Destins magiques
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Dunamis
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Re: Destins magiques
Le géant se rassit sur le canapé qui s'écrasa sous son poids et sortit toutes sortes d'objets de sa poche: une bouilloire en cuivre, un paquet de saucisses, un tisonnier, une théière, des tasses ébréchées et une bouteille contenant un liquide ambré dont il avala une gorgée avant de préparer le thé. Bientôt, l'odeur des saucisses grillés qu'on entendait grésiller dans la cheminée se répandit dans la cabane. Tout le monde resta immobile et silencieux pendant que le géant s'affairait, mais lorsqu'il fit glisser du tisonnier six grosses saucisses bien juteuses et légèrement brûlées, Dudley commença à frétiller.

-Dudley, ne touche à rien de ce qu'il te donnera, dit sèchement l'oncle Vermon.

Le géant eut un petit rire narquois.

-Votre gros lard d fils n'a pas besoin d'engraisser davantage, Dursley, ne vous inquiétez pas.

Il donna les saucisses à Harry qui avait tellement faim que rien ne lui avait jamais paru aussi délicieux, mais il n'arrivait pas à détacher ses yeux du géant. Finalement, comme personne ne semblait décidé à donner la moindre explication, il rompit le silence:

-Je suis désolé, dit-il, mais je ne sais toujours pas qui vous êtes.

Le géant avala un gorgée de thé et s'essuya la bouche d'un revers de main.

-Appelle-moi Hagrid, dit-il, comme tout le monde. Et je te l'ai dit, je suis le gardien de Clés de Poudlard. Tu sais déjà ce qu'est- Poudlard, j'imagine?

-Euh... Non... Répondit Harry.

Hagrid parut scandalisé.

-Désolé, dit précipitamment Harry.

-Désolé? Aboya Hagrid en se tournant vers les Dursley qui se tassèrent sur eux-même en essayant de disparaître dans la pénombre. C'est eux qui devraient être désolés! Je savais que tu ne recevais pas les lettres mais j'ignorais que tu n'avais même pas entendu parler de Poudlard! Tu ne t'es donc jamais demandé où tes parents avaient appris tout ça?

-Tout ça quoi? S'étonna Harry.

-TOUT ÇA QUOI? Tonna Hagrid. Attends un peu.

Il se leva d'un bond. Sa colère était telle qu'il semblait remplir tout l'espace de la cabane. Les Dursley s'étaient recroquevillés contre le mur.

-Vous n'allez pas me dire, rugit Hagrid, que ce garçon – ce garçon! – ne sait rien sur... Sur RIEN?

Harry pensa qu'il exagérait. Après tout il était allé à l'école et il avait toujours eu de bonnes notes.

-Je sais quand même certaines choses, dit-il. J'ai fait des mathématiques et tout ça...

Mais Hagrid eut un geste dédaigneux de la main.

-Je voulais dire que tu ne sais rien de notre monde, de ton mon. De mon monde. Du monde de tes parents.

-Quel monde?

Hagrid parut sur le point d'exploser.

-Dursley! Hurla-t-il.

L'oncle Vermon, le teint livide, marmonna quelque chose qui aurait pu vouloir dire:
<<Maisnonmaisquoimaispasdutout.>>

Hagrid regarda Harry d'un air effaré.

-Il faut absolument que tu saches qui était ton père et ta mère, dit-il. Ils sont célèbres. Et toi aussi, tu es célèbres.

-Quoi? Mais mon père et ma mère n'ont jamais été célèbres.

-Tu ne sais pas... Tu ne sais pas...

Hagrid passa les doigts dans ses cheveux en fixant Harry d'un air abasourdi.

-Tu ne sais même pas qui tu es? Dit-il enfin.

L'oncle Vermon retrouva soudain l'usage de la parole.

-Ça suffit! Ordonna-t-il. Ça suffit, monsieur! Je vous défends de dire quoi que ce soit à ce garçon!

Même un homme plus courageux que l'oncle Vermon aurait flanché devant le regard furieux que Hagrid lui adressa.

-Vous ne lui avait jamais rien dit? Reprit-il en détachant chaque syllabe d'une voix tremblante de rage. Rien dit du contenu de la lettre que Dumbledore avait laissée pour lui? J'étais là! J'ai vu Dumbledore déposer la lettre, Dursley! Et vous lui avez caché ça pendant toutes ces années?

-Cacher quoi? Dit précipitamment Harry.

-ÇA SUFFIT! JE VOUS INTERDIS! S'exclama l'oncle Vermon pris de panique.

La tante Pétunia eut une exclamation d'horreur.

-Je vais vous transformer en pâté, tous les deux, lança Hagrid. Harry... Tu es un sorcier.

Un grand silence s'abattit soudain sur la cabane. On n'entendait plus que le bruit de la mer et le sifflement du vent.

-Je suis un quoi? Balbutia Harry.

-Un sorcier, bien sûr, dit Hagrid en s'appuyant contre le canapé qui craqua et s'écrasa un peu plus sous son poids. Et tu deviendras un sacré bon sorcier dès que tu auras un peu d'entrainement. Avec un père et une mère comme les tiens, ça ne peut pas être autrement. Mais il est temps que tu lises ta lettre.

Hagrid tendit la main pour prendre l'enveloppe de parchemin jauni sur laquelle était écrit à l'encre vert émeraude: <<Mr H. Potter, sur le plancher de la cabane au sommet du rocher, en pleine mer.>> Il ouvrit l'enveloppe et lu la lettre qu'elle contenait:


COLLEGE POUDLARD, ECOLE DE SORCELLERIE
Directeur: Albus Dumbledore
Commandeur du Grand-Ordre de Merlin
Docteur ès Sorcellerie, Enchanteur-en-chef, Manitou suprême de la Confédération internationale des Mages et Sorciers

Cher Mr Potter,
Nous avons le plaisir de vous informer que vous bénéficiez d'ores et déjà d'une inscription au collège Poudlard. Vous trouverez ci-joint la liste des ouvrages et équipements nécessaires au bon déroulement de votre scolarité.
La rentrée étant fixée au 1er septembre, nous attendons votre hibou le 31 juillet au plus tard.
Veuillez croire, cher Mr Potter, en l'expression de nos sentiments distinguées.

Minerva McGonagall
Directrice-adjointe


Harry avait tellement de questions à poser qu'elles explosaient dans sa tête comme un feu d'artifice. Il ne savait pas par où commencer et il s'écoula quelques minutes avant qu'il ne se décide enfin à parler.

-Qu'est-ce que ça veut dire <<nous attendons votre hibou>>? Bredouilla-t-il.

-Milles Gorgones, j'allais oublier! S'exclama Hagrid en se donnant sur le front une tape de la main qui aurait suffi à renverser un cheval.

D'une poche intérieur de son manteau, il tira alors un hibou – un vrai hibou bien vivant qui avait l'air un peu froissé –, une longue plume d'oie et un rouleau de parchemin. La langue entre les dents, il se mit à griffonner un mot que Harry, face à lui, parvint à lire à l'envers:


Monsieur le Directeur,
J'ai donné sa lettre à Harry. Je l'emmène acheter ses affaires demain. Le temps est affreux. J'espère que vous allez bien.
Hagrid


Hagrid roula le billet et le donna au hibou qui le prit dans son bec, puis il alla ouvrir la porte et jeta l'oiseau au-dehors, en plein tempête. Il revint ensuite s'assoir sur le canapé comme si ce qu'il venait de faire n'était pas plus étonnant que de passer un coup de téléphone.
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Dunamis
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Re: Destins magiques
Harry se rendit compte qu'il avait la bouche grande ouverte et il s'empressa de la refermer.

-Où en étais-je? Dit Hagrid.

A ce moment, l'oncle Vermon, le teint toujours grisâtre, mais l'air furieux, vient se poster devant la cheminée.

-Il n'est pas question qu'il s'en aille, dit-il.

Hagrid poussa un grognement.

-J'aimerais bien voir qu'un Moldu dans votre genre s'avise de l'en empêcher, dit-il.

-Un quoi? Demanda Harry, intéressé.

-Un Moldu, dit Hagrid, c'est comme ça que nous appelons les gens qui n'ont pas de pouvoirs magiques. Et manque de chance, tu as grandi dans la plus incroyable famille de Moldu que j'aie jamais rencontrée.

-Quand nous l'avons pris avec nous, nous nous sommes juré d'en finir avec ces balivernes, dit l'oncle Vermon. Juré qu'il allait le débarrasser de tout ça. Un sorcier! Et puis quoi, encore?

-Vous saviez? S'écria Harry. Vous saviez que je suis un... Un sorcier?

-Nous le savions! Hurla soudain la tante Pétunia d'une voix perçante. Bien sûr que nous le savions! Comment aurait-il pu en être autrement quand on sait ce qu'était ma maudite sœur! Un jour, elle a reçu une lettre exactement comme celle-ci et elle et partie dans ... Dans cette école. Quand elle revenait à la maison pour les vacances, elle avait les poches pleines de têtards et elle changeait les tasses de thé en rats d'égout. J'étais la seule à la voir telle qu'elle était: un montre! Mais avec mon père et ma mère, il n'y en avait que pour elle, c'était Lilly par-ci, Lilly par-là, ils étaient si fiers d'avoir une sorcière dans la famille.

Elle s'interrompit pour respirer profondément puis elle reprit sa tirade. On aurait dit qu'elle avait attendu des années avant d'oser dire tout ce qu'elle avait sur le coeur.

-Et puis, elle a rencontré ce Potter, à l'école, reprit-elle, ils se sont mariés et tu es arrivé. Moi, je savais bien que tu serais comme eux, aussi bizarre, aussi... Anormal... Et pour finir, quelqu'un l'a fait exploser et on a hérité de toi!

Harry était devenu très pâle. Il mit un certain temps à retrouver sa voix.

-Exploser? Vous m'avez toujours dit que mes parents étaient morts dans un accident de voiture.

-UN ACCIDENT DE VOITURE? Rugit Hagrid, en sursautant si violemment que les Dursley retournèrent se terrer dans un coin de la cabane. Comment un accident de voiture aurait-il pu tuer Lilly et James Potter. C'est une insulte! Un scandale! Harry Potter ne connait même pas sa propre histoire, alors que dans notre monde, tous les enfants connaissent son nom!

-Mais pourquoi? Qu'est-ce qui s'est passé? Demanda Harry, avide de savoir.

La colère disparut du visage d'Hagrid. Il eut soudain l'air très mal à l'aise.

-Je ne m'attendais vraiment pas à ça, dit-il d'une voix inquiète. Quand Dumbledore m'a prévenu qu'il ne serait peut-être pas facile de te ramener, je me doutais pas que tu n'étais au courant de rien. Ah, Harry, je me demande si c'est moi qui suis le mieux placé pour te révéler tout ça, mais il faut bien que quelqu'un le fasse. Tu ne peux pas aller à Poudlard sans savoir...

