, alors qu'il n'était encore qu'un bébé, et pour Bella à Poudlard où elle fut élevé par Albus Dumbledore: le directeur.

A l'âge d'un ans, Harry et Bella avaient réussi à survivre au terrible maléfice que leur avait lancé le mage le plus redoutable de tous les temps, Lord Voldemord, dont le nom restait si effrayant que la plupart des sorcières et sorciers n'osaient pas le prononcer. Les parents de Harry avaient succombé à l'attaque de Voldemord, mais Harry et Bella avaient survécu, avec pour seul souvenir ces cicatrices en forme d'éclair. Par un mystère que personne n'était jamais parvenu à éclaircir, les pouvoirs de Voldemord avaient été détruits à l'instant même où il avait tenté sans succès de tuer Harry et Bella. La mère de Bella quant à elle était morte mystérieusement et personne ne savait plus qui était son père.

Ainsi, Harry avait été élevé par la sœur de sa mère disparue et par son mari. Il avait passé dix ans chez les Dursley, en croyant ce que les Dursley lui avaient dit de ses parents, c'est-à-dire qu'ils s'étaient tuée dans un accident de voiture, et sans jamais comprendre pourquoi, sans le vouloir, il provoquait toujours d'étranges phénomènes autour de lui.

Enfin, un an plus tôt exactement, le collège Poudlard lui avait écrit une lettre. La vérité lui avait alors été révélée et Harry avait prit sa place à l'école des sorciers où lui, Bella et leurs cicatrices étaient déjà célèbres... Mais à présent, l'année scolaire était terminée et il était revenu passer l'été chez les Dursley où on avait recommencé à le traiter comme un chien qui aurait trainé dans un lieu malodorant.

Les Dursley ne se souvenaient même pas qu'aujourd'hui était le jour du douzième anniversaire de Harry. Bien sûr, il ne s'était pas attendu à des merveilles: jamais les Dursley ne lui avaient offert de véritables cadeaux, encore moins de gâteaux, mais de là à l'oublier complètement...

A cet instant, l'oncle Vermon s'éclaircit la gorge d'un air grave et dit:

-Comme vous le savez, aujourd'hui est un jour particulièrement important.

Harry leva la tête. Il osait à peine en croire ses oreilles.

-C'est peut-être le jour où je conclurai la plus belle affaires de ma carrière, dit l'oncle Vermon.

Harry recommença à manger son toast. Bien sûr, pensa-t-il avec amertume, l'oncle Vermon parlait de ce dîner idiot qui devait avoir lieu le soir même. Depuis quinze jours, il ne parlait plus que de ça. Un riche promoteur immobilier et sa femme devaient venir dîner et l'oncle Vermon espérait décrocher une énorme commande (l'entreprise qu'il dirigeait fabriquait des perceuses et toute sorte d'appareils pour faire des trous).

-Je crois que nous ferions bien de revoir le programme une fois de plus, dit l'oncle Vermon. Nous devons tous être à nos portes à huit heures précises. Pétunia, tu seras?

-Dans le salon, répondit aussitôt la tante Pétunia. Prête à recevoir nos invités avec la distinction qui s'impose.

-Bien, très bien. Et toi, Dudley?

-J'attendrai près de la porte pour leur ouvrir dès qu'ils auront sonné.

Il ajouta d'une voix fausse et maniérée:

-Puis-je me permettre de vous débarrasser de vos manteaux, Mr et Mrs Mason?

-Ils vont l'adorer! S'exclama la tante Pétunia avec ravissement.

-Excellent, Dudley, approuva l'oncle Vermon.

Il se tourna alors vers Harry.

-Et toi?

-Je resterai dans ma chambre en silence et je ferai semblant de ne pas être là, répondit Harry d'un voie monocorde.

-Exactement, dit l'oncle Vermon d'un ton mauvais. Je les conduirais au salon, je te les présenterai, Pétunia, et je leur servirai l'apéritif. A huit heures quinze...

-J'annoncerai que le dîner est servi, dit la tante Pétunia.

-Et toi, Dudley, tu diras...

-Puis-je vous accompagner jusqu'à la salle à manger, Mrs Mason? Dit Dudley en offrant son bras grassouillet à un dame invisible.

-Mon parfait petit gentlemen! S'exclama la tante Pétunia avec émotion.

-Et toi? Dit l'oncle Vermon d'un voix méchante en se tournant vers Harry.

-Je resterai dans ma chambre en silence et je ferai semblant de ne pas être là, répondit sombrement Harry.

-Exactement. Maintenant, nous devrions préparer quelques compliments à leur servir au cours du dîner. Une idée, Pétunia?

-Vermon m'a dit que vous étiez un jouer de golfe exceptionnel, Mr Mason... Où donc avez-vous trouver cette robe si merveilleusement élégante, Mrs Mason?

-Parfait... Dudley?

-Je pourrai dire: <<On avait une rédaction à faire à l'école sur notre héros préféré, Mr Mason, et c'est vous que j'ai choisi...>>

C'en était trop, à la fois pour la tante Pétunia et pour Harry. Mrs Dursley fondit en larmes en serrant son fils contre elle, tandis que Harry plongeait sous la table pour cacher son fou rire.

-Et toi, mon garçon?

Harry se redressa en s'efforçant de retrouver son sérieux.

-Je resterai dans ma chambre en silence et je ferai semblant de ne pas être là, dit-il.

-J'y compte bien! Lança l'oncle Vermon d'une voix forte. Les Mason ne connaissent pas ton existence et c'est très bien comme ça. Lorsque nous aurons fini de dîner, Pétunia, tu retourneras dans le salon avec Mrs Mason et j'orienterai la conversation sur les perceuses. Avec un peu de chance, j'aurais conclu le marché avant le dernier journal du soir. A la même heure demain matin, nous nous occuperons d'acheter une villa à Majorque.

Cette idée n'avait rien d'enthousiasmant pour Harry. Les Dursley ne seraient pas plus content de le voir à Majorque qu'à Priver Drive.

-Bien, maintenant, je vais en ville chercher les vestes de smoking pour Dudley et moi. Et toi, lança-t-il à Harry, ne t'avise pas de déranger ta tante pendant qu'elle fait le ménage.

Harry sortit pas la porte de derrière. Le ciel était clair, le soleil éblouissant. Il traversa la pelouse, se laissa tomber sur le banc du jardin et chanta à mi-voix: <<Joyeux anniversaire, joyeux anniversaire, joyeux anniversaire, cher Harry...>>

Pas de cartes de vœux, pas de cadeaux et en plus, il fallait qu'il passe la soirée à faire semblant de ne pas exister. Il contempla la haie d'un air abattu. Jamais il ne s'était senti aussi seul. Ce qui manquait le plus à Harry, c'était ses amis de Poudlard, Ron Weasley, Hermione Granger, Lorien Baggins, Leldorin Patil et sa jumelle Bella Dumbledore. Ils lui manquaient plus que tout le reste, plus encore que les matchs de Quidditch. Mais lui ne semblait pas leur manquer du tout. Ni les uns ni les autres ne lui avaient écrit, bien que Ron lui eût promis de l'inviter à passer quelques jours chez lui.
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Dunamis
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Re: Destins magiques
Très souvent, Harry avait songé à ouvrir la cage d'Hedwige en se servant d'une formule magique pour l'envoyer porter une lettre à Ron ou aux autres, mais le risque était trop grand. Les sorciers débutants n'avaient pas le droit de recourir à la magie en dehors du territoire de l'école, mais Harry n'en avait rien dit aux Dursley: seul la terreur d'être changés en scarabées les retenait de l'enfermer lui aussi sous l'escalier, dans le placard où étaient rangés sa baguette magique et son balais. Les quinze derniers jours, Harry s'était amusé à marmonner des mots sans suite en regardant Dudley s'enfuir aussi vite que pouvait le porter ses grosses jambes dodues. Mais le long silence de Ron, Bella, Hermione, Leldorin et Lorien l'avait tellement coupé du monde de la magie qu'il en avait même perdu le goût de faire des farces à Dudley. Et pour couronner le tout, Ron, Hermione, Leldorin, Lorien et même Bella qui était née le même jour que lui, avaient oublié son anniversaire.

Que n'aurait-il donné en cet instant pour recevoir un message de Poudlard? De n'importe qui, mage ou sorcière. Il aurait même été content de revoir son vieil ennemi Drago Malefoy, simplement pour s'assurer que tout ce qu'il avait vécu n'était pas un rêve...

Non que l'année passée à Poudlard ait été d'un bout à l'autre une partie de plaisir. A la fin du dernier trimestre, Bella et lui s'étaient retrouvé face à face avec Lord Voldemord en personne. Et même si Voldemord n'était plus que l'ombre délabrée de lui-même, il s'était montré toujours aussi terrifiant, aussi retors, aussi déterminer à retrouver son pouvoir. Pour la deuxième fois de leur existence, Harry et Bella avaient échappé à ses griffes, mais ils s'en étaient tirés d'extrême justesse et même maintenant, des semaines plus tard, ils leur arrivaient encore l'un comme l'autre de se réveiller au milieu de la nuit, ruisselant de sueurs froides et se demandant où se trouvait Voldemord à présent, hantés par son visage livide et ses yeux démesurés où briller une lueur démente...