Il lança un regard noir aux Dursley.

-Je vais essayer de te dire ce que je peux, mais je ne pourrai pas tout dire, il y a de trop grand mystères derrière tout ça...

Il se laissa aller contre le dossier du canapé et comntempla le feu pendant quelques instants avant de commencer son récit.

-Toute l'histoire commence à cause d'un personnage qui s'appelle... C'est vraiment incroyable que tu n'aies jamais entendu son nom alors que, dans notre monde, chacun connait...

-Connaît qui? Demanda Harry.

-Je n'aime pas beaucoup prononcer son nom quand je peux l'éviter. Personne n'aime ça.

-Pourquoi?

-Nom d'une gargouille, Harry! Tout le monde a encore peur. Ah, bougre de diable, c'est tellement difficile! Voilà: il y a eu un jour un sorcier qui... Qui a mal tourné... Très, très mal tourné... Pire que ça, même. Pire que tout ce qu'on peut imaginer de pire. Il s'appelait...

Hagrid avala sa salive, mais aucun nom ne sortit de sa bouche.

-Vous pourriez peut-être l'écrire? Suggéra Harry.

-Non, je ne sais pas comment ça s'écrit... Bon, allons-y, il s'appelait... Voldemort...

L'immense corps de géant fut parcouru d'un frisson.

-Ne m'oblige pas à le répéter, dit-il. Il a une vingtaine d'année, ce... Ce sorcier a commencé à chercher des adepte. Et il a réussi à en avoir. Certains l'ont suivi parce qu'ils avaient peur, d'autres voulaient simplement profiter de son pouvoir, parce que, des pouvoirs, il en avait! C'était une sombre époque, Harry. On ne savait plus à qui faire confiance, on n'osait pas se lier d'amitié avec les sorciers ou sorcière qu'on ne connaissait pas bien... Il s'est passé des choses terribles. Il prenait le pouvoir sur les autres. Oh, bien sûr, il y en avait encore qui lui résistaient... Mais il les tuait. Et d'une manière effroyable. L'un des seuls endroits où on était encore en sécurité, c'était Poudlard. Je crois bien que Dumbledore était le seul qui arrivait à faire peur à Tu-Sais-Qui. Il n'a jamais osé s'attaquer à l'école, pas à ce moment-là, en tout cas. Ton père et ta mère étaient d'excellents sorciers. Toujours premiers de la classe à Poudlard, à l'époque où ils étaient étudiants! Le mystère, c'est pourquoi Tu-Sais-Qui a attendu si longtemps pour essayer de les amener dans son camp... Sans doute parce qu'ils étaient trop proche de Dumbledore pour avoir quelque chose à faire dans le monde des Ténèbres. Et puis il a fini par croire qu'il parviendrait à les convaincre... Ou alors, il voulait simplement se débarrasser d'eux. Tout ce qu'on sait, c'est qu'il y a une dizaine d'année, le jour de Halloween, il s'est rendu dans la village où vous habitiez tous les trois. Tu avait à peine un an. Il est arrivé devant votre maison et... Et...

Hagrid sortit soudain un mouchoir à pois très sale et se moucha en faisant un bruit de corne de brume.

-Excuse-moi, dit-il, mais c'est tellement triste... Je connaissais ton père et ta mère et c'était les gens les plus charmant qu'on puisse imaginer. Enfin, c'est comme ça... Tu-Sais-Qui les a tués. Ensuite – et c'est la qu'est le vrai mystère –, il a essayé de te tuer, toi et Bella. Bella c'était un petit fille qui était la filleule de ta mère, elle était avec vous ce jour-là. Tu-Sais-Qui voulait sans doute faire le travail jusqu'au bout en tuant tout le monde, ou alors il aimait tuer tout simplement. Mais il n'a pas réussi. Tu ne t'es jamais demandé d'où te venait la cicatrice que tu as sur le front. Ce n'est pas une blessure ordinaire. C'est la trace du mauvais sort qu'il a lancé contre toi et Bella, un mauvais sort si puissant qu'il a détruit tes parents et leur maison. Mais avec toi et Bella, ça n'a pas marché, et c'est pour cette raison que tu es célèbre, Harry. Bella est célèbre aussi pour la même raison. Personne n'a jamais pu lui échapper parmi ceux qu'il avait décidé de tuer, personne sauf vous. Et pourtant, il a supprimé quelques-uns des plus grands sorciers et sorcière de l'époque, Les McKinnon, les Bones, les Prewett. Mais vous qui n'étiez que des bébés, vous avez survécu.
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Re: Destins magiques
Il se passait quelque chose de très douloureux dans la tête de Harry. A mesure que Hagrid approchait de la fin de son revit, il revoyait l'éclair de lumière verte plus nettement que jamais – et pour le première fois de sa vie, il se rappelait aussi un rire cruel, sonore, glacé.

Hagrid le regarda avec tristesse.

-C'est à moi que Dumbledore a confié la mission d'aller vous chercher dans la maison en ruine. Et c'est comme ça que je t'ai amené chez ces gens...

-Tout ça n'est qu'un monceau de fariboles, s'exclama l'oncle Vermon.
Harry sursauta. Il avait presque oublié la présence des Dursley. L'oncle Vermon semblait avoir retrouvé tout son courage? Les poings serrés, il lançait à Hagrid des regards furieux.

-Maintenant, écoute-moi bien, mon garçon, lança-t-il à Harry. Je veux bien qu'il y est chez toi quelques bizarreries, mais il suffirait d'une bonne correction pour arranger tout ça. Quant à tes parents, c'étaient de drôles de zigotos, sans aucun doute, et à mon avis, le monde se porte beaucoup mieux depuis qu'ils ne sont plus là. Ils ont eu ce qu'ils cherchaient, à force de fréquenter ces espèces de magiciens. Je le savais bien, d'ailleurs! J'étais sûr qu'ils finiraient mal...

Hagrid bondit alors du canapé, tira de son manteau un vieux parapluie rose passablement délabré et le pointa sur l'oncle Vermon comme une épée.

-Je vous préviens, Dursley, rugit-il, je vous préviens... Un mot de plus et...

La perspective de se retrouver embroché au bout d'un parapluie par un géant barbu fit perdre tout son courage à l'oncle Vermon. Il s'aplatit contre le mur et n'osa plus dire un mot.

-J'aime mieux ça, dit Hagrid en respirant profondément.

Il se rassit sur le canapé qui s'écrasa contre e sol. Mais Harry avait encore une foule de questions à poser.

-Euh... Bella... Elle... Qu'est-ce qu'elle faisait chez... Nous?

-Ses parents luttaient eux aussi contre Tu-Sais-Qui, ce soir-là, ils étaient en mission, alors c'est tes parents qui la gardée. Ta mère était la marraine de Bella.

-Et qu'est-il arrivé à Vol... Enfin, je veux dire à Vous-Savez-Qui?

-Bonne question, Harry. Il a tout simplement disparu. Il s'est volatilisé la nuit même où il a essayé de vous tuer. Ce qui ajoute encore à votre réputation. Qu'est-il devenu, lui qui semblait au sommet de sa puissance? Mystère. Certains disent qu'il est mort. A mon avis, ce sont des calembredaines. Je ne crois pas qu'il ait eu en lui quelque chose de suffisamment humain pour mourir. D'autres pensent qu'il est toujours quelques part à attendre son heure, mais je n'y crois pas non plus. Ceux qui s'étaient ralliés à lui sont revenus de notre côté. Certains avait été plongés dans une sorte de transe. Je ne pense pas qu'ils auraient réussi à s'arracher à lui s'il était revenu. La plupart d'entre nous croient qu'il est toujours vivant, mais qu'il a perdu ses pouvoirs. Il est trop faible pour continuer. Il y a en vous quelque chose qui l'a détruit, Harry. Cette nuit-là, il s'est passé un phénomène auquel il ne s'attendait pas. Je ne sais pas ce que c'était, personne ne le sait, mais vous avez réussi à le réduire à rien.

Une lueur de respect et de sympathie brillait dans le regard de Hagrid, mais Harry, au lieu de ressentir de la fierté, avait la certitude que tout cela n'était qu'un terrible malentendu. Lui, un sorcier? Comment serait-ce possible? Toute sa vie, il avait été brutalisé pas Dudley et malmené par l'oncle Vermon et la tante Pétunia. S'il était vraiment un sorcier, pourquoi ne les avait-il pas changés en crapauds chaque foi qu'ils l'enfermaient dans son placard? S'il avait été capable de vaincre le plus grand sorcier de monde, comment se faisait-il que Dudley ait pu le traiter comme un ballon de football?

-Hagrid, dit-il, je crois que vous avez fait une erreur. Je ne suis pas un sorcier.

A sa grande surprise, Hagrid éclata de rire.

-Pas un sorcier? Rappelle-toi: il ne s'est jamais rien passé quand tu avais peur ou que tu étais en colère?

Harry contempla le feu dans la cheminée. Maintenant qu'il y pensait. Toutes ces choses étranges qui rendaient furieux son oncle e sa tante s'étaient toujours produites lorsqu'il était furieux, ou sous le coup d'une émotion... Poursuivi pas la bande de Dudley, il c'était soudain retrouvé hors de leur portée... Paniqué à l'idée d'aller à l'école avec sa coupe de cheveux ridicule, il avait réussi à faire repousser sa tignasse... Et la dernière fois que Dudley l'avait frappé, ne s'était-il pas vengé, sans même s'en rendre compte, en lâchant sur lui le boa constrictor?
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Re: Destins magiques
Harry leva à nouveau les yeux vers Hagrid. Il lui sourit et vit que le géant rayonnait.

-Tu vois? Dit Hagrid. Harry Potter, pas un sorcier? Attends donc d'être à Poudlard et tu verras comme tu es célèbres!

Mais l'oncle Vermon ne voulait pas abandonner la partie.

-Je vous ai déjà dit qu'il n'ira pas là-bas, dit-il d'une vois sifflante. Il fera ses études au collège de son quartiers et il nous en sera très reconnaissant. J'ai lu ces lettres et j'ai vu toutes les sottises qu'on l'obligeait à acheter, des grimoires, des baguettes magiques, des...

-S'il a envie d'y aller, ce n'est pas un gros Moldu dans votre genre qui pourra s'y opposer, grogna Hagrid. Vous vous croyez suffisamment fort pour empêcher le fils de Lilly et James Potter de faire ses études à Poudlard? Vous êtes fou! Il y est inscrit depuis sa naissance. Il va étudier dans la meilleure école de sorcellerie du monde. Sept ans là-bas et il sera transformé. Pour changer, il aura des camarades qui appartiennent au même monde que lui, et il étudiera avec l'un des plus grands maîtres que le collège Poudlard ait jamais comptés, Albus Dumbled...

-JE REFUSE DE PAYER UN SOU POUR QU'UN VIEUX CINGLÉ LUI APPRENNE DES TOURS DE MAGIE! S'écria l'oncle Vermon.

Mais cette fois, il était allé trop loin. Hagrid empoigna son parapluie et le fit tournoyer au-dessus de sa tête.

-JAMAIS PLUS... INSULTER... ALBUS DUMBLEDORE... DEVANT... MOI... Tonna-t-il.

Il abattit le parapluie dans un sifflement et le pointa sur Dudley. Il y eut un éclair violet, une détonation comme un pétard qui explose et un petit cri aigu. Un instant plus tard, Dudley dansaient sur place en hurlant de douleur, les mains plaquées sur son volumineux postérieur. Lorsqu'il leur tourna le dos, Harry vit qu'une petite queue de cochon et tire-bouchon lui avait poussé à travers son pantalon.

L'oncle Vermon laissa échapper un véritable rugissement. Il attrapa aussitôt Dudley et la tante Pétunia et les entraina dans l'autre pièce. Puis il jeta un regard terrifié à Hagrid et claqua la porte.

Hagrid regarda la parapluie en se caressant la barbe.

-Je n'aurais pas dû m'énerver comme ça, dit-il d'un ton de regret. Mais de toute façon, ça n'a pas marché. Je voulais le changer en cochon, mais il ressemble déjà tellement à un cochon qu'il n'y avait pas grand-chose de plus à faire.

Il lança un regard oblique à Harry sous ses sourcils broussailleux.

-Si tu pouvait éviter de raconter ça à qui que ce soit à Poudlard, je t'en serais reconnaissant, dit-il. Normalement, je ne suis pas censé faire de la magie. On m'a simplement donné l'autorisation de m'en servir un peu pour te retrouver et t'apporter tes lettres. C'est pour ça que j'étais tellement contrent qu'on me confie cette mission.

-Pourquoi n'êtes-vous pas censé faire de la magie? Demanda Harry.

-Disons que... Moi aussi, j'ai été élève à Poudlard, mais, euh... Pour dire la vérité, on m'a renvoyé... J'étais en troisième année. Il ont cassé ma baguette magique en deux et tout ça... Mais Dumbledore m'a permis de rester comme garde-chasse. Un grand homme, Dumbledore.

-Pourquoi on vous a renvoyé?

-Il se fait tard et on aura beaucoup de chose à faire demain, dit Hagrid d'une voix forte. Il faut qu'on aille en ville acheter tes livres et tout le reste..

Il ôta son grand manteau noir et le jeta à Harry.

-Tu n'as qu'à dormir la-dedans, dit-il. Ne t'inquiète pas s'il remue un peu, Il doit y avoir un ou deux loirs dans une des poches.
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loup_alpha
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Re: Destins magiques
J'aime bien les tentatives désespérées de Vermon pour garder Harry et la manière dont il se fait remettre en place
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Dunamis
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Re: Destins magiques
(Oui c'est vrai que c'est pas mal, j'aime bien aussi la façon dont Hagrid s'énerve!)

Harry se réveilla de bonne heure le lendemain matin. Il savait qu'il faisait jour, mais il garda les yeux fermés. Dans un demi-sommeil, il se demanda s'il n'avait pas rêvé, si le géant nommé Hagrid existait bien, s'il n'allait pas se retrouver dans son placard s'il ouvrait les yeux.

Il entendit alors frapper des coups.

-C'est bien ce que je pensais, marmonna-t-il. Tout cela n'était qu'un rêve. Voilà la tante Pétunia qui cogne à la porte du placard pour me réveiller.

Tap!Tap! Tap!

Résigné, il ouvrit les yeux et se redressa. Le gros manteau de Hagrid glissa de ses épaules et il vit l'intérieur de la cabane illuminé de soleil. La tempête avait cessé. Hagrid dormait toujours sur le canapé écrasé et Harry aperçut un hibou qui tapait d'une patte au carreau de la fenêtre, un journal dans le bec.

Harry se leva en hâte. Il éprouvait une telle sensation de bonheur qu'il avait l'impression se sentir son corps flotter comme un ballon. Il se précipita sur le fenêtre ou l'ouvrit. Le hibou entra aussitôt et laissa tomber le journal sur Hagrid qui ne se réveilla pas pour autant. Le hibou se posa alors sur le manteau du géant et l'attaqua à coup de bec. Harry essaya de le chasser, mais l'oiseau le menaça avec des claquements de bec féroces et continua de s'en prendre au manteau.

-Hagrid! S'écria Harry. Il y a un hibou...

-Paye-le, grommela Hagrid sans bouger de son canapé.

-Quoi?

-Il veut qu'on le paye pour le journal. Regarde dans les poches.

Le manteau du géant semblait être constitué uniquement de poche – on y trouvait des trousseaux de clés, du produit contre les limaces, des pelotes de ficelle, des bonbons à le menthe, des sachets de thé... Harry finit par dénicher une poignée de pièces de monnaie qui lui semblèrent bizarres.

-Donne-lui cinq Noises, dit Hagrid d'une voix ensommeillée.

-Noises?

-Les petites pièces en bronze.

L'oiseau tendit une patte et Harry déposa cinq Noises dans la petite bourse qui y était attachée. Le hibou s'envola aussitôt pas la fenêtre.

-On ferait bien d'y aller, dit Hagrid qui se redressa avec un bâillement sonore. On a beaucoup de choses à faire aujourd'hui. Il faut aller à Londres et acheter tes affaires pour l'école.

Harry retournait les pièces de monnaie entre ses mains. Il avait l'air soudain préoccupé, comme si le bonheur qu'il avait ressenti venait de crever comme un ballon.

-Heu... Hagrid?

-Oui, répondit le géant en chaussant ses immenses bottes.

-Comment va-t-on faire pour acheter tout ça? Demanda-t-il. Je n'ai pas d'argent et l'oncle Vermon refuse de payer mes études de sorcier.

-Ne t'inquiète pas pour ça, répondit Hagrid en se levant. Tu crois donc que tes parents ne t'ont rien laissé?

-Mais leur maison a été détruite...

-Ils ne gardaient pas leur or à la maison. On va commencer par s'arrêter chez Gringotts. C'est la banque des sorciers. Mange donc une saucisse. Elles ne sont pas mauvaise quand elles sont froides. Et moi, je mangerais bien un morceau de ton gâteau d'anniversaire.

-Il y a des banques de sorciers?

-Il n'y en a qu'une seule, c'est Gringotts. Elle est dirigée par des gobelins.

-Des gobelins?

-Oui, et il faudrait être fou pour essayer de leur voler quoi que ce soit. Gringotts est l'endroit le plus sûr du monde. A part Poudlard, peut-être. De toute façon, je dois y passer, Dumbledore m'a demandé d'aller lui chercher quelque chose là-bas. Il me fait confiance pour toutes les missions importantes, assura Hagrid avec fierté. Tu es prêt? Alors, viens.

Harry suivit Hagrid hors de la cabane. Le ciel était clair, à présent et la mer étincelait sous le soleil. La barque que l'oncle Vermon avec louée était toujours là, inondée d'eau de pluie.

-Comment vous avez fait pour arriver jusqu'ici? Demanda Harry en cherchant des yeux une autre embarcation.

-En volant, répondit Hagrid.

-En volant?

-Oui, mais on va revenir en bateau. Maintenant que tu es avec moi, je ne dois plus faire de magie.

Ils s'installèrent dans la barque. Harry observait Hagrid en se demandant comment il pouvait s'y prendre pour voler.

-C'est quand même un peu idiot de ramer, dit le géant en lançant à Harry un regard de côté. Si je m'arrange pour... Accélérer un peu les choses, tu n'en parleras pas quand on sera à Poudlard?

-Bien sûr que non, répondit Harry qui avait hâte de voir un nouveau tour de magie.

-Hagrid tapota alors de la pointe de son parapluie rose le bord de la barque et le bateau fila aussitôt vers le rivage.

-Pourquoi est-ce qu'il faudrait être fou pour essayer de voler quelque chose chez Gringotts? Demanda Harry.

-Ils n'ont pas leur pareil pour jeter des sorts, répondit Hagrid en dépliant son journal. On dit même que ce sont des dragons qui gardent la salle des coffres. Et en plus, ce n'est pas facile d'y retrouver son chemin – Gringotts est à des kilomètres en sous-sol, bien plus bas que le métro de Londres. En imaginant que quelqu'un parvienne à y prendre quelque chose, il finirait par mourir de faim en cherchant la sortie.

Harry resta assis en silence pendant que Hagrid lisait son journal, La Gazette du sorcier. Harry avait appris au contact de l'oncle Vermon qu'il ne fallait jamais déranger quelqu'un qui lit son journal, mais il avait tant de questions à poser qu'il était très difficile de résister.

-Le ministère de la Magie a encore fait des bêtises, comme d'habitude, marmonna Hagrid en tournant les pages.

-Il y a un ministère de la Magie? Demanda Harry.

-Bien sûr. Ils voulaient nommer Dumbledore, mais il ne quitterait Poudlard pour rien au monde et c'est ce vieux gâteux de Cornelius Fudge qui a hérité du poste. Un vrai gaffeur, celui-là. Chaque matin, il envoie un hibou à Dumbledore pour lui demander conseil.

-Et ça sert à quoi, un ministère de la Magie?

-Oh, ça sert surtout à garder nos secrets. Il ne faut pas que les Moldus sachent qu'il y a toujours des mages et des sorcières d'un bout à l'autre du pays. Sinon, ils essaieraient de faire appel à nous pour résoudre leurs problèmes. On préfère qu'ils nous laissent tranquilles.

A ce moment, le bateau heurta en douceur le quai du port. Hagrid replia son journal et ils montèrent l'escalier de pierre qui menait à la rue.
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Dunamis
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Re: Destins magiques
Tout au long du chemin qui conduisait à la gare, les passant se retournaient sur Hagrid: il était deux fois plus grand que la moyen et ne cessait de faire des commentaires à haute voix sur tout ce qu'il voyait.

-Regarde ça, disait-il en montrant des parcmètres. Les Moldus ont vraiment l'esprit tordu pour inventer des trucs pareils!

Il marchait si vite que Harry avait du mal à suivre.

-C'est vrai qu'il y a des dragons chez Gringotts? Demanda-t-il, un peu essoufflé.

-C'est ce qu'on dit, assura Hagrid. Sac à méduses, j'aimerais bien avoir un dragon! J'en rêve depuis que je suis tout petit... Ah, on est arrivés.

Ils étaient devant la gare et il y avait un train pour Londres cinq minutes plus tard. Hagrid, qui ne comprenait rien à <<l'argent des Moldus>> confia à Harry le soin d'acheter les billets.

Dans le train, les passagers ouvraient des yeux ronds envoyant Hagrid. Il occupait deux sièges à lui tout seul et tricotait quelque chose qui ressemblait à un chapiteau de cirque jaune canari.

-Tu as toujours ta lettre, Harry? Demanda-t-il en comptant les mailles. Regarde un peu la liste des fournitures.