Harry se redressa soudain sur son banc. Il regardait la haie d'un air absent – et il s'aperçut que la haie le regardait aussi. Deux énormes yeux verts venaient d'apparaître au milieu du feuillage.

Harry se leva d'un bond. Au même moment, une voix moqueuse retentit à l'autre bout du jardin.

-Je sais quel jour on est, chantonna Dudley qui s'avançait vers lui en se dandinant.

Les énormes yeux disparurent aussitôt.

-Quoi? Dit Harry, sans cesser de fixer la haie.

-Je sais quel jour on est, répéta Dudley en s'arrêtant devant lui.

-Bravo, tu as enfin réussi à apprendre les jours de la semaine, répliqua Harry.

-Aujourd'hui, c'est ton anniversaire, lança Dudley d'un ton méprisant. Comment ça se fait que tu n'aies reçu aucune carte? Tu n'as pas d'amis dans ton école de zigotos?

-Il vaudrait mieux que ta mère ne t'entende pas parler de mon école, dit froidement Harry.

Dudley remonta son pantalon qui glissait sur son gros derrière.

-Pourquoi tu regardes la haie? Demanda-t-il d'un air soupçonneux.

-Je suis en train de me demander quelle serait la meilleure formule magique pour y mettre le feu, répondit Harry.

Dudley recula en trébuchant, son visage gras déformé par la terreur.

-Tu... Tu n'as pas le droit... Papa t'a dit que tu ne devais pas faire de ma... de Magie... Sinon, il te chassera de la maison... Et tu ne sauras pas où aller... Tu n'as aucun ami pour s'occuper de toi.

-Abracadabra! Dit Harry d'une voix féroce. Hic, hoc, trousse-mousse et bave de crapaud...

-MAMAAAAAN! Hurla Dudley en se précipitant vers la maison d'un pas titubant. MAMAAAAAN! Il fait tu sais quoi!

Sa farce coûta cher à Harry. Comme ni la haie, ni Dudley n'avaient subi de dommage, la tante Pétunia sut qu'il n'avait pas véritablement usé de magie mais il évita de justesse la poêle couverte de mousse qu'elle tenait à la main et qu'elle essaya de lui abattre sur la tête. Elle lui donna alors du travail à faire en lui promettant qu'il n'aurait rien à manger tant qu'il n'aurait pas terminé.
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Dunamis
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Re: Destins magiques
Sous le regard de Dudley qui se dandinait autour de lui en léchant des glaces, Harry dut nettoyer les carreaux, laver la voiture, tondre la pelouse, tailler et arroser les rosiers et les massifs de fleurs et repeindre le banc. Le soleil brûlant lui tapait sur la nuque. Harry savait qu'il n'aurait pas dû répondre à la provocation de Dudley, mais celui-ci avait touché juste en devinant ses pensées... Peut-être n'avait-il aucun amis à Poudlard.

-S'ils voyaient le célèbre Harry Potter en ce moment... Pensa-t-il amèrement tandis qu'il répandait de l'engrais sur les massifs de fleurs, le dos douloureux, le visage ruisselant de sueur.

Il était sept heures et demie du soir lorsque, épuisé, il entendit enfin la voix de la tante Pétunia qui l'appelait.

-Viens là! Et fais bien attention, marche bien sur les journaux!

Harry se réfugia avec soulagement dans l'ombre de la cuisine étincelante. Sur le réfrigérateur était posé le gâteau qui devait être servi au dessert: une véritable montagne de crème fouettée parsemée de violettes en sucre. Un gigot cuisait au four dans un grésillement prometteur.

-Dépêche-toi de manger. Les Mason ne vont pas tarder! Dit sèchement la tante Pétunia en montrant les deux tranches de pain et le morceau de fromage sur la table de la cuisine.

Elle avait déjà mis sa robe longue couleur saumon.

Harry se lava les mains et avala son pitoyable dîner. Dès qu'il eut terminé, la tante Pétunia s'empressa d'ôter son assiette.

-Allez, dans ta chambre! Et vite! Ordonna-t-elle.

Lorsqu'il passa devant la porte du salon, Harry aperçut l'oncle Vermon et Dudley vêtus de veste de smoking avec des nœuds papillon. Il avait tout juste posé le pieds sur le palier du premier étage lorsque la sonnerie de la porte d'entrée retentit. Le visage furieux de l'oncle Vermon apparut alors au bas de l'escalier.

-Souviens-toi, mon garçon. Un seul bruit et...

Harry rejoignit sa chambre sur la pointe des pieds, se glissa à l'intérieur, referma la porte et se dirigea vers son lit pour s'y laisser tomber.

L'ennui, c'est que quelqu'un y était déjà assis.
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loup_alpha
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Re: Destins magiques
j'adore l'histoire du "sil te plait" ça m'a bien fait rire Smile
j'en rit encore d'ailleurs


ahh et sacrée organisation pour la diné... j'espère que ça va foiré !

et j'veux aussi savoir qui est sur son lit...
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Dunamis
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Re: Destins magiques
Harry se retint de pousser un cri, mais il s'en fallut de peu. La petite créature assisse sur le lit avait de grandes oreilles semblables à celles d'une chauve-souris, et des yeux verts globuleux de la taille d'une balle de tennis. Harry comprit aussitôt que c'étaient ces yeux-là qui l'avaient observé le matin même, cachés dans la haie du jardin.

Tandis que Harry et la créature restaient là à s'observer, la voix de Dudley retentit dans le hall d'entrée.

-Puis-je vous débarrasser de vos manteaux, Mr et Mrs Mason?

La créature se laissa glisser du lit et s'inclina si bas que le bout de son nez toucha le tapis. Harry remarqua qu'elle était vêtue d'une espèce de taie d'oreiller dans laquelle on avait découpé des trous pour laisser passer les bras et les jambes.

-Heu... Bonjour, dit Harry, pas très à l'aise.

-Harry Potter dit la créature d'une petite voix aiguë qu'on devait sûrement entendre dans tout la maison. Oh, Monsieur, il y a si longtemps que Dobby rêvait de faire votre connaissance... C'est un si grand honneur...

-M... Merci, répondit Harry en longeant le mur vers la chaise de son bureau sur laquelle il se laissa tomber, à côté d'Hedwige endormie dans sa grande cage.

Il aurait eu envie de demander <<Qu'est-ce que vous êtes, exactement?>>, mais il eut peur d'être impoli et demanda plutôt:

-Qui êtes-vous?

-Dobby, Monsieur. Dobby, rien de plus. Dobby l'elfe de maison, répondit la créature.

-Ah, vraiment? Dit Harry. Excusez-moi, je ne voudrais pas vous paraître discourtois, mais je ne crois pas que le moment soit bien choisi pour recevoir un elfe de maison dans ma chambre.

Le petit rire faux et pointu de la tante Pétunia s'éleva dans le salon. L'elfe baissa la tête.

-Je suis enchanté de aire votre connaissance croyez-le bien, s'empressa d'ajouter Harry, mais je me demande... Quel est le... Motif de votre présence?

-Eh bien voilà, Monsieur, répondit l'elfe avec gravité. Dobby est venu vous dire... Ah, c'est très difficile, Monsieur... Dobby se demande par où commencer...

-Asseyez-vous donc, dit poliment Harry en montrant le lit.

Horrifié, il vit l'elfe éclater en sanglots. Des sanglots particulièrement bruyants.

-Ass... Asseyez-vous! Gémit la créature. Jamais... Au grand jamais...

Harry eut l'impression que les voix en provenance du salon s'étaient quelque peu troublées.

-Je suis désolé, murmure-t-il, je ne voulais pas vous offenser...

-Offenser Dobby! Sanglota l'elfe. Jamais encore un sorcier n'avait demandé à Dobby de s'asseoir... Comme un égal...

Harry essaya de l'inciter au silence tout en s'efforçant de le réconforter et le fi asseoir sur le lit où il resta là à hoqueter. Il avait l'air d'une grosse poupée repoussante de laideur. Enfin, l'elfe parvint à se calmer et fixa Harry de ses grands yeux humides avec une expression d'adoration.

-Les sorciers que vous fréquentez ne doivent pas être très aimables, plaisanta Harry en espérant l'égayer.

Dobby Hocha la tête. Puis, sans prévenir, il se leva d'un bond et se cogna violemment la tête contre la fenêtre en criant: <<Méchant Dobby! Méchant Dobby!>>.

-Arrêtez! Qu'est-ce que vous faites? Chuchota Harry en se précipitant pour ramener Dobby sur le lit.

Hedwige s'était réveillé en poussant un hululement particulièrement perçant en battait frénétiquement des ailes contre les barreaux de sa cage.

-Il fallait que Dobby se punisse, Monsieur, dit l'elfe qui s'était mis à loucher légèrement. Dobby a failli dire du mal de sa famille.

-Votre famille?

-Dobby est au service d'une famille de sorciers, Monsieur... Dobby est un elfe de maison qui doit servir à tout jamais la même maison et la même famille.

-Et ils savent que vous êtes ici? Demanda Harry avec curiosité.

Dobby frissonna.

-Oh, non, Monsieur, non... Dobby va devoir se punir très sévèrement pour être venu vous voir, Monsieur. Dobby devra se pincer les oreilles dans la porte du four pour avoir fait une chose pareille. S'ils l'apprenaient, Monsieur...

-Mais ils vont s'en apercevoir si vous vous pincer les oreilles dans la porte du four, non?