Harry prit dans sa poche l'enveloppe en parchemin. Elle contenait une autre feuille qu'il n'avait pas remarquée auparavant. Il lut:


COLLEGE POUDLARD – ÉCOLE DE SORCELLERIE
Uniforme
Liste des vêtements dont les élèves de première année devront obligatoirement être équipés:
1) Trois robes de travail (noires), modèle normale
2) Un chapeau pointu (noir)
3) Une paire de gants protecteurs (en cuir de dragon ou autre matière semblable.
4) Une cape d'hiver (noire avec attaches d'argent)
Chaque vêtement devra porter une étiquette indiquant le nom de l'élève.


Livres et manuels
Chaque élève devra se procurer un exemplaire des ouvrages suivants:
Le Livre des sorts et enchantements (niveau 1), de Miranda Fauconnette
Histoire de la magie, de Bathilda Tourdesac
Magie théorique, de Adalbert Larsonette
Manuel de métamorphose à l'usage des débutants, de Emeric G. Changé
Mille herbes et champignons magiques, de Phyllida Augirolle
Vie et habitat des animaux fantastiques, de Nobert Dragonneau
Forces obscures: comment s'en protéger, de Quentin Jentremble.


Fournitures
1 baguette magique
1 chaudron (modèle standard en étain, taille 2)
1 boîte de fioles en verre ou cristal
1 télescope
1 balance en cuivre
Les élèves peuvent également emporter un hibou OU un chat OU un crapaud.


IL EST RAPPELÉ AUX PARENTS QUE LES ELEVES DE PREMIERE ANNÉE NE SONT PAS AUTORISÉS A POSSÉDER LEUR PROPRE BALAI.


-Et on peut trouver tout ça à Londres? Se demanda Harry à haute voix.

-Oui, quand on sait où aller, assura Hagrid.
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Re: Destins magiques
Harry n'était encore jamais allé à Londres. Hagrid semblait connaître son chemin mais, de toute évidence, il n'avait pas l'habitude de se déplacer dans les transports en commun. Il resta coincé dans le portillon automatique du métro et se plaignit d'une voix tonitruante que les sièges étaient trop petits et les rames trop lentes.

-Je ne sais pas comment font les Moldus sans la magie, dit-il tandis qu'ils escaladaient un escalier roulant en panne qui menait à une rue animée bordée de magasins.

Sur le trottoirs, la foule était dense, mais Hagrid était si grand qu'il n'avait aucun mal à se frayer un chemin et Harry restait prudemment dans son sillage. Ils passèrent devant des librairies, des magasins de disques, des stands de hamburgers et des cinémas, mais aucune boutique ne semblait vendre des baguettes magiques. Le rue dans laquelle ils marchaient paraissait aussi ordinaire que les passants qui les entouraient. Y avait-il vraiment des montagnes d'or magique enterrées à des kilomètres sous leurs pieds? Y avait-il vraiment des boutiques qui vendaient des grimoires et des balais volants? N'était-ce pas plutôt une farces énorme que lui avaient faites les Dursley? Si Harry n'avait pas su que les Dursley ne possédaient pas le moindre sens de l'humour, il aurait pu le penser. Mais même si tout ce que lui avait raconté Hagrid jusqu'à maintenant était incroyable, Harry ne pouvait s'empêcher de lui faire confiance. Soudain, Hagrid s'arrêta net.

-C'est là, dit-il. Le Chaudron Baveur. Un endroit célèbre.

C'était un pub minuscule net miteux, coincé entre une grande librairie et une boutique de disques. Si Hagrid ne lui avait pas montré, Harry ne l'aurait jamais remarqué. D'ailleurs, personne d'autre n'y faisait attention, c'était comme si Hagrid et Harry avaient été les seuls à le voir. Lorsque le géant le fit entrer à l'intérieur, Harry fut surpris qu'un endroit célèbre paraisse aussi sombre et misérable.

De vieilles femmes étaient assises dans un coin et buvaient de petits verres de xérès. L'une d'elles fumait une longue pipe. Un petit homme en chapeau haut de forme parlait à un barman chauve dont la tête ressemblait à une noix scintillante. Lorsque Harry et Hagrid entrèrent, la rumeur des conversations s'interrompit. Tout le monde semblait connaître Hagrid; on lui adressait de toutes parts des signes de mains et des sourires.

-Comme d'habitude, Hagrid? Demanda le barman en tendant la main vers une rangée de verres.

-Peux pas, Tom. Je suis en mission pour Poudlard répondit le géant en donnant une tape sur l'épaule de Harry dont les genoux fléchirent sous le choc.

-Seigneur Dieu, dit le Barman en regardant Harry. C'est... Est-ce que c'est vraiment?...

Soudain, les client du Chaudron Baveur ne dirent plus un mot, ne firent plus un geste.

-Par le ciel, murmura le vieux barman. Harry Potter... Quel honneur!

Il se hâta de contourner le comptoir et se précipita sur Harry pour lui serrer la main. Il avait les larmes aux yeux.

-Soyez le bienvenu, Mr Potter. Bienvenu parmi nous.

Harry ne savait pas quoi répondre. Tous les regards étaient tournés vers lui. La vieille femme continuait de tirer sur sa pipe sans se rendre compte qu'elle s'était éteinte. Hagrid rayonnait.

Puis on entendit les chaises racler le plancher et, un instant plus tard, Harry se trouva entouré de gens qui tenaient à tout prix à lui serrer la main. Pas un seul du bar n'était resté assis.

-Je suis Doris Crockford, Mr Potter, c'est extraordinaire de vous voir enfin.

-Je suis fier de faire votre connaissance, dit quelqu'un d'autre.

-J'ai toujours rêvé de vous serrer la main, assura un troisième. Je suis si ému.

-Je suis si honoré de faire votre connaissance, Mr Potter, dit un quatrième. Je m'appelle Diggle, Dedalus Diggle.

-Je vous ai déjà vu, répondit Harry tandis que le chapeau haut de forme de Dedalus Diggle tombait sous le coup de l'émotion. Vous m'avez salué un jour dans un magasin.

-Il s'en souvient! S'écria Diggle en regardant tout le monde autour de lui. Vous avez entendu? Il s'en souvient

Harry continuait à saluer tout le monde tandis que Doris Crockford ne cessait de lui tendre la main.

Un jeune homme au teint pâle s'avança, visiblement nerveux. L'une de ses paupières était agitée de tics.

-Professeur Quirell! S'exclama Hagrid. Harry, je te présente le professeur Quirell qui sera un de tes maîtres à Poudlard.

-P... P... Potter... Balbutia le professeur en saisissant la main de Harry. V... V... Vous ne pou... Pouvez pas savoir à... A quel point je suis heu... Heu... Heureux de vous rencontrer.

-Quelle matière enseignez-vous professeur? Demanda Harry.

-La dé... Défense contre les for... Forces du Mal, marmonna le professeur Quirell comme s'il eût préféré ne pas en parler. Mais vous... Vous... Vous n'en avez pas be... Besoin, P... P... Potter.

Il eut un rire nerveux.

-Vous... Vous êtes venu chercher vos fournitures? Je... Je dois dois moi-même a... Acheter un nouveau li... Livre sur les vampires.

Cette perspective semblait le terrifier.

Les autres clients du bar n'avaient pas l'intention de laisser le professeur accaparer Harry, et Hagrid eut toutes les peines du monde à se faire entendre.

-Il faut y aller, dit-il. Nous avons beaucoup de choses à acheter.

Doris Crockford lui serra la main une dernière fois et Hagrid l'entraîna hors du bar, dans une petite cour entourée de murs où il n'y avait que des poubelles et quelques mauvaises herbes.

-Je t'avais prévenu que tu étais célèbres, dit le géant avec un grand sourire. Même le professeur Quirell était tout tremblant. Remarque, il n'arrête pas de trembler. Le pauvre. C'est un esprit remarquable. Il allait très bien tant qu'il étudiait dans les livres mais depuis qu'il est allé rencontrer des vampires et des harpies dans le Forêt noire, il a peur de tout, même de ses élèves. Voyons, qu'est-ce que j'ai fait de mon parapluie? Ah, le voilà.

Hagrid compta les briques sur le mur, au-dessus des poubelles, puis il tapota trois fois à un endroit précis avec la pointe de son parapluie. La brique se mit alors à trembloter et un petit trou apparut en son milieu. Le trou s'élargit de plus en plus et se transforma bientôt en une arcade suffisamment grande pour permettre à Hagrid de passer. Au-delà, une rue pavée serpentait devant eux à perte de vue.
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Re: Destins magiques
-Bienvenue sur le Chemin de Traverse, dit Hagrid.

La stupéfaction de Harry le fit sourire. Il franchirent l'arcade qui disparut aussitôt sur leur passage pour ne laisser derrière eux que le mur de pierre.

-Bonjour Hagrid! Dit une jeune fille au cheveux argenté qui était adossée au mur.

-Ah tiens, bonjour Bella! Dit Hagrid.

-Bonjours Harry, comment ça va?

-Bien merci, mais comment connaissez-vous mon nom? Demande celui-ci.

-Tout le monde connait ton nom et je t'ai reconnu grâce à ça!

Elle montra son front du doigt. Sur son front il y a une fine cicatrice en forme d'éclair.

-J'ai la même, regarde! La jeune fille souleva les quelques mèche de cheveux qui recouvrent son front laissant Harry découvrir la même cicatrice que la sienne dessus.

Bella était une jeune fille qui donnait l'apparence d'avoir environ seize ans, alors qu'en réalité aujourd'hui était le jour de ses onze ans, elle était en effet née le même jour que Harry, à quelques minutes intervalle en fait. Ses cheveux lui tombaient jusqu'au bas du dos, il étaient lisse et de couleur argenté, ce qui n'est pas très commun, mais qui était leur couleur naturel. Ses yeux eux aussi avait une couleur assez peu naturel, il étaient bleu pâle et suivant la luminosité on aurait put les dire violet. Elle était grande et mince, d'une grande beauté, à telle point qu'Harry en resta quoi.

-C'est... C'est toi, Bella? La filleule de ma mère? Demanda Harry la bouche ouverte.

-Oui, c'est moi, je suis Isabella Dumbledore, la nièce d'Albus Dumbledore, le directeur de Poudlard.

-Tu dois être vachement douée en magie?

-Je me débrouille! J'entre en première année moi aussi! J'ai onze ans, aujourd'hui, comme toi!

Harry eut du mal à la croire, mais elle n'avait aucune raison de mentir.

-Excuse-nous Bella, mais on doit aller à Gringotts, alors... hésite Hagrid.

-Moi aussi je dois y aller, en fait je vous attendez! Ocle Albus m'a dit que vous deviez venir aujourd'hui alors je suis venue pour faire mes achats avec Harry! Dit-elle.

Ils se mirent en route.

Le soleil brillait sur un étalage de chaudron, devant un magasin. Une pancarte annonçait: <<Chaudron – toutes tailles – cuivre, étain, argent – touillage automatique – modèle pliables.>>

-Il va falloir vous en acheter un, Dit Hagrid, mais on va commencer par aller vous chercher de l'argent.

Harry aurait voulu avoir une demi-douzaine d'yeux supplémentaires, il regardait de tous côtés, en essayant de tout voir à la fois: les magasins, les étals, les gens qui faisait leur courses. Une petite femmes rondelette regardait la vitrine d'un apothicaire en hochant la tête:

-Dix-sept Mornilles pour trente grammes de foie de dragon, c'est de la folie... Marmonna-t-elle.

Un hululement s'éleva d'une boutique dont l'enseigne indiquait: <<Au Royaume des Hiboux – Hulottes, chouettes effraies, grand ducs, chouette lapones.>> Quelques garçon de l'âge de Harry et Bella avaient le nez collé contre une vitrines dans laquelle était exposés des balais volants.

-Regarde, dit l'un d'eux. Le nouveau Nimbus 2000. Encore plus rapide.

Bella s'approcha de la vitrine quelques instants pour voir le balai qui apparemment lui faisait une envie folle, tellement folle qu'on pouvait presque voir des étoiles danser dans ses yeux.

-Qu'est-ce que j'aimerais avoir un balai comme ça!

On vendait de tout dans les boutiques, des balais, des robes de sorcier, des télescopes, des foies de chauve-souris et des yeux d'anguilles conservés dans des barils, des piles de grimoires, des plumes d'oie, des parchemins, des potions, des globes lunaires.

-Ah, voilà Gringotts, dit enfin Hagrid.

Ils se trouvaient devant un grand bâtiment d'une blancheur de neige, qui dominait les boutiques alentour. Debout à côté du portail en bronze étincelant, vêtu d'un uniforme écarlate, se tenait un...

-Eh oui, c'est un gobelin, dit Hagrid tandis qu'ils montaient les marches de pierre blanche qui menaient au portail.

Le gobelin avait environ une tête de moins que Harry. Il avait le teint sombre, un visage intelligent, une barbe en pointe, des pieds et des doigts longs et fins. Lorsqu'ils pénétrèrent à l'intérieur du bâtiment, le gobelin s'inclina sur leur passage. Il se retrouvèrent devant une autre porte, en argent cette fois, sur laquelle était gravés ces mots:


Entre ici étranger si tel est ton désir
Mais à l'appât du gain, renonce à obéir,
Car celui qui veut prendre et ne veut pas gagner,
De sa cupidité, le prix devra payer.
Si tu veux t'emparer, en ce lieu souterrain,
D'un trésor convoité qui jamais ne fut tien,
Voleur, tu trouveras, en guise de richesse,
Le juste châtiment de ta folle hardiesse.




-Comme je te l'ai dit, il faudrait être fou pour essayer de voler quelque chose ici, dit Hagrid.

Deux autres gobelins s'inclinèrent devant eux et ils entrèrent dans un vaste hall tout en marbre. Derrière un long comptoir, une centaine de gobelins étaient assis sur de hauts tabourets, écrivant dan registre, pesant des pièces de monnaie sur des balances en cuivre, examinant des pierres précieuses à la loupe.

Il y avait tant de portes aménagées dans le hall qu'il était inutile d'essayer de les compter. Certaines d'entre elles s'ouvraient de temps en temps pour laisser passer des clients escortés par d'autres gobelins. Hagrid, Harry et Bella s'approchèrent du comptoir.

-Bonjour dit Hagrid à un gobelin. On est venus prendre un peu d'argent dans le coffre de Mr Potter.

-Vous avez la clé, monsieur? Demanda le gobelin.

Hagrid commença à vider ses poches, répandant quelques biscuit moisis sur le livre de compte du gobelin.

-La voilà, dit-il en montrant une minuscule clé d'or. J'ai aussi une lettre du professeur Dumbledore. C'est au sujet de Vous-Savez-Quoi, dans le coffre numéros 713.

-Et pour mademoiselle?

-Je viens aussi pour prendre de l'argent dans le coffre 786, voici la clé! Bella remit une clé identique à celle d'Harry au gobelin.

Celui-ci examina les clés et lut attentivement la lettre.

-Très bien, dit-il, je vais vous faire accompagner dans la salle des coffres. Gripsec!

Un autre gobelin apparut et les conduisit aussitôt vers l'une des portes du hall.

-Qu'est-ce que c'est, le Vous-Savez-Quoi dans le coffre numéros 713? Demanda Harry.

-Ça, je ne peux pas te le dire, répondit Hagrid d'un air mystérieux. Très secret. Une affaire qui concerne Poudlard. Dumbledore m'a confié une mission mais je n'ai pas le droit d'en parler.

Harry regarda Belle l'interrogent du regard, elle haussa les épaule, ne comprenant pas plus que lui apparemment. Gripsec leur tenait la porte. Il les avait menés dans un étroit passage éclairé par des torches. Harry fut surpris de ne pas voir de marbre. Le passage était en pente raide et une voie ferrée courait en son milieu. Le gobelin siffla. Aussitôt, un wagonnet s'approcha dans un bruit de ferrailles et vint s'arrêter devant eux. Lorsqu'ils y furent grimpés tous les quatre – non sans difficulté pour Hagrid –, le wagonnet les emporta.
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Re: Destins magiques
Tout d'abord, ils parcoururent un labyrinthe de galeries tortueuses, tournant sans cesse, à droite, à gauche, sans que Gripsec ait besoin de manœuvrer la wagonnet qui semblait connaître son chemin.

Malgré le vent glacial, Harry ouvrait grand les yeux. Pendant un bref instant, il remarqua un jet de flammes au bout d'une galerie et il se demanda se c'était un dragon, mais le wagonnet avait déjà bifurqué dans une autre direction. Ils s'enfoncèrent de plus en plus loin dans les profondeurs et longèrent un lac souterrain bordé de stalactites et de stalagmites.

-J'oublie toujours la différence entre stalactite et stalagmite, cria Harry pour couvrir le bruit du wagonnet.

-Dans stalagmite, il y a un <<M>> comme pour monter, et dans stalactite, il y a un <<T>> Comme pour tomber! Répondit Bella alors qu'Hagrid lui commençait à avoir mal au coeur.

Enfin, le wagonnet s'arrêta devant plusieurs petite porte. Le teint verdâtre, Hagrid elle s'appuyer contre le mur, les genoux tremblants.

-Ça me rend malade de voyager là-dedans, dit-il d'une voix sourde.

Gripsec ouvrit l'une des porte. Un panache de fumée vert s'échappa aussitôt. Lorsqu'il fut dissipé, Harry découvrit avec stupéfaction des montagnes d'or, d'argent et de bronze qui s'entassaient dans un chambre forte. Pendant ce temps Gripsec était allait ouvrir une seconde porte un peu plus loin en compagnie de Bella et le même spectacle se faisait voir, avec autant d'or, d'argent et de bronze.

-Tout ça t'appartient, dit Hagrid avec un sourire à Harry devant le premier coffre.

C'était difficile à croire! Dire que les Dursley n'avaient pas cessé de reprocher à Harry de leur coûter trop cher! Alors que, pendant tout ce temps, une petite fortune l'attendait dans les sous-sols de Londres! Si l'oncle Vermon et la tante Pétunia l'avaient su...

Hagrid aide Harry à remplir un sac de pièces, alors que Bella faisait de même de son côté.

-Celles en or sont des Gallions, explique Hagrid à Harry. En argent, ce sont les Mornilles. Il y a dis-sept Mornilles d'argent dans un Gallion d'or et vingt-neuf Noises de bronze dans une Mornille. C'est facile à retenir. Avec ça, tu auras de quoi couvrir tes frais pendant l'année scolaire. On va laisser le reste dans le coffre. Bella tu as finis. Et maintenant, au numéros 713, s'il vous plaît, ajouta-t-il en se tournant vers Gripsec. Et si on pouvait y aller un peu moins vite.

-Désolé, monsieur, répondit le gobelin, la vitesse des wagonnets n'es pas réglable.

Ils repartirent dans le labyrinthe en s'enfonçant encore davantage dans les entrailles de Gringotts. La température devenait de plus en plus glaciale tandis que le wagonnet continuait sa course en prenant des virages à angle droit. Il passèrent par-dessus un ravin et Harry se pencha pour scruter ses profondeurs mais Hagrid la ramena en arrière par la peau du cou.

La chambre forte numéros 713 ne possédait as de serrure.

-Reculez un peu, dit Gripsec d'un air important.

Il caressa alors la porte du bout des doigts et elle disparut soudain comme si elle s'était volatilisée.

-Si quiconque d'autre qu'un gobelin essayait d'ouvrir cette porte, il serait aspiré au travers et deviendrait prisonnier de la chambre forte.

-Et vous vérifiez de temps en temps s'il n'y a pas quelqu'un à l'intérieur? Demanda Harry.

-Tous les dix ans, environ, répondit Gripsec avec un sourire mauvais.

Une chambre forte aussi bien protégée devait contenir un trésor fabuleux, pensa Harry, mais il fut déçu de constater qu'elle était vide. Seul un petit paquet grossièrement enveloppé dans du papier Kraft était posé sur le sol. Bella était aussi déçu que lui vu la manière dont elle haussa les sourcils. Hagrid ramassa le paquet et le fourra dans une poche intérieur, tout au fond de son manteau. Malgré sa curiosité, Harry renonça à poser des question, tout comme Bella: Hagrid n'était certainement pas disposé à leur révéler ce qu'il y avait dans le paquet.

-Allez, on retourne dans le wagonnet infernal, soupira le géant. Éviter de me parler pendant la voyage, il vaut mieux que je garde la bouche fermée.
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Re: Destins magiques
Après une nouvelle course endiablée dans les profondeurs de Gringotts, ils se retrouvèrent au-dehors, sous un soleil éclatant qui les fit cligner des yeux. Harry avait hâte de commencer à dépenser son argent. Peu lui importait combien valait les gallions en livres sterling, out ce dont il était sûr c'est qu'il n'avait jamais été aussi riche. Même Dudley n'avait jamais eu autant d'argent à sa disposition.

-Harry, qu'est-ce que tu dirais si on allait acheter nos uniformes en premier! Demande Bella.

-Bonne idée! Répond celui-ci.

-Bon, Harry, tu es entre de bonnes mains, je vous attendrez au Chaudron Baveur, j'ai besoin d'aller prendre un remontant.

-Ok, à plus tard! Répondirent les deux enfants.

Ils allèrent dans un magasin dont l'enseigne indiquait: << Madame Guipure, prêt-à-porter pour mages et sorciers>>.

Madame Guipure était une petit sorcière replète et souriante, vêtue tout en mauve.

-C'est pour Poudlard, mes petits? Demanda-t-elle avant même qu'ils aient eu le temps de parler. J'ai tout ce qu'il faut. Il y a un autre jeune homme qui est en train d'essayer son uniforme.