-Dobby en doute, Monsieur. Dobby doit toujours se punir pour quelque chose, Monsieur. Ils laissent le soin à Dobby de s'en occuper. Parfois, ils lui rappellent simplement qu'il doit s'infliger quelques punitions supplémentaires...

-Mais pourquoi n'essayez-vous pas de vous enfuir?

-Pour retrouver sa liberté, un elfe de maison doit être affranchi par ses maîtres, Monsieur. Et sa famille ne permettra jamais à Dobby d'être libre... Dobby devra la servir jusqu'à sa mort, Monsieur...

Harry le regarda avec des yeux ronds.

-Et moi qui pensais que c'était un triste sort d'avoir à passer encore quatre semaines ici, dit-il. A côté, les Dursley ont presque l'air humain. Personne ne peut donc vous aider? Je ne peux pas faire quelque chose pour vous?

Harry regretta d'avoir parlé car à nouveau, Dobby se répandit en gémissements de gratitude.

-S'il vous plaît, murmura précipitamment Harry, je vous en prie, taisez-vous, si jamais les Dursley entendent quelque chose, s'ils s'aperçoivent de votre présence...

-Harry Potter demande s'il peut aider Dobby... Dobby avait entendu parler de votre grandeur, Monsieur, mais il ne savait rien de votre générosité...

-Tout ce qu'on vous a dit sur ma grandeur n'est qu'un tissu de bêtises, dit Harry qui sentait ses joues en feu. Je n'étais même pas premier de la classe, à Poudlard, c'était Bella la meilleure, elle...

Mais il s'interrompit. Penser à Bella lui était douloureux.

-Harry Potter est humble et modeste, dit Dobby d'un ton révérencieux, ses gros yeux exorbités brillants d'émotion. Harry Potter ne parle pas de sa victoire triomphante sur Celui-Dont-Le-Nom-Ne-Doit-Pas-Être-Prononcé.

-Voldemord? Dit Harry.

Dobby plaqua ses mains contre ses oreilles.

-Ah, Monsieur, ne prononcez pas ce nom! Gémit-il. Ne prononcez pas ce nom!

-Désolé, dit Harry avec précipitation. Je sais que beaucoup de gens n'aiment pas l'entendre. Mon ami Ron par exemple...

Il s'interrompit à nouveau. Penser à Ron lui était tout aussi douloureux.
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Dunamis
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Re: Destins magiques
Dobby se pencha vers Harry, les yeux rond comme des phares.

-Dobby a entendu dire que Harry Potter avait à nouveau affronté le Seigneur des Ténèbres il y a quelques semaines... Et qu'il avait réussi à lui échapper une fois de plus, dit Dobby d'une voix rauque.

Harry approuva d'un signe de tête et des larmes brillèrent soudain dans les yeux de Dobby.

-Ah, Monsieur, sanglota-t-il en s'essuyant le visage avec un coin de la taie d'oreiller crasseuse qui lui tenait lieu de vêtement. Harry Potter est vaillant et audacieux! Il a déjà bravé tant de danger! Mais Dobby est venu protéger Harry Potter, il est venu l'avertir, même s'il doit se pincer les oreilles dans la porte du four pour se punir... Harry Potter ne doit pas retourner à Poudlard.

Il y eut un long silence seulement troublé par des bruit de couteaux et de fourchettes et le ronronnement de la voix de l'oncle Vermon quo entendait au rez-de-chaussée.

-Qu... Quoi? Balbutia Harry. Mais il faut que j'y retourne. La rentrée a lieu le premier septembre. C'est la seule chose qui m'aide à tenir le coup. Vous ne savez pas ce que c'est de vivre ici. Je n'ai rien à faire dans cette famille. J'appartiens au monde des sorciers... Au monde de Poudlard.

-Non, non, non, couina Dobby en hochant la tête si fort que ses oreilles battaient comme des ailes. Harry Potter doit rester là où il est en sécurité. Il est trop grand, trop généreux, pour qu'on prenne le risque de le perdre. Et si Harry Potter retourne à Poudlard, il courra un danger mortel.

-Pourquoi? S'étonna Harry.

-Il existe un complot, Harry Potter. Un complot qui provoquera des événements terrifiants à l'école de sorcellerie de Poudlard, cette année,murmura Dobby en se mettant soudain à trembler de tous ses membres. Il y a des mois maintenant que Dobby est au courant. Harry Potter ne doit pas mettre se vie en péril. Il est trop important, Monsieur!

-Et quels sont ces événements si terrifiants? Demanda aussitôt Harry. Qui est à l'origine de ce complot?

Un drôle de bruit s'échappa de la gorge de Dobby qui se cogna frénétiquement la tête conte le mur.

-D'accord, d'accord! S'exclama Harry en saisissant l'elfe par le bras pour l'éloigner du mur. Vous ne pouvez pas me le dire, je comprends très bien. Mais pourquoi prenez-vous le peine de me prévenir, moi?

Une pensée désagréable lui vint alors à l'esprit.

-Attendez... Est-ce que ça aurait quelque chose à voir avec Vol... Pardon, avec Vous-Savez-Qui? Répondez-moi simplement d'un signe de tête, s'empressa-t-il d'ajouter en voyant que Dobby s'approchait à nouveau du mur.

Lentement Dobby fit <<non>> de la tête.

-Non... Cela ne concerne pas Celui-Dont-Le-Nom-Ne-Doit-Pas-Être-Prononcé, Monsieur.

Mais les yeux de Dobby étaient grands ouverts comme s'il essayait de suggérer quelque chose à Harry. Celui-ci, cependant, ne voyait absolument pas où il voulait en venir.

-Il n'a pas de frère?

Dobby hocha à nouveau la tête, les yeux plus exorbités que jamais.

-Dans ce cas, je vois pas qui d'autre aurait le pouvoir de provoquer des événements terrifiants à Poudlard, dit Harry. Surtout face à Dumbledore... Vous savez qui est Dumbledore, n'est-ce pas?

Dobby baissa la tête.

-Albus Dumbledore est le plus grand directeur que Poudlard ait jamais eu. Dobby le sait, Monsieur. Dobby a entendu dire que les pouvoir de Dumbledore rivalisent avec ceux de Celui-Dont-On -Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom au plus fort de sa puissance. Pourtant, Monsieur...

La voix de Dobby se transforma en un murmura pressant.

-Il y a des pouvoirs que Dumbledore ne... Des pouvoirs qu'un sorcier digne de ce nom...

Et avant que Harry ait eu le temps de réagir, Dobby sauta du lit, attrapa la lampe posée sur le bureau de Harry et commença à se donner des coups sur la tête en poussant des cris assourdissants.
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Re: Destins magiques
Au rez-de-chaussée, il y eut un silence soudain. Un instant plus tard, Harry, le coeur battant à tout rompre, entendit l'oncle Vermon se diriger vers le hall en lançant d'une voix forte:

-Dudley a encore dû laisser sa télévision allumée, la garnement!

-Vite! Dans le placard! Murmura Harry en poussant Dobby dans la penderie qu'il referma sur lui.

Il se jeta ensuite sur le lit au moment où la poignée de la porte tournait.

-Tu peux m'expliquer ce que tu es en train de fabriquer? Dit l'oncle Vermon sans desserrer les dents, son horrible visage tout près de celui de Harry. Tu viens de gâcher la chute de ma blague sur le golfeur japonais... Encore un bruit et je te ferai regretter d'être venu au monde, mon garçon!

Et il quitta la chambre d'un pas sonore.

Tremblant de la tête aux pieds, Harry délivra Dobby de la penderie.

-Vous avez vu comment c'est, ici? Dit-il. Vous comprenez pourquoi il faut que je retourne à Poudlard? C'est le seul endroit où j'ai... Enfin, où je crois avoir des amis.

-Des amis qui n'écrivent même pas à Harry Potter? Dit Dobby d'un ton sournois.

-J'imagine qu'ils ont dû... Mais au fait... Dit Harry en fronçant les sourcils. Comment savez-vous que mes amis ne m'ont pas écrit?

Dobby se tortilla sur place, visiblement mal à l'aise.

-Harry Potter ne doit pas se fâcher contre Dobby. Dobby a voulu faire pour le mieux.

-C'est vous qui avez intercepté mes lettres?

-Dobby les a apportées avec lui, Monsieur, dit l'elfe.

Il fit un rapide pas en arrière pour rester hors de portée de Harry et tire une épaisse liasse d'enveloppes de sa taie d'oreiller. Harry reconnut l'écriture propre et nette d'Hermione et celle beaucoup plus désordonnée de Ron. Il aperçut même un gribouillis qui semblait être de la main de Hagrid, le garde-chasse de Poudlard. Dans toutes ces lettres il en vit aussi plusieurs de Leldorin, certaines portait même l'écriture claire de Lorien, et une unique lettre avec l'écriture ronde et détaché de Bella.

L'air anxieux, Dobby regarda Harry en clignant des yeux.

-Harry Potter ne doit pas se mettre en colère... Dobby espérait que... Si Harry Potter pensait que ses amis l'avaient oublié... Harry Potter ne voudrait plus retourner à l'école, Monsieur...

Harry n'écoutait pas. Il essaya d'arracher les lettres des mains de Dobby, mais celui-ci fit un bond en arrière pour se maintenir hors de portée.

-Harry Potter aura ses lettres, Monsieur, à condition qu'il donne sa parole à Dobby qu'il ne retournera pas à Poudlard. Ah, Monsieur, il ne faut pas que vous affrontiez un tel danger. Promettez-moi que vous ne retournerez pas là-bas

-Je ne promettrai rien du tout! Répliqua Harry avec colère. Rendez-moi les lettres de mes amis!

-Dans ce cas, Harry Potter ne laisse pas le choix à Dobby, dit l'elfe avec tristesse.

Et avant que Harry ait put faire un geste, Dobby se précipita sur la porte de la chambre, l'ouvrit et dévala l'escalier.
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Dunamis
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Re: Destins magiques
La gorge sèche, l'estomac noué, Harry se rua derrière lui en essayant de ne pas faire de bruit. Il sauta d'un bond les six dernière marches et atterrit sur la moquette du hall d'entrée avec la souplesse d'un chat, cherchant Dobby des yeux. De la salle à manger lui parvenait la voix de l'oncle Vermon qui disait:

-Racontez donc à Pétunia cette histoire désopilante sur les plombiers américains, Mr. Mason. Elle a tellement envie de la connaître...

Harry se précipita dans la cuisine. Lorsqu'il arriva devant la porte, il crut recevoir un coup de point à l'estomac.

Le chef-d'œuvre pâtissier de sa tante, la montagne de crème et de violettes en sucre, flottait dans l'air, près du plafond. Dans un coin, il vit Dobby accroupi sur le buffet.

-Non, dit Harry d'une voix rauque. S'il vous plaît, pas ça... Ils vont me tuer...

-Harry Potter doit promettre qu'il ne retournera pas à l'école...

-Dobby, s'il vous plaît...

-Promettez-le, Monsieur...

-C'est impossible!

Dobby le regarda d'un air désespéré.

-Dans ce cas, Dobby doit agir, Monsieur, pour le bien de Harry Potter.

Et l'immense gâteau s'écrasa sur le carrelage dans un fracas épouvantable. Le plat vola en éclats, éclaboussant les murs et les fenêtre de crème fouettée et de violettes. Dobby disparut alors avec un bruit sec, comme le claquement d'un fouet.

Des cris retentirent dans la salle à manger et l'oncle Vermon surgit dans la cuisine où il trouva Harry figé de terreur et couvert des pieds à la tête de gâteau à la crème.

Tout d'abord, il sembla que l'oncle Vermon allait réussir à minimiser l'incident (<<Ce n'est rien, c'est notre neveu, il est un peu perturbé... Il a peur des gens qu'il ne connaît pas, alors il reste dans sa chambre, au premier étage...>>). Il ramena les Mason stupéfaits dans la salle à manger, promit à Harry de l'écorcher vif dès que ses invités seraient partis et lui donna une serpillière. La tante Pétunia dénicha un peu de glace dans le congélateur et Harry, toujours sous le choc, entrepris de nettoyer la cuisine.

A ce moment de la soirée, l'oncle Vermon aurait encore pu conclure son marché, s'il n'y avait pas eu la chouette.

La tante Pétunia était en train d'offrir des chocolats à la menthe lorsqu'une énorme chouette s'engouffra dans une fenêtre de la salle à manger, laissa tomber une lettre sur la tête de Mrs. Mason et ressortit aussitôt. Mrs. Mason poussa un hurlement et se rua hors de la maison en criant qu'elle ne voulait plus rester un seul instant dans cette maison de fous. Mr. Mason, lui, resta juste assez longtemps pour préciser aux Dursley que son épouse avait une peur bleue des oiseaux de toute formes et de toutes tailles et leur demanda si c'était là leur conception de l'humour.

Dans le cuisine, Harry, appuyé sur le manche de son balai de peur que ses jambes ne le trahissant, vit l'oncle Vermon s'avancer vers lui, une lueur démoniaque dans ses yeux minuscules.

-Lis ça! Siffla-t-il d'un ton mauvais en brandissant la lettre que la chouette avait apportée, Allez, lis!

Harry prit la lettre. Ce n'était pas une carte d'anniversaire.


Cher Mr. Potter,
Nous avons été informés qu'un sortilège de lévitation a été utilisé dans votre lieu de résidence ce soir à neuf heures douze.
Comme vous le savez, les sorciers de premier cycle ne sont pas autorisés à jeter des sorts en dehors de l'école et toute récidive dans l'utilisation de tels sortilèges pourrait entraîner votre expulsion de ladite école (décret sur la Restriction de l'usage de la magie chez les sorciers de premier cycle, article 1875, alinéa C.).
Nous vous rappelons également que toute pratique de sorcellerie susceptible d'être remarquée par des membres de la communauté non magique (Moldus) constitue un délit puni par l'article 13 du secret établi par la Confédération internationale des mages et sorciers.
En vous souhaitant d'agréables vacances, nous vous prions de croire, cher Mr. Potter, en l'assurance de nos sentiments distingués.



Mafalda Hopkrik
Service des Usages abusifs de la Magie.
Ministère de la Magie.



Harry releva la tête et déglutit avec difficulté.

-Tu ne nous avais jamais dit que tu n'avais pas le droit de faire de la magie en dehors de l'école, dit l'oncle Vermon, avec une lueur démente dans le regard. Tu as sans doute oublié de nous en parler...

Il avait l'air d'un énorme bouledogue toutes dents dehors.

-Eh bien, j'ai des nouvelles pour toi, mon garçon... Désormais tu seras enfermé dans ta chambre... Et tu ne retourneras jamais dans cette école, jamais... Car de toute façon, si tu essayes de t'échapper à coups de formules magiques, tu seras renvoyé!

Et avec un rire de fou furieux, il traîna Harry jusqu'au premier étage.

L'oncle Vermon tint parole. Le lendemain matin, il fit venir quelqu'un pour poser des barreaux à la fenêtre de la chambre de Harry et il se chargea lui-même d'installer une petite trappe au bas de la porte pour qu'on puisse lui passer de quoi se nourrir trois fois par jour. Harry avait le droit de sortir une fois le matin etg une fois le soir pour utiliser la salle de bain. Le reste du temps, il était bouclé dans sa chambre.
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Dunamis
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Re: Destins magiques
Trois jours passèrent et les Dursley se montraient toujours aussi intraitables. Harry ne voyait aucune issue. Allongé sur son lit, il regardait le soleil se coucher en se demandant avec tristesse ce qui allait bien pouvoir lui arriver.

A quoi bon essayer de s'échapper par la magie si cela devait entraîner son exclusion de Poudlard? D'un autre côté, la vie à Priver Drive n'avait jamais été aussi insupportable. A présent que les Dursley étaient certains qu'ils ne risquaient pas de se retrouver transformée en chauve-souris, il avait perdu sa seule arme contre eux. Dobby l'avait peut-être sauvé d'événements terrifiant, mais au train où allaient les choses, il allait probablement finir par mourir de faim.

La trappe aménagée dans la porte bascula et la main de la tante Pétunia apparut, poussant à l'intérieur de la chambre un bol rempli de soupe en boîte. Harry, qui avait mal à l'estomac à force d'avoir faim, sauta à bas du lit et saisit le bol. La soupe était froide, ce qui ne l'empêcha pas d'en avaler la moitié d'une seule lampée. Il traversa alors la chambre et versa dans la mangeoire vide d'Hedwige les quelques morceaux de légumes détrempés restés au fond du bol. La chouette ébouriffa ses plumes et lui lança un regard dégoûté.

-Ce n'est pas le moment de faire le fin bec, c'est tout ce qu'il y a à manger, dit-il d'un air sombre.

Il alla reposer le bol vide près de la trappe et retourna s'allonger sur le lit en ayant encore plus faim qu'avant.

En admettant qu'il soit encore vivant dans quatre semaines, que se passerait-il s'il ne se montrait pas à Poudlard? Enverraient-ils quelqu'un pour voir ce qui se passait? Parviendraient-ils à obliger les Dursley à la laisser partir?

La pièce devenait de plus en plus sombre. Épuisé, l'estomac gargouillant, tournant et retournant sans cesse dans sa tête les mêmes questions insolubles, Harry sombra dans un sommeil agité.

Il rêva qu'on le montait dans un zoo. Sur la cage, un écriteau indiquait: Sorcier de premier cycle. Allongé sur une litière de paille, faible et affamé, il voyait les visiteurs le regarder avec des yeux ronds. Dans la foule, il reconnaissait Dobby et se mettait à crier pour l'appeler à l'aide mais il l'entendait lui répondre:

-Harry Potter est en sécurité dans sa cage, Monsieur!

Puis, l'elfe disparaissait. C'était alors au tour des Dursley d'apparaître et il voyait Dudley taper sur les barreaux de la cage en se moquant de lui.

-Arrête, marmonnait Harry, tandis que le bruit lancinant des coups sur le métal martelait son cerveau douloureux. Laisse-moi tranquille... Arrête... J'essaie de dormir...

Il ouvrit soudain les yeux. Le clair de lune entrait par la fenêtre et quelqu'un l'observait véritablement à travers les barreaux: un visage constellé de taches de son, avec des cheveux roux et un long nez.