Madame Guipure accompagna Harry au fond du magasin rejoindre l'endroit où se trouvait l'autre garçon, tandis qu'une seconde sorcier, sans doute l'associée de Madame Guipure accompagnait Bella dans une autre pièce pour faire ses essayages.

Au fond du magasin, un garçon au teint pâle, le nez en pointe, se tenait debout sur un tabouret tandis qu'une autre sorcière ajustait la longue robe qu'il avait revêtue. Madame Guipure installa Harry sur un deuxième tabouret et lui fit passer une autre robe de sorcier dont elle entreprit d'épingler l'ourlet pour le mettre à la bonne longueur.

-Salut, dit le garçon. Toi aussi, tu vas à Poudlard?

-Oui, répondit Harry.

-Mon père est en train de m'acheter mes livres dans le magasin d'à côté et ma mère est allée me chercher une baguette magique à l'autre bout de la rue, dit la garçon d'une voix trainante. Ensuite, je compte les emmener faire un tour du côté des balais de course. Je ne vois pas pourquoi les élèves de première année n'auraient pas le droit d'avoir leur propre balai. J'arriverai bien à convaincre mon père de m'en acheter un et je m'arrangerai pour le faire passer en douce au collège.

En l'écoutant parler, Harry ne pouvait s'empêcher de penser à Dudley.

-Et toi, tu as un balai? Poursuivit-il.

-Non, dit Harry.

-Tu joues au Quidditch?

-Non, répéta Harry en se demandant ce que pouvait bien être le <<Quidditch>>.

-Moi, oui. Mon père dit que ce serait un scandale si je n'étais pas sélectionné dans l'équipe. Tu sais dans quelle maison tu seras?

-Aucune idée, répondit Harry, de plus en plus déconcerté.

-En fait, on ne peut pas vraiment savoir avant d'être sur place. Mais moi, je sis sûr d'aller à Serpentard, toute ma famille y a toujours été. Tu t'imagines, se retrouver à Pousouffle? Je préférerais m'en aller tout de suite.

-Mmm... Marmonna Harry, incapable de trouver une réponse plus pertinente.

-Où sont tes parents?

-Ils sont morts, dit Harry qui n'avait pas envie d'aborder ce sujet.

-Oh, désolé, dit l'autre qui n'avait pas l'air désolé du tout. Mais ils étaient de notre monde, non?

-Ils étaient sorciers, si c'est ça que tu veux dire.

-A mon avis, Poudlard devrait leur être exclusivement réservé. Ceux qui viennent d'autre famille ne sont pas comme nous, ils n'ont pas eu la même éducation. Certains d'entre eux n'avaient même jamais entendu parler de Poudlard avant de recevoir leur lettre, tu te rends compte? Je pense que l'école ne devrait accepter que les enfants issus de vieilles familles de sorciers. Eu fait, comment tu t'appelles?

-Et voilà, c'est fait, mon petit, interrompit Madame Guipure avant qu'il ait eu le temps de répondre.

Saisissant l'occasion pour mettre un terme à sa conversation avec le garçon, Harry sauta du tabouret.

-Nous nous reverrons à Poudlard dit l'autre de sa voix traînante.

Harry, retrouva Bella à l'entrer du magasin et ils allèrent acheter des glaces (Chocolat-fraise aux noisettes). Ils ne dirent pas grand-chose pendant qu'ils les mangeaient.

Une fois qu'ils les eurent finit, ils s'arrêtèrent dans une autre boutique pour acheter du parchemin et des plumes d'oie. Harry fut ravie de découvrir qu'on pouvait acheter de l'encre qui changeait de couleur en écrivant.

-C'est quoi, le Quidditch? Demanda Harry lorsqu'ils furent sortis du magasin.

-Non d'un vampire! Alors ce qu'oncle Albus m'a dit est vrai? Tu n'es au courant de rien. Tu sais même pas ce qu'est le Quidditch!

-Je sais que j'ai l'air idiot, répondit Harry.

Il parla à Bella du garçon au teint pâle qu'il avait vu chez Madame Guipure.

-Et il a dit que les enfants de famille moldue ne devraient pas être admis à Poudlard...

-Tu ne viens pas d'une famille moldue. S'il savait qui tu es... Il a dû entendre parler de toi souvent s'il appartient à une famille de sorciers – tu t'en es rendu compte au Chaudron Baveur, on a entendu le raffut que les clients faisaient de l'autre côté du mur. D'ailleurs, qu'est-ce qu'il en sait, certains des meilleurs élèves qui ont été à Poudlard étaient les seuls sorciers d'une longue lignée de Moldus. Regarde ta mère, par exemple! Et regarde qui elle avait comme sœur.

-Alors, c'est quoi, le Quidditch?

-C'est le sport des sorciers. Dans notre monde, on est tous passionnée de Quidditch, un peu comme les Moldus avec le Football. Ça se joue avec quatre balles et les joueurs volent sur des balais. Difficile à expliquer en quelques mots.

-Et qu'est-ce que c'est que Serpentard et Pousouffle?

-Ce sont les noms de deux maisons de Poudlard. En tout, il y en a quatre. Tout le monde dit que les cancres sont nombreux à Pousouffle, mais...

-Je parie que j'irais à Pousouffle, dit Harry résigné.

-Mieux vaut Pousouffle que Serpentard. Tous les sorciers qui ont mal tourné sont passés par Serpentard. Voldemort, par exemple.

-Vol... Pardon, Tu-Sais-Qui était à Poudlard?

-Tu peux dire Voldemort si tu veux ça ne me gênes pas! Oui, il était à Poudlard, il y a bien des années.
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Re: Destins magiques
Ils entrèrent dans une librairie qui s'appelait Fleury et Bott pour acheter les manuels scolaire. Sur les étagères s'entassaient jusqu'au plafond des livres gros comme des pavés, reliés en cuir, d'autres pas plus gros qu'un timbre-poste et recouverts de soie, des livres remplis de symboles étranges et quelques autres encore dont les pages étaient blanches. Même Dudley, qui ne lisait jamais rien, aurait eu envie de les ouvrir. Bella dut presque traîner Harry pour l'arracher à Sorts et contre-sorts (ensorcelez vos amis et stupéfiez vos ennemis avec les sortilèges de Crâne chauve, Jambencoton, langue de plomb et bien d'autres encore) par le professeur Vindictus Viridian.

-J'aimerais bien jeter un sort à Dudley, dit Harry. Il y a sûrement un livre qui explique comment faire?

-Ce ne serait pas une mauvaise idée, répondit Bella, mais il vaut mieux éviter d'utiliser la magie dans le monde les Moldus, sauf dans des cas exceptionnels. De toute façon, t n'en sais pas encore assez pour jeter des sorts. Tu as encore beaucoup de choses à apprendre avant d'en arriver là.

Harry n'eut pas non plus la permission d'acheter un gros chaudron en or (<<Il faut qu'il soit en étain>>, assura Bella), mais il fit l'acquisition d'un télescope pliable et d'une jolie balance pour peser les ingrédients entrant dans la composition des potions. Puis ils allèrent faire un tour dans la boutique de l'apothicaire qui fascina Harry en dépit de l'odeur pestilentielle qui y régnait, un mélange d'œuf pourris et de choux avariés. Des tonneaux contenant des substances gluantes s'alignaient sur le sol. Disposés sur des étagères, on voyait des bocaux remplis d'herbes, de racines séchées et de poudres brillantes. Des plumes d'oiseaux, des crochets de serpents, des serres de rapaces pendaient du plafond. Pendant que Bella demandait à l'apothicaire les ingrédients nécessaires à la fabrication de potions, pour deux personnes, Harry examina des cornes argentées de licornes à vingt Gallions pièce et de minuscules yeux de scarabées d'un noir brillant (cinq Noises la poignée).

Ils continuèrent leurs emplettes dans les boutiques qui s'alignaient le long de la rue et bientôt, il ne resta plus que la baguette magique à acheter.

Bella alla alors chercher Hagrid au Chaudron Baveur, il valait mieux qu'il les accompagne pour cet achat là.

-Il faut que je vous offre un cadeau pour votre anniversaire, ajouta Hagrid, une fois qu'il les eut rejoint.

Harry se sentit rougir.

-Vous n'êtes pas obligé, ajouta Bella.

-Je le sais bien, mais je veux vous offrir un animal. Pas un crapaud, les crapaud ne sont plus à la mode, on se moquerait de vous. Ni un chat, les poils de chat me font éternuer. Je vais vous acheter un hibou. Tous les enfants veulent des hiboux, ils sont très utiles, on peut s'en servir pour le courrier.

Vingt minutes plus tard, Harry et Bella sortirent du magasin de hiboux avec une grande cage chacun, à l'intérieur de celle de Harry une magnifique chouette hulotte aux plumes blanches comme la neige dormait paisiblement, la tête sous l'aile. Bella, elle, avait choisit une chouette effraie, aux plumage ambré. Harry en bégayait de reconnaissance. On aurait cru entendre le professeur Quirell. Bella c'était contenait de remercier chaleureusement Hagrid en lui sautant au cou.

-Ce n'est rien, répondit Harry d'un ton bourru. J'imagine que tu n'as jamais eu beaucoup de cadeaux, chez les Dursley, Harry. Maintenant, il ne nous reste plus qu'à aller chez Ollivander, la meilleure boutique de baguettes magiques. Il vous faut ce qu'il y a de mieux.

Une baguette magique... Le rêve de Harry.

La dernière boutique dans laquelle ils pénétrèrent était étroite et délabrée. Au-dessus de la porte, des lettres d'or écaillées indiquaient: <<Ollivander – Fabricants e baguettes magiques depuis 382 avant J.-C.>> Dans la vitrine poussiéreuse, une simple baguette de bois était exposée sur un coussin pourpre un peu râpé.
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Dunamis
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Re: Destins magiques
A leur entrée, une clochette retentit au fond de la boutique. L'intérieur était minuscule. Une unique chaise de bois mince était réservé aux clients et Hagrid s'y assit en attendant. Harry éprouvait une étrange sensation, comme s'il venait d'entrer dans un bibliothèque particulièrement austère, même Bella était impressionnée. Harry renonça à poser toutes les questions qui lui venaient à l'esprit et se contenta d'observer les milliers de boîtes étroites qui s'entassaient presque jusqu'au plafond. Il sentit un frisson dans la nuque. La poussière et le silence lui semblait receler une magie secrète.

-Bonjour, dit une voix douce.

Harry et Bella sursautèrent. La chaise sur laquelle Hagrid était assis craqua bruyamment et il se leva d'un bond.

Un vieil homme se tenait devant eux. Ses grands yeux pâles brillaient comme deux lunes dans la pénombre de la boutique.

-Bonjour, dit Harry, mal à l'aise.

-Mr Ollivander, ajouta Bella poliment.