Harry reconnut aussitôt Ron Weasley.
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Re: Destins magiques
J'aime toujours autant ^^
La suite des aventures s'annonce palpitante ^^
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Re: Destins magiques
Je n'ai pas encore tout lu, j'en suis à la page 4 je crois. C'est simpa, même si on reconnait fortement le texte du livre de base (livre que je connais presque par coeur ^^)...
Mais...
Harry poursuiveur??? Shocked mais noooooon >_< D'abord, Harry n'a pas la carrure d'un poursuiveur, il est trop petit et maigre! Ensuite, il est le fils de James Potter, l'un des meilleurs attrapeurs que Poudlard ai porté, alors que Bella, si j'ai bien compris doit être la fille de Sirius, qui était aussi dans l'équipe je crois, mais probablement en tant que poursuiveur (je ne sais plus, il me semble avoir vu ça quelque part...) Enfin bref j'aurais plutôt vu Bella en poursuiveuse, mais surtout pas Harry en autre chose que l'excellent attrapeur qu'on connait ^^
Voila c'était mon petit "coup de gueule" en tant que grand fan d'Harry Potter ^_^
Bon à part ça c'est cool, je finirai de lire plus tard! Wink
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Re: Destins magiques
Alors déjà merci d'avoir commençait à lire ma fic ou réécriture c'est un peu comme tu veux l'appeler.
Je suis contente de voir quelqu'un de nouveau la lire ça va me motivé pour mettre la suite (je sais plus du tout où j'en suis d'ailleurs)
Et pour Harry oui je sais je l'ai changé de place mais sinon après c'est toujours lui le héros alors que je veux là ils sont deux, donc faut partager désolé pour les fans qui veullent absolument le voir à ce poste.
Bon je mets la suite alors:

_Ron! Chuchota Harry en se glissant près de la fenêtre.
Il souleva le panneau coulissant pour qu'ils puissent se parler à travers les barreaux.
_Ron, comment t'as fait... Qu'est-ce que...?
Harry resta bouche bée lorsqu'il vit que Ron était penché à la fenêtre arrière d'une vieille voiture vert turquoise qui s'était immobilisée dans les airs. A l'avant de la voiture, Fred et George, les deux frères jumeaux de Ron; lui souriraient.
_Ça va, Harry?
_Qu'est-ce qui s'est passé? Demanda Ron. Pourquoi tu n'as pas répondu à mes lettres? Je t'ai invité à venir chez nous une bonne douzaine de fois et là-dessus, Papa rentre à la maison et nous raconte que tu as reçu un avertissement pour avoir fait de la magie devant des Moldus.
_Ce n'était pas moi. Et d'abord, comment l'a-t-il su?
_Il travaille au ministère, répondit Ron. Et tu sais très bien qu'on n'a pas le droit de faire de la magie en dehors de l'école...
_Ça te va bien de dire ça, répliqua Harry en montrant la voiture volante.
_Oh, ça ne compte pas, dit Ron, on n'a fait que l'emprunter. Elle est à Papa, ce n'est pas nous qui l'avons trafiquée. Mais faire de la magie sous le nez des Moldus chez qui tu habites...
_Ce n'était pas moi, je te dis. Mais ce serais trop long à expliquer. Écoute-moi, est-ce que tu pourrais dire à Poudlard que les Dursley m'ont enfermé et qu'ils refusent de me laisser retourner à l'école? Je ne peux pas me sortir de là par une formule magique, sinon le ministère de la Magie dirait que c'est la deuxième fois en trois jours que j'enfreins le règlement, alors...
_Arrête tes bavardages, dit Ron. On est venus te chercher pour t'emmener à la maison.
_Mais toi non plus, tu n'as pas le droit de me délivrer par une formule magique...
_On n'en aura pas besoin, assura Ron en montrant ses deux frères d'un signe de tête. Tu oublies qui m'accompagne!
_Attache ça aux barreaux, dit Fred qui lança à Harry l'extrémité d'une corde.
_Si les Dursley se réveillent, je suis mort, dit Harry en nouant solidement la corde autour des barreaux tandis que Fred donnait de grands coups d'accélérateur.
_T'inquiète pas, dit Fred, et recule un peu.
Harry recula près de la cage d'Hedwige qui observait la scène en silence. Elle semblait avoir compris qu'il se passait quelque chose d'important. Le moteur de la voiture s'emballa et soudain, il y eut un grand bruit: Fred avait foncé tout droit dans les airs et les barreaux de la fenêtre avaient été arrachés net. Harry se précipita et vit les barreaux qui pendaient au bout de la corde, à moins d'un mètre du sol. Le souffle court, Ron les hissa à l'intérieur de la voiture. Inquiet, Harry tendit l'oreille, mais aucune son ne provenait de la chambre des Dursley.
Lorsque les barreaux eurent été déposés sur la banquette arrière, Fred fit une marche arrière pour se rapprocher le plus près possible de la fenêtre de Harry.
_Allez, monte, dit Ron.
_Il faut que j'emporte mes affaires, dit Harry. Ma baguette magique, mon balai...
_Où elles sont?
_Dans un placard sous l'escalier et la porte de ma chambre est fermée à clé.
_Pas de problème, dit George qui était asses à côté de Fred. Laisse nous passer.
Fred et George se glissèrent alors avec précaution par la fenêtre de la chambre. Il valait mieux les laisser faire, pensa Harry en voyant George sortir de sa poche une simple épingle à cheveux avec laquelle il entreprit de forcer la serrure.
_Les sorciers pensent que c'est une perte de temps d'apprendre les astuces des Moldus, dit Fred, mais ils ont des techniques qui valent la peine d'être connues, même si elle sont un peu lentes.
Il y eut un déclic et la porte de la chambre s'ouvrit.
_Bon, on va chercher ta valise, pendant ce temps-là, prends tout ce qui peut t'être utile et passe-le à Ron, chuchota George.
_Faites attention à la dernière marche, elle craque, chuchota Harry aux jumeaux qui s'enfonçaient dans les ténèbres de l'escalier.
Harry fit rapidement le tour de sa chambre en rassemblant ses affaires qu'il passa à Ron par la fenêtre. Puis il alla aider Fred et George à hisser sa grosse valise en haut de l'escalier. Harry entendit l'oncle Vermon tousser.
Hors d'haleine, ils atteignirent enfin le palier du premier étage et transportèrent la lourde valise jusqu'à la fenêtre. Fred remonta dans la voiture pour aider Ron à la tirer à l'intérieur tandis que Harry et George la poussaient de l'autre côté. Centimètre pas centimètre, la valise glissa à travers la fenêtre de la voiture.
L'oncle Vermon toussa à nouveau.
_Encore un peu, dit Fred, tout essoufflé. Poussez un bon coup...
Harry et George pesèrent de tout leur poids contre la valise qui bascula enfin sur la banquette arrière de la voiture.
_O.K., on y va, chuchota George.
Mais au moment où Harry grimpait sur le rebord de la fenêtre, un cri aigu retentit derrière lui, suivit par la voix tonitruante de l'once Vermon.
_CETTE FICHUE CHOUETTE!
_J'ai oublié Hedwige!
Harry retourna aussitôt à l'intérieur de la chambre. Au même moment la lumière du couloir s'alluma. Il attrapa la cage d'Hedwige, se rua vers la fenêtre, passa la cage à Ron et remonta sur le rebord à l'instant où l'oncle Vermon tambourinait à la porte... Qui s'ouvrit à la volée.
Pendant une fraction de seconde, l'oncle Vermon resta pétrifié à l'entrée de la chambre; puis il laissa échapper un beuglement de taureau furieux et plongea sur Harry en le saisissant par une cheville.
Ron, Fred et George empoignèrent Harry par les bras et le tirèrent vers eux de toutes leurs forces.
_Pétunia! Rugit l'oncle Vermon; Il s'échappe! IL EST EN TRAIN DE S'ENFUIR!
D'un même mouvement, les frères Weasley tirèrent Harry si fort que sa cheville glissa des mains de l'oncle Vermon.
_Pieds au plancher, Fred! Hurla Ron dès que Harry fut dans la voiture et qu'il eut claqué la portière.
La voiture s'élança alors vers la lune.
Harry avait du mal à le croire: il était libre! Il baissa la vitre, le vent de la nuit ébouriffa ses cheveux, et il regarda les toits des maisons de Priver Drive s'éloigner derrière lui. Les yeux ronds et la bouche grande ouverte, l'oncle Vermon, la tante Pétunia et le gros Dudley, tous trois penchés à la fenêtre de la chambre, regardaient la voiture s'élever dans les airs.
_A l'été prochain! Leur cria Harry.
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Re: Destins magiques
Les Weasley éclatèrent de rire et Harry s'installa confortablement sur la banquette en souriant d'une oreille à l'autre.
_Laisse sortir Hedwige, dit-il à Ron. Elle volera derrière nous. Il y a un temps fou qu'elle n'a pas eu l'occasion de se dégourdir les ailes.
George donna à Ron l'épingle à cheveux et un instant plus tard, Hedwige s'élançait avec bonheur par la fenêtre de la voiture qu'elle accompagna en planant comme un fantôme.
_Alors... Raconte, Harry, dit Ron avec impatience. Qu'est-ce qui s'est passé?
Harry leur raconta l'histoire de Dobby, l'avertissement qu'il lui avait donné et le triste sort du gâteau aux violettes. Un long silence stupéfait suivit son récit.
_Vraiment louche, tout ça, dit enfin Ron.
_Tout ce qu'il y a de plus bizarre, approuva George. Il ne t'a même pas dit qui est derrière ce complot?
_Je pense qu'il lui état impossible de le dire, répondit Harry. Chaque fois qu'il était sur le point de laisser échapper quelque chose, il se cognait la tête contre le mur.
Il vit Fred et George échanger un regard.
_Vous croyez qu'il m'a raconté des histoires? Dit-il.
_Les elfes de maison ont de grands pouvoirs magiques, répondit Fred, mais d'habitude, ils n'ont pas le droit de s'en servir sans l'autorisation de leurs maîtres. J'imagine que Dobby a été envoyé par quelqu'un pour essayer de t'empêcher de revenir à Poudlard. Quelqu'un qui voulait te faire une mauvaise farce. Tu ne vois pas qui pourrait t'en vouloir, à l'école?
_Oh, si, répondirent Harry et Ron d'une même voix.
_Drago Malefoy, dit Harry. Il me déteste.
_Drago Malefoy? Dit George en se tournant vers lui. Ce ne serait pas le fils de Lucius Malefoy?
_Si, probablement. Ce n'est pas un nom très courant. Mais Bella devrait pouvoir te le dire mieux que moi. Pourquoi?
_J'ai entendu Papa parler de ce type-là, dit George. C'était un des plus proche partisans de Tu-Sais-Qui.
_Et quand Tu-Sais-Qui a disparu, ajouta Fred en se tordant le cou pour regarder Harry, Lucius Malefoy est revenu en disant qu'il n'avait jamais voulu tout ça. Tu parles! D'après Papa, il faisait partie des intimes de Tu-Sais-Qui.
Harry avait déjà entendu les rumeurs qui circulaient sur la famille de Malefoy et il n'en était pas surpris. A côté de Drago Malefoy, Dudley Dursley était un modèle de gentillesse, de sensibilité et de prévenance! Il était surpris par contre que son amie Lorien sorte avec un type pareil.
_Je ne sais pas si les Malefoy ont un elfe de maison, dit Harry.
_Il faudrait poser la question à Lorien, dit Ron.
_En tout cas, les maîtres de Dobby appartiennent sûrement à une vielle famille de sorciers et ils doivent être riches, dit Fred.
_Maman a toujours eu envie d'avoir un elfe de maison pour s'occuper du repassage, dit George. Mais tout ce qu'on a, c'est un vieille goule pouilleuse dans le grenier et des gnomes qui envahissent le jardin. Les elfes de maison, on les trouve dans les vieux manoirs ou les châteaux, aucune chance d'en avoir un chez nous...
Harry resta silencieux. Drago Malefoy avait toujours tout ce qu'il voulait, sa famille devait rouler sur l'or. Il imaginait très bien Malefoy se pavanant dans un vaste manoir. Et il était parfaitement capable d'envoyer un domestique pour essayer d'empêcher Harry de retourner à Poudlard. Harry avait été idiot de prendre Dobby au sérieux.
_En tout cas, je suis content qu'on soit venus te chercher, dit Ron. Je commençais à m'inquiéter sérieusement en voyant que tu ne répondais pas à mes lettres. Au début, j'ai cru que c'était la faute d'Errol...
_Errol?
_C'est notre hibou. Il est très vieux. Ce n'aurait pas été la première fois qu'il se serait évanoui d'épuisement en allant porter le courrier. J'ai demandais à Bella si elle pouvait me prêter Rowéna, mais elle n'était pas là. Alors, j'ai essayé d'emprunter Hermès.
_Qui ça?
_Le hibou que nos parents ont offert à Percy quand il a été nommé préfet à Poudlard, dit Fred.
_Mais Percy a refusé de me le prêter, dit Ron. Il a prétendu qu'il en avait besoin.
_Percy est très bizarre depuis le début des vacances, dit George en fronçant es sourcils. Il envoie beaucoup de courrier et il reste presque tout le temps enfermé dans sa chambre. Mais on ne peut quand même pas passer toutes ses journées à astiquer son insigne de préfet... Tu vas un peu trop loin vers l'ouest, Fred, ajouta George en montrant la boussole fixée au tableau de bord.
Fred tourna légèrement le volant.
_Et votre père, il sait que vous avez pris la voiture? demanda Harry.
_Heu... Non, répondit Ron. Il devait rester travailler au ministère hier soir. Mais heureusement, on sera rentrés à la maison avant que Maman ait pu s'apercevoir qu'on a emprunté la voiture.