-Ah, oui, oui, bien sûr, dit l'homme. Je pensais bien que j'allais vous voir bientôt. Harry Potter. Vous avez les yeux de votre mère. Je me souviens quand elle est venue acheter sa première baguette, j'ai l'impression que c'était hier, 25,6 centimètres, souple et rapide, bois de saule. Excellente Baguette pour les enchantements.

Mr Ollivander s'approcha de Harry. Les yeux argentés du vieil homme avaient quelque chose d'angoissant.

-Votre père, en revanche, avait préféré une baguette d'acajou, 27,5 centimètres. Flexible. Un peu plus puissante et remarquablement efficace pour les métamorphoses. Enfin, quand je dis que votre père l'avait préférée... En réalité, c'est bien entendu la baguette qui choisit son maître.

Mr Ollivander tourna alors son regard vers Bella qui se raidit.

-Miss Black...

-Dumbledore, Miss Dumbledore, rectifia Bella.

-Oui, bien sûr... Je me souviens aussi quand vos parents son venue. Votre mère avait choisit une baguette de bouleau, 25,4 centimètres. Souple. Excellente pour les enchantements elle aussi. Votre père par contre, lui, il a eut une baguette de hêtre, 28,2 centimètres, flexible et remarquablement rapide. D'une efficacité redoutable pour les sorts et contre-sorts, une baguette puissante.

Mr Ollivander s'était tellement rapproché de Harry à présent que leur nez se touchaient presque. Harry distinguait son reflet dans les yeux couleur de brume du vieil homme. Bella eut droit à la même chose peu après.

-C'est ici que...

D'un doigt long et blanc, Mr Ollivander touche la cicatrice en forme d'éclair sur le front de Bella puis celle sur le front de Harry.

-J'en suis désolé, mais c'est moi qui ai vendu la baguette responsable de ces cicatrices, dit-il d'une voix douce, 33,75 centimètres. En bois d'if. Une baguette puissante, très puissante, et entre des mains maléfiques... Si j'avais su ce que cette baguette allait faire en sortant d'ici...

Il hacha la tête puis, au grand soulagement de Bella et Harry, il se retourna vers Hagrid.

-Rubeus! Rubeus Hagrid! Quel plaisir de vous revoir... C'était du chêne, 40 centimètres, plutôt flexible, n'est-ce pas?

-En effet, dit Hagrid.

-Une bonne baguette. Mais il ont dû la casser en deux quand vous avez été exclu du collège? Demanda Mr Ollivander d'un ton soudain grave.

-Euh... Oui... Oui, c'est ça... Répondit Hagrid, mal à l'aise. Mais j'ai gardé les morceaux, ajouta-t-il d'une voix plus assurée.

-J'imagine que vous ne vous en servez pas. Interrogea sèchement Mr Ollivander.

-Oh, non, bien sûr que non, monsieur, répondit précipitamment Hagrid.

Harry remarqua alors que ses mains s'étaient crispées sur le parapluie rose.

-Mmmmm, marmonna Mr Ollivander en jetant à Hagrid un regard perçant. Bien, revenons à vous, Mr Potter et Miss Dumbledore. Voyons un peu...

Il sortit de sa poche un mètre ruban avec des marque en argent.

-De quelle main tenez-vous la baguette? Demanda-t-il.

-La droite, répondit aussitôt Bella.

-Euh... Je suis droitier, répondit Harry.

-Tendez le bras. Voilà.

Il mesura le bras de Harry et celui de Bella, de l'épaule jusqu'au bout des doigts, puis du poignet jusqu'au coude, puis la hauteur de l'épaule jusqu'au pieds, puis du genou à l'aisselle et enfin, il prit leur tour de tête.

-Chaque baguette de chez Ollivander renferme des substances magique très puissantes, Mr Potter, Miss Dumbledore. Nous utilisons du poils de Licorne, des plumes de phénix ou des ventricules de coeur de dragon. Et de même qu'on ne trouve pas deux licornes, deux dragons ou deux phénix exactement semblables, il n'existe pas deux baguette de chez Ollivander qui soient identiques. J'ajoute, bien entendu, qu'aucune autre baguette magique ne vous donnera des résultats aussi satisfaisant que les nôtres.

Le vieil homme alla prendre des boîtes disposées sur des étagères tandis que le mètre ruban continuait tout seul de prendre des dernières mesures nécessaires – l'écartement des narines, notamment.

-Ça ira comme ça, dit l'homme, et le mètre ruban tomba en un petit tas sur le sol. Essayez donc celle-ci Mr Potter. Elle est en bois de hêtre et contient du ventricule de dragon, 22,5 centimètres. Très flexible, agréable à tenir en main. Prenez-la et agitez-la un peu.

Harry prit la baguette et la fit tournoyer légèrement en se sentant parfaitement idiot. Mais Mr Ollivander la lui arracha presque aussitôt des mains et lui en fit essayer une autre, alors qu'il passait la première à Bella et la lui reprit aussi immédiatement des mains.

-Bois de cèdre et plume de phénix, 17,5 centimètres, très flexible. Essayez...

Harry l'essaya mais à peine avait-il levé la baguette que Mr Ollivander la lui arracha également des mains. Là, encore même chose pour Bella.

-Non, plutôt celle-ci, bois d'ébène et crin de licorne, 21,25 centimètres, très souple. Allez-y, essayez.

Harry et Bella l'essayèrent, puis une autre encore. Harry ne comprenait pas ce que voulait Mr Ollivander. Bientôt, il y eut un énorme monceau de baguettes magiques posées sur la chaise en bois mince, mais aucune ne convenait.

-Des clients difficiles, commenta Mr Ollivander d'un air satisfait. Mais nous finirons bien par trouver celles qui vous conviennent. Voyons celle-ci. Une combinaison originale: bois de houx et plume de phénix, 27,5 centimètres. Facile à manier, très souple.

Harry prit la baguette et sentit aussitôt une étrange chaleur se ré^pendre dans ses doigts. Il lava la baguette au-dessus de sa tête, puis l'abaissa en la faisant siffler dans l'air. Une gerbe d'étincelle rouge et or jaillit alors de l'extrémité de la baguette, projetant sur les murs des lueurs mouvantes. Hagrid et Bella applaudirent en poussant des exclamation enthousiastes.

-Bravo! S'écria Mr Ollivander. Très bien, vraiment très bien. Étrange... Très étrange... Miss Dumbledore essayez donc celle-ci. 30,2 centimètres en bois d'érable et plume de phénix, douce et puissante.

A peine Bella eut-elle touché la baguette qu'une lumière rouge inonda la pièce d'une lumière rouge écarlate accompagnait d'étincelles multicolores.

-Très bien, vraiment. Toujours étranges... Vraiment très étranges...

Il reprit les baguette et les remit dans leur boite qu'il enveloppa de papier kraft en continuant de marmonner: <<Étrange... Vraiment étrange...>>

-Excusez-moi, dit Harry mais qu'est-ce qui est donc si étrange?

Le vieil homme fixa Harry de ses yeux pâles.

-Je me souviens de chaque baguette que j'ai vendue, Mr Potter, répondit-il. Or, le phénix sur lequel a été prélevée les plumes qui se trouvent dans vos baguette a également fourni une autre plume à une autre baguette. Il est très étrange que ce soit précisément ces baguettes qui vous ait convenu, car leur sœur n'est autre que celle qui... Qui vous a fait ces cicatrices au front.

Harry avala sa salive avec difficulté alors que Bella était parcourut d'un long frisson.

-L'autre faisait 33,75 centimètres. Elle était en bois d'if. Curieux, vraiment, la façon dont les choses se produisent. Souvenez-vous, c'est la baguette qui choisit son sorcier, pas le contraire... Je crois que vous avez un bel avenir, tous les deux... Après tout, Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom a fait de grandes choses, des choses terribles, certes mais quelle envergure!

Harry frissonna lui aussi. Il n'était pas sûr d'éprouver une grande sympathie pour Mr Ollivander. Harry et Bella payèrent chacun les sept Gallions que coûtait leur baguette et le vieil homme les raccompagna jusqu'à la porte de sa boutique.
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Dunamis
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Re: Destins magiques
Lorsque Hagrid, Harry et Bella reprirent le Chemin de Travers dans l'autre sens, le soleil descendait déjà vers l'horizon. Il franchirent le mur en sens inverse et traversèrent à nouveau Le Chaudron Baveur, vide à cette heure.

-Je prends une chambre au Chaudron Baveur en attendant le premier septembre, tu veux rester avec moi Harry? Lui demande Bella.

-Oui, volontiers! Je peux Hagrid?

-Bien sûr!

-Ça va Harry? Lui demanda Bella une fois qu'il furent dans leur chambre. Tu n'as pas l'air très bien!

Harry ne savait pas très bien comment s'expliquer. Il avait eu le plus bel anniversaire de sa vie, et pourtant...

-Tout le monde pense que je suis quelqu'un d'exceptionnel, dit-il. Tous ces gens au Chaudron Baveur, Le professeur Quirell, Mr Ollivander... Mais moi, je sais bien que je ne connais rien à la magie. Comment peuvent-ils croire que j'ai un bel avenir? Je suis célèbre, mais je ne me rappelle pas pourquoi. Je n'ai aucune idée de ce qui s'est produit quand Voldemort... Le soir où mes parents sont mort.

-Moi aussi je n'en ai aucun souvenir, j'ai été avec toi, je suis aussi célèbre que toi! Tu te poses trop de questions Harry, ce n'est pas parce que tu as grandis dans une famille de Moldus que tu es moins bon qu'un autre. Lui dit Bella avec un sourire bienveillant. Tu apprendras très vite. A Poudlard, tout le monde commence au même niveau? Tu t'en sortiras très bien. Reste toi-même, c'est tout. Je sais que c'est difficile. On a été choisi et c'est toujours difficile. Mais tu seras heureux à Poudlard. Moi aussi, je suis heureuse là-bas. Tiens, ton billet pour Poudlard, c'est pour le 1er septembre, gare de King's Cross. C'est mon oncle qui me les as envoyé tout à l'heure, apparemment il sais déjà que tu restes au Chaudron Baveur avec moi!

Bella lui tendait une enveloppe du parchemin contenant son billet pour le voyage du 1er septembre.

Le mois d'août se déroula dans la joie et la bonne humeur pour nos deux amis. Enfin le premier septembre arriva et ils partirent pour la gare de King's Cross.
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Re: Destins magiques
pfiouu finit ^^

J'apprécie toujours autant, l'univers des sorciers et bien sympa, et Hagrid avec son parapluie, c'est assez drôle de l'imaginer avec
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Re: Destins magiques
Le chemin de traverse, c'est un de mes passages préférés ^^
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Re: Destins magiques
(Je sais c'est plus long, mas là on entre dans les chapitres qui sont pas mal plus long! Après je pense que je mettrais des moitié de chapitres sinon se sera vraiment trop long!)