_Qu'est-ce qu'il fait, au ministère de la Magie, votre père?
_Il travaille dans le bureau le plus ennuyeux, dit Ron. Le service des Détournements de l'Artisanat Moldu.
_Le quoi?
_Ça concerne tous les objets fabriqués par les Moldus et qui ont été ensorcelés. Il faut s'occuper de les neutraliser si jamais ils reviennent dans les magasins ou des maisons de Moldus. Par exemple, l'année dernière, une vieille sorcière est morte et son service à thé a été vendu à un brocanteur. Une Moldue l'a acheté, l'a emporté chez elle et a essayé de servir le thé à des amis. Ça s'est transformé en cauchemar, Papa a dû faire des heures supplémentaires pendant des semaines.
_Qu'est-ce qui s'est passé?
_La théière a piqué une crise et a commencé à verser du thé partout dans la maison. Un homme a fini à l'hôpital avec une pince à sucre coincée dans le nez. Papa a eu un travail fou ce jour-là. Ils ne sont que deux au bureau, lui et un vieux sorcier du nom de Perkins. Ils ont passé la soirée à jeter des sortilèges d'amnésie et des trucs comme ça pour que personne ne se souvienne de rien...
_Mais... Cette voiture... C'est ton père qui...
Fred éclata de rire.
_Papa adore tout ce que fabrique les Moldus. Il a un garage plein de ces machins-là. Il les démonte, leur fait subir un tas de sortilèges et les remonte. S'il devait faire une perquisition dans sa propre maison, il serait obligé de se mettre lui-même en prison. Ça rend notre mère folle de rage.
_Voilà la grande route, dit George en regardant à travers le pare-brise. On sera arrivés dans dix minutes. Il est temps, le jour commence à se lever.
Une faible lueur rose se dessinait en effet à l'horizon.
La voiture perdit de l'altitude et Harry aperçut une mosaïque de champs et de bosquets.
_On est tout près du village, dit George. Ça s'appelle Loutry Ste Chatspoule.
La voiture volante se rapprocha du sol. Un soleil rouge et brillant commençait à luire à travers les arbres.
_Atterrissage! Annonça Fred.
Ils touchèrent le sol avec un léger soubresaut et s'immobilisèrent à proximité d'un garage délabré qui s'élevait au milieu d'une petit cour. Harry vit alors pour la première fois la maison de Ron.
On aurait dit une vaste porcherie qui aurait été agrandie au fil du temps. Haute de plusieurs étages, la maison paraissait si bancale qu'elle ne semblait tenir que par magie (ce qui était probablement le cas, songea Harry). Quatre ou cinq cheminées se dressaient sur le toit rouge et un écriteau tordu, planté près de l'entrée, portait le nom de la maison: <<Le Terrier>>. Des bottes entassées en désordre et un vieux chaudron rouillé encadraient la porte. Quelques gros poulets bien gras picoraient dans la cour.
_Ce n'est pas très luxueux, dit Ron.
_C'est merveilles, tu veux dire! S'exclama Harry d'un ton ravi en repensant à Priver Drive.
Il sortirent de la voiture.
_Maintenant, on va monter là-haut sans faire de bruit, dit Fred, et on attendra que Maman nous appelle pour le petit déjeuner. A ce moment-là, Ron, tu te précipites dans la cuisine en criant: <<Maman, regarde qui est arrivé cette nuit!>>. Elle sera ravie de voir Harry et personne ne saura jamais qu'on a emprunté la voiture.
_D'accord, dit Ron. Viens, Harry, ma chambre est...
Ron s'interrompit. Ses yeux se fixèrent sur la maison et son visage prit soudain une teinte verdâtre. Les trois autres firent aussitôt volte-face.
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Re: Destins magiques
Mrs Weasley traversa la cour à grand pas, provoquant la panique parmi les poulets. Le petite femme replète au visage bienveillant semblait s'être brusquement transformée en une tigresse redoutable.
_Aïe! Dit Fred.
_Hou, la, la, dit George.
Mrs Weasley vint se planter devant eux, les mains sur les hanches, regardant alternativement chacun de ses trois fils qui baissaient la tête d'un air coupable. Elle portait un tablier à fleurs avec un poche d'où dépassait une baguette magique.
_Alors? Dit-elle.
_Bonjour, M'man, dit George en s'efforçant, sans grand succès, d'adopter un ton joyeux et conquérant.
_Est-ce que vous vous rendez compte que j'étais morte d'inquiétude? Dit Mrs Weasley dans un murmure impressionnant.
_Désolé, M'man, mais tu sais, il fallait que...
Chacun des trois fils de Mrs Weasley était plus grand qu'elle, mais ils semblèrent se ratatiner sur place lorsque sa rage explosa.
_Les lits vides! Pas le moindre mot! La voiture disparue... Auriez pu avoir un accident... Folle d'inquiétude... Vous en fichez?... Jamais vu ça... Attendez que votre père soit rentré! Jamais Charlie, Bill ou Percy ne nous ont causé autant de soucis...
_Le préfet Percy... Marmonna Fred.
_TOI, TU FERAIS BIEN DE T'INSPIRER DE PERCY UN PEU PLUS SOUVENT! S'écria Mrs Weasley en enfonçant l'index dans la poitrine de Fred. Vous auriez pu vous tuer, vous auriez pu vous faire repérer par les Moldus, vous auriez pu faire perdre son travail à votre père.
Elle sembla hurler ainsi pendant des heures. Enfin lorsqu'elle se fut cassé la voix, elle se tourna vers Harry qui eut un mouvement de recul.
_Je suis vraiment très contente de te voir, Harry, dit-elle. Viens donc manger quelque chose, tu dois avoir faim.
Elle tourna sur ses talons, et rentra dans la maison. Harry lança un regard inquiet à Ron qui lui fit un signe de tête pour l'encourager à la suivre.
La cuisine était petite et encombrée. Une table et des chaises en bois brut occupaient le centre de la pièce. Harry s'assit sur le bord qu'une chaise en regardant autour de lui. C'était la première fois qu'il pénétrait dans une maison de sorciers.
La pendule accrochée au mur, en face de lui, n'avait qu'une seule aiguille et aucun chiffre. Tout autour du cadran en pouvait lire diverses inscriptions: <<Heure de thé>>, <<Heure de nourrir les poulets>>, ou <<Tu es en retard>>. Trois rangées de livres s'alignaient sur le manteau de la cheminée. Harry lut quelques-uns des titres: Comment ensorceler son fromage, La Pâtisserie magique, Festin minute en un coup de baguette. Une vieille radio posée à côté de l'évier annonça l'émission <<Salut les Sorciers>> Avec la célèbre chanteuse Celestina Moldubec.
Dans un cliquetis de vaisselle, Mrs Weasley s'occupait à préparer le petit déjeuner avec de grands gestes désordonnés, jetant des saucisses dans la poêle et des regards furieux à ses trois fils. De temps en temps, elle marmonnait quelque chose: <<Je me demande ce que vous avez dans la tête>>, ou <<Jamais je n'aurais pensé une chose pareille.>>.
_Toi, tu n'y es pour rien, mon pauvre chéri, dit-elle à Harry en remplissant son assiette d'un gros tas de saucisses. Arthur et moi, nous nous faisions du soucis à ton sujet. Hier soir encore, nous nous sommes dit que nous irions te chercher nous-même si vendredi tu n'avais pas répondu à Ron. Mais quand même (elle rajouta trois œufs au plat sur le tas de saucisses), traverser la moitié du pays dans une voiture volante totalement interdite! N'importe qui aurait pu vous voir...
Elle agita machinalement sa baguette magique en direction de l'évier où la vaisselle entassée commença à se laver toute seule.
_Il y avait des nuages, M'man! Dit Fred.
_Toi, tu ne parles pas la bouche pleine! Répliqua Sèchement Mrs Weasley.
_Mais, M'man, ils ne lui donnaient rien à manger! Dit George.
_Toi aussi, tu te tais!
Mrs Weasley paraissait un peu calmée lorsqu'elle coupa du pain qu'elle se mit à beurrer pour le donner à Harry.
Au même moment, une petite silhouette aux cheveux roux, vêtue d'une chemise de nuit, apparut dans la cuisine, poussa un cri et ressortit en courant.
_C'est Ginny, dit Ron à voix basse en se tournant vers Harry. Ma sœur. Elle a passé l'été à nous parler de toi.
_Elle veut ton autographe, Harry, dit Fred avec un sourire.
Il croisa alors le regard de sa mère et baissa la tête sans ajouter un mot. Le silence régna jusqu'à ce que les quatre assiettes aient été vidées, ce que ne mit guère de temps.
_Hou, là, là, je suis fatigué, dit Fred dans un bâillement en posant enfin son couteau et sa fourchette. Je crois que je vais aller ma coucher et ...
_Certainement pas! Dit sèchement Mrs Weasley. C'est entièrement ta faute si tu as passé le nuit sans dormir. Tu vas immédiatement aller dégnomer le jardin. Ces horribles créatures ont encore tout envahi.
_Oh, M'man...
_Et vous deux, vous allez l'aider, reprit-elle en jetant un regard furibond à Ron et à George. Toi, tu peux aller te coucher, mon chéri, ajouta-t-elle à l'adresse de Harry. Ce n'est pas toi qui leur as demandé de prendre cette maudite voiture.
Mais Harry n'avait pas du tout sommeil.
_Je préférerais aider Ron, dit-il précipitamment. Je n'ai jamais vu dégnomer un jardin...
_C'est très gentil à toi, mon chéri, mais c'est un travail très ennuyeux. Voyons un peu ce que Lockhart dit à ce sujet.
Elle prit un gros volume sur la cheminée. George poussa un grognement.
_M'man, on sait très bien dégnomer un jardin.
Harry jeta un coup d'œil à la couverture du livre. Écrit en lettre d'or, il lut: Gilderoy Lockhart Le Guide des créatures nuisibles. Au-dessous, une grande photos montrait un sorcier au visage séduisant avec des cheveux blonds ondulés et des yeux bleu clair. Comme toujours dans le monde des sorciers, la photos était animée: Gilderoy Lockhart ne cessait de lancer des clins d'œil coquins autour de lui. Le visage de Mrs Weasley rayonnait.
_Il est tellement merveilleux, dit-elle. Il sait tout sur les nuisibles, c'est un livre remarquable...
_M'man a un faible pour lui, Dit Fred dans un murmure parfaitement audible pour tout le monde.
_Allons, Fred, ne soit pas ridicule, protesta Mrs Weasley, les joues rosissantes. Si vous pensez que vous en savez plus que Lockhart, allez-y, débrouillez-vous, mais gare à vous si je trouve le moindre gnome dans le jardin quand j'irais faire mon inspection.
Baillant et ronchonnant, les frères Weasley sortirent d'un pas traînant, suivit par Harry. Le Jardin était grand et correspondaient exactement à l'idée que Harry se faisait d'un jardin. Les Dursley ne l'auraient pas aimé du tout – il était envahi de mauvaises herbes et la pelouse avait grand besoin d'être tondue – mais Harry était émerveillé par les arbres noueux plantés le long des murs et les massifs débordant de plantes et de fleurs qu'il n'avait encore jamais vues, sans compter la grande mare verte remplie de grenouilles.
_Les Moldus aussi ont des gnomes dans leurs jardins, dit Harry à Ron.
_Oui, j'en ai vu, dit Ron, penché sur un massif de pivoines. Mais ce ne sont pas de vrais gnomes, on dirait des petites pères Noël grassouillets avec des brouettes et des cannes à pêche...
Il y eut soudain une grande agitation dans les pivoines qui se mirent à remuer en tout sens et Ron se redressa en tenant une créature à la main.
_Ça, c'est un vrai gnomes, dit-il d'un air sombre.
_Fishmoilapaix! Fishmoilapaix! Couina le gnome.
Il n'avait en effet rien à voir avec un père Noël. Il était petit avec une peau comme du cuir, et une grosse tête chauve couverte de verrues qui ressemblait à s'y méprendre à une pomme de terre. Ron le tenait à bout de bras tandis que la créature essayait de lui donner des coups de ses petits pieds noueux. Ron l'attrapa par les chevilles et le retourna la tête en bas.
_C'est comme ça qu'il faut s'y prendre, dit-il.
Il leva le gnome au dessus de sa tête (<<Fishmoilapaix!>>) et le fit tourner comme un lasso. En voyant l'expression choquée de Harry, Ron expliqua:
_Ça ne leur fait pas mal. Simplement, il faut leur donner le tournis pour qu'ils ne retrouvent plus le chemin de leurs trous à gnomes.
Il lâcha les chevilles de la créature: celle-ci fit alors un vol plané de plusieurs mètres et atterrit avec un bruit sourd dans le champs qui s'étendait de l'autre côté de la haie.
_Ridicule! Dit Fred. Je te parie que j'arrive à lancer le mien plus loin que la souche d'arbre, là-bas.
Harry apprit très vite à ne pas trop éprouver de pitié pour les gnomes. Il décida de laisser simplement tomber de l'autre côté de la haie le premier qu'il attrapa, mais le gnome, sentant une faiblesse de sa part, lui planta dans le doigt ses dents tranchantes comme un rasoir et Harry dut secouer frénétiquement sa main pour essayer de lui faire lâcher prise jusqu'à ce que...
_Bravo, Harry! Tu l'as lancé au moins à Quinze mètres.
Bientôt, les gnomes se mirent à voler en tous sens.
_Ils ne sont pas très malin, dit George qui en avait attrapé cinq ou six d'un coup. Dès qu'ils s'aperçoivent que le dégnomage a commencé ils sortent de leurs trous pour regarder ce qui se passe. Depuis le temps, on pensait qu'ils auraient appris à se cacher.
La foule de gnomes qui avaient atterri dans le champ s'éloigna en désordre, le dos rond, la démarche incertaine.
_Ils reviendront, dit Ron en les regardant disparaître dans le haie, à l'autre bout des champs. Ils adorent venir ici... Papa est trop gentil avec eux, il les trouve drôles.
A cette instant une traînée argentée passa en trombe devant les trois frères Weasley et se jeta sur Harry qui tomba à la renverse sur le sol.
_Harry! Je suis si heureuse de te revoir.
C'était Bella qui venait de sortir de la maison des Weasley.
_Bella, tu m'étouffes!
Ils se relevèrent.
_Tu m'as tellement manqué! Dit-elle.
_Pourtant, si je ne me trompe, tu ne m'as envoyé qu'une seule lettre!
_Oui, je sais. C'est parce que Rowéna et revenu blessée de chez toi. Normalement il ne lui arrive jamais rien, et elle n'avait pas de réponse de ta part, je me suis dit que tu devais avoir des problèmes et que tu ne recevais pas ton courrier. J'ai renvoyé Rowéna chez toi et quand elle est revenue il y a quelques jours, elle était énervée. Ce n'était pas difficile d'en conclure qu'il se passait quelque chose de louche chez toi. C'est comme ça qu'ils ont décidé d'aller te chercher avec la voiture.
_Et pourquoi tu n'es pas venu avec eux?
_Parce que... Je dors dans la même chambre que Bill, je prouvais par partir sans qu'il s'en aperçoive... Dit-elle en rougissant.
Au même instant, la porte de la maison claqua.
_Il est revenu! Dit George. Papa est rentré!
Ils traversèrent le jardin en courant et retournèrent à l'intérieur de la maison.
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Dunamis
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Re: Destins magiques
Mr. Weasley était affalé sur une chaise de la cuisine. Il avait enlevé ses lunettes et fermé les yeux. Il était mince et presque chauve mais les quelques cheveux qui lui restaient étaient aussi roux que ceux de ses enfants. Mr. Weasley était vêtu d'une longue robe verte de sorcier, couverte de poussière et usée par les longs voyages.
A ce moment Bill arriva dans le cuisine. Harry savait qu'il travaillait pour Gringotts, la banque des sorciers, et qu'il avait été préfet-en-chef à Poudlard. Aussi se l'était-il toujours imaginé comme Percy en plus âgé: pointilleux sur le règlement et résolu à imposer son autorité aux autres. Mais Bill lui apparut sous un jour très différent. S'il avait dû choisir un mot pour le définir, il aurait cédé à la mode en le qualifiant de cool. Il était grand, avec une longue chevelure nouée en catogan, et il portait à l'oreille un anneau auquel était attaché ce qui semblait être un crochet de serpent. Ses vêtements n'auraient pas eu l'air déplacés dans un concert de rock, sauf que ses bottes, comme Harry le remarqua tout de suite, n'étaient pas en cuir mais en peau de dragon. Harry réalisa qu'il était parfaitement assortit avec Bella.
_Quelle nuit, Marmonna Mr. Weasley en attrapant la théière à tâtons.
Tout le monde s'assit autour de la table.
_Neuf interventions! S'exclama Mr. Weasley. Neuf! Un certain Mondingus Fletcher a essayé de me jeter un sort pendant que j'avais le dos tourné.
Il avala une longue gorgée de thé et poussa un profond soupir.
_Tu as trouvé quelque chose, Papa? Demanda Bill intéressé.
_Oh, quelques clés rétrécissantes et une bouilloire mordeuse, répondit Mr. Weasley en bâillant. Il y a eu pas mal de sales histoires qui ne relevaient pas de mon département. Martloke a dû répondre à quelques questions concernant des furets très étrange mais c'est du ressort de la Commission des sortilèges expérimentaux, Dieu merci...
_Qui est-ce qui s'amuse à fabriquer des clés rétrécissantes, S'étonna George.
_Oh, c'est un simple attrape-Moldus, soupira Mr. Weasley. Ils leur vendant des clés qui finissent pas disparaître à force de rétrécir, et les Moldus n'arrivent plus à remettre la main dessus... Bien sûr, il est très difficile de faire condamner qui que ce soit, aucun Moldu ne voudra jamais admettre que ses clés rétrécissent. Ils sont persuadés qu'ils les ont perdues. Heureusement, ils sont prêts à croire n'importe quoi quand il s'agit de nier la magie, même lorsqu'elle leur crève les yeux... Mais c'est fou le nombre d'objets que les sorciers s'amusent à transformer...
_LES VOITURES PAR EXEMPLE?
Mrs. Weasley venait d'apparaître dans la cuisine. Elle tenait à la main un long tisonnier qu'elle brandissait comme une épée. Mr. Weasley ouvrit soudain des yeux ronds et regarda sa femme d'un air coupable.
_Les... Les voitures, ma chérie?
_Parfaitement, Arthur, les voiture, dit Mrs Weasley, les yeux flamboyants. Imagine un sorcier qui achèterait une vieille voiture rouillée en disant à sa femme qu'il veut simplement la démonter pour voir comment c'est fait, alors qu'en réalité il s'amuse à la trafiquer pour le faire voler.
Mr. Weasley cligna des yeux.
_Tu sais, ma chérie, un sorcier qui ferait ça ne violerait pas la loi, même si... Il aurait dû dire la vérité à... Sa femme. Il y a une lacune dans la loi quand on y regarde de près... Du moment qu'il n'a pas l'intention de faire voler la voiture, le fait qu'elle puisse voler ne...
_Arthur Weasley, c'est toi qui t'es arrangé pour qu'il y ait une lacune dans la loi lorsque tu l'as rédigé! S'écria Mrs. Weasley. Simplement pour que tu puisses continuer tes bricolages avec tous ces machins de Moldus qu'il y a dans ton garage! Et pour ton information personnelle, je te signale que Harry est arrivé ce matin dans la voiture que tu n'avais pas l'intention de faire voler!
_Harry? Mr. Weasley sans comprendre. Harry qui?
Il regarda autour de lui et sursauta en voyant enfin Harry.
_Dieu du ciel! C'est Harry Potter? Ravi de faire ta connaissance! Ron et Bella nous ont tellement parlé de toi...
_Tes fils sont allés chercher Harry chez lui dans cette voiture volante! S'exclama Mrs. Weasley. Alors qu'est-ce que tu dis de ça?
_Vraiment, vous l'avez fait voler? Dit Weasley, très intéressé. Et elle a bien marché? Je... Je veux dire... Balbutia-t-il en voyant les yeux de sa femme lancer des éclairs, c'est... C'est très mal, les enfants... Vraiment très mal.
_Venez, il vaut mieux les laisser, chuchota Ron, tandis que Mrs. Weasley enflait comme un crapaud-buffle. Harry, je vais te montrer ma chambre.
Ils se glissèrent hors de la cuisine et suivirent un couloir étroit jusqu'à un escalier aux marches bancales qui montait en zigzag dans les étages. Au deuxième, une porte était entrouverte? Harry eut le temps d'apercevoir des yeux brillants qui le regardait puis la porte se referma en claquant.
_Ginny, dit Ron. C'est vraiment bizarre qu'elle soit si timide, d'habitude, on n'arrive pas à la faire taire.
_Bella, je dois aller passer la journée à Gringotts, dit Bill au milieu des escaliers. Je reviendrais avant le dîner.
_D'accord, à ce soir, répondit-elle.
Ils s'embrassèrent avant d'entendre un claquement sourd indiquant que Bill venait de transplaner.
Ils montèrent encore deux volées de marches avant d'arriver devant une porte à la peinture écaillée sur laquelle était écrit: <<Chambre de Ronald>>.
Harry entra dans la pièce. Sa tête touchait presque le plafond incliné qui épousait la forme du toit. Ébloui, il cligna des yeux. Il avait l'impression d'avoir pénétré dans une fournaise: presque tout, dans sa chambre, avait une couleur orange vif: le couvre lit, les murs, et même le plafond. Harry remarqua alors que Ron avait presque entièrement recouvert le papier miteux des murs avec des affiches représentant sept mages et sorciers, toujours les mêmes, tous vêtus de robes oranges et tenant à la main des balais qu'ils brandissaient avec énergie.
_C'est ton équipe de Quidditch préférée? Demanda Harry.
_Les Canons de Chudley, dit Ron en montrant le couvre-lit orange brodé de deux grands <<C>> et d'un boulet de canon. Ils sont neuvième au championnat.
Les livres de magie de Ron était entassés en désordre à côté d'une pile de B.D. Qui semblaient toutes avoir pour héros Martin Miggs, le Moldu fou. La baguette magique de Ron était posée sur un aquarium rempli de têtards, installé sur le rebord de la fenêtre, à côté de Croûtard, son gros rat gris qui somnolait dans un rayon de soleil.
Harry enjamba un jeu de carte <<auto-battantes>> étalées sur le sol et regarda à travers la minuscule fenêtre. Dans le champ, tout en bas, il aperçut une bande de gnomes qui se glissaient un par un à travers la haie du jardin des Weasley. Il se tourna ensuite vers Ron et Bella et Ron le regardait d'un air anxieux, comme s'il attendait son opinion.
_C'est un peu petit, dit-il précipitamment. Pas comme la chambre que tu avais chez les Moldus. Et je suis juste sous le grenier où habite la goule. Elle n'arrête pas de taper sur les tuyaux et de grogner...
Mais Harry eut un large sourire.
_C'est la plus belle maison que j'aie jamais vue, dit-il.
Les oreilles de Ron prirent alors une couleur rose vif et Bella sourit.
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Re: Destins magiques
Parce qu'il faut quand même que je lise aussi Smile

Et j'aime toujours autant ! Notamment le dégommage de gnome ! Et aussi Mrs Weasley, très impartiale...
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Re: Destins magiques
Ravie que ça te plaise toujours.
Je vais attendre voir si d'autre personne lise un peu sinon je posterais la suite dans quelques jours.
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Re: Destins magiques
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