Harry se réveilla dès cinq heures du matin et s'habilla d'un jean. Inutile de se faire remarquer en revêtant une robe de sorcier! Il se changerait dans le train. Il jeta un coup d'œil à sa liste pour s'assurer qu'il n'avait rien oublié, vérifia qu'Hedwige, c'était le nom qu'il avait donné à sa chouette, il avait trouvé celui-ci dans son Histoire de la magie, était bien enfermée dans sa cage puis il fit les cent pas dans la chambre qu'il partageait au Chaudron Baveur avec Bella. Celle-ci se réveilla d'ailleurs au bout de cinq minutes après qu'il est commençait à faire les cent pas.

-Harry mais qu'est-ce que tu fais? C'est quelle heure?

-Sept heures, répondit celui-ci.

-D'accord j'ai compris je me lève, tu veux bien descendre et commander le petit déjeuné.

Harry descendit dans la salle commune du pub pendant que Bella se changeait. Elle mit une jupe en jean claire qui lui arrivait en dessus des genoux, des bottes en cuirs noires lui lui arrivaient aux dessus des genoux, une chemise blanche dont elle avait retroussé les manche jusqu'en dessus des coudes, et elle portait sous le bras une veste en cuire qu'elle mettrait plus tard. Elle avait aussi prévu de mettre un chapeau genre Stetson (Chapeau de cowboy), pour dissimuler ses cheveux argentés. Harry n'osa pas lui dire que ça faisait vraiment bizarre comme tenue, et qu'on risquait de la regarder un peu bizarrement. Une heure plus tard, Harry et Bella chargeaient leurs énormes valises pleines de livres et de fournitures scolaire dans le coffre d'un taxi et prirent la direction de la gare de King's Cross.

A dix heure et demie, ils étaient devant la gare. Harry et Bella mirent leurs affaires sur des chariots (ils en avaient un chacun). Puis ils entrèrent dans a gare. Ils se dirigèrent vers l'entrée des voies.

-Bon, tu as ton billet, Harry? Interroge Bella.

-Oui!

-C'est quelle voie déjà?

-9 ¾! Répondit le garçon.

-Très bien, suis-moi! Voilà, c'est là!

-Une seconde, là c'est la voie 9, là la 10, je ne vois pas la 9 ¾! S'étonna Harry.

-Ne t'inquiète pas, lui dit Bella. Il suffit de marcher droit vers la barrière qui est devant toi, entre les deux tourniquets. Ne t'arrête pas et n'aie pas peur de te cogner, c'est très important. Si tu as le trac, il vaut mieux marcher très vite. Viens, on y va ensemble.

-Euh... Oui, d'accord... Dit Harry.

Il fit tourner son chariot et regarda la barrière entre les voies 9 et 10. Elle paraissait très solide.

Il s'avança alors, accompagnait de Bella, en poussant son chariot et marcha de plus en plus vite. Ils étaient bousculés par les voyageurs qui se hâtaient vers les voies 9 et 10. Penché sur son chariot, Harry se mit à courir à côté de Bella. La barrière se rapprochaient dangereusement. Trop tard pour freiner, à présent. Il n'était plus qu'à cinquante centimètres. Il ferma les yeux et attendit le choc.

Mais il n'y eut pas de choc. Il continua de courir, toujours au côté de Bella, sans rencontrer d'obstacle et lorsqu'il rouvrit les yeux, il vit une locomotive rouge le long du quai où se pressait une foule compacte. Au-dessus de leur tête, une pancarte signalait: <<Poudlard Express – 11 heures>>.

En regardant derrière lui, Harry vit une grande arche de fer forgé à la place de la barrière et des tourniquets. Un panneau indiquait: <<Voie 9 ¾>>. Il avait réussi à trouver son train, quoi que avec Bella pour l'accompagner ce n'était pas très compliqué.
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Re: Destins magiques
De la fumée s'échappait de la locomotive et se répandait au-dessus de la foule, des chats de toutes les couleurs se glissaient çà et là entre les jambes des passagers et la rumeur des conversations était ponctuée par le bruit des valises trainées sur le quai et des hululements que les hiboux échangeaient d'un air grognon.

-Viens, essayons de trouver un wagon vide! Le dernier devrait faire l'affaire il est toujours vide, la plupart du temps, affirma Bella.

En effet les premiers wagons étaient déjà pleins d'élèves. Certains, penchés aux fenêtres, bavardaient avec leurs parents pendant que d'autres se battaient pour une place assisse. Harry et Bella poussèrent leurs chariots le long du quai, à la recherche d'une place libre. Ils passèrent devant un garçon au visage joufflu qui disait:

-Grand-mère, j'ai encore perdu mon crapaud.

-Neville! Soupira la vieille dame.

Un petit groupe se pressait autour d'un garçon coiffé avec des dread-locks.

-Allez, montre-nous ça, Lee, vas-y.

Le garçon souleva le couvercle de la boîte qu'il tenait dans les mains et tout le monde se mit à hurler en voyant surgir une longue patte velue. Bella devint blanche et accéléra le pas en réprimant un frisson.

Harry et Bella se frayèrent un chemin parmi la foule jusqu'au dernier wagon qui était en effet vide. Harry posa d'abord la cage d'Hedwige à l'intérieur du wagon, Bella fit de même avec la cage de Rowéna, sa chouette, puis il essayèrent de hisser une de leurs valises sur le marchepied mais ils ne parvinrent qu'à la laisser tomber, manquant de peu d'écraser leurs pieds.

-On peut vous aider? Demanda un garçon grand au cheveux d'un roux flamboyant.

-On veut bien, répondit Harry, le souffle court.

-Hé, Fred, viens nous donner un coup de main.

Un garçon qui était apparemment le jumeau du premier arriva, et avec leur aide, Harry et Bella parvinrent à s'installer avec leurs valise dans un coin du compartiment vide.

-Merci, les jumeaux, dit Bella en enlevant son chapeau laissant tomber en cascade ses cheveux argentés.

Les deux garçons regardèrent Bella avec des yeux ronds.

-C'était toi Bella, t'aurais pas put le dire plus tôt? Dit l'un des deux.

-Désolé, je voulais voir si vous alliez me reconnaître, apparemment non!

-C'est malin, répliqua l'autre.

C'est alors que le premier qui regardait Harry dit soudain:

-Qu'est-ce que c'est que ça? Demanda-t-il en montrant la cicatrice en forme d'éclair.

-Ça alors! S'exclama l'autre frère, ce ne serait pas...

-Si, c'est sûrement lui, dit le premier jumeau. C'est bien ça? Ajouta-t-il à l'adresse de Harry.

-Quoi? Demanda celui-ci.

-Harry Potter, dirent en chœur les deux frères.

-Oui, oui, c'est lui répondit Harry. Enfin, je veux dire... C'est moi.

Les deux frères le regardèrent bouche bée, Harry se sentit rougir et Bella était quant à elle à deux doigts de la crise de rire. En effet, ayant rencontré les jumeaux plusieurs années auparavant, quant ils étaient arrivés pour étudier à l'académie, elle avait eut droit à la même scène, étant tout aussi célèbre qu'Harry, mais maintenant les jumeaux avaient l'habitude de la voir alors que c'était la première fois qu'ils voyaient Harry.

Au grand soulagement d'Harry, une voix retentit à la porte du wagon.

-Fred? George? Vous êtes là?

-On arrive, M'man.

Après avoir jeté un dernier coup d'œil à Harry, les jumeaux se hâtèrent de redescendre sur le quai.

-Tu les connais? Demanda Harry à Bella.

-Oui c'est la famille Weasley, les jumeaux que tu as vu, ce sont Fred et George! Il y a aussi Percy qui entre en Cinquième année, il est préfet de la maison Gryffondor, Il ont encore deux frère aînés: Charlie, le plus grand, et Bill qui a finit ses études à Poudlard l'année dernière, il était préfet-en -chef de Gryffondor. Je crois qu'il ont un frère qui entre à l'école comme nous cette année, et leur petit sœur qui devrai y entrer l'année prochaine.

Intriguait par cette grande famille Harry s'assit dans le coin près de la fenêtre. A demi caché, il pouvait observer et entendre la famille Weasley sans être vu. La mère venait de sortir un mouchoir. Bella avait sortie un magasin est était en train de la lire.

-Ron, dit la mère Weasley, tu as quelque chose sur le nez.

Le plus jeune des quatre frères essaya de se dérober mais sa mère l'attrapa par le bras et se mit à lui frotter le bout du nez.

-M'man! Laisse-moi tranquille! Dit-il en parvenant à se dégager.

-Ma parole, le petit Ron à sa maman a quelque chose sur son nez? Dit l'un des jumeaux.

-Ferme-la, répliqua Ron.

-Où est Percy? Demanda leur mère.

-Il arrive.

L'aîné des garçon apparut, la démarche décidée. Il avait déjà revêtu la robe noire de Poudlard et Harry remarqua épinglé sur sa poitrine, un petit insigne brillant qui portait la lettre P.

-Je ne peux pas rester très longtemps, Maman, dit-il. Je dois aller à l'avant du train, les préfets ont un compartiment réservé.

-Tu es préfet, Percy? Dit l'un des jumeaux avec surprise Tu aurais dû nous prévenir, on n'en savait rien.

-Attends, je crois bien qu'il nous en a soufflé un mot, une fois, dit l'autre jumeau.

-Peut-être même deux fois.

-Maintenant que tu me le rappelles, je crois même qu'il nous en a parlé pendant une minute entière.

-Et même pendant tout l'été, à bien y réfléchir...

-Ça suffit, dit Percy le préfet.

-Comment ça se fait que Percy ait une nouvelle robe neuve? S'étonna l'un des jumeaux.

-Parce qu'il est préfet, répondit leur mère d'une voix émue. Fait bon voyage, mon chéri, et envoie-moi un hibou quand tu seras arrivé.

Elle embrassa Percy sur la joue et celui-ci s'éloigna. Elle se tourna ensuite vers les jumeaux.

-Vous deux, vous allez être sages, cette année! Lança-t-elle. Si jamais je reçois un hibou qui me dit que vous avez fait exploser les toilettes...

-Faire exploser les toilettes? On a jamais fait ça.

-Mais c'est une bonne idée. Merci, M'man!

-Et occupez-vous de Ron.

-Ne t'en fait pas, le petit Ron à sa maman n'aura rien à craindre avec nous.

-Ça suffit, dit Ron.

Il était presque aussi grand que les jumeaux et son nez était tout rose à l'endroit où sa mère l'avait frotté.

-Hé, M'man, devine qui on vient de voir dans le train? Dit l'un des jumeaux.

Harry se blottit un peu plus dans son coin pour être sûr qu'ils ne le voient pas, tandis que Bella continuait à lire son magazine.

-Harry Potter et Isabella Dumbledore!

Harry entendit la petite voix flûtée de la petite fille.

-Oh, M'man, je peux monter dans le train pour aller les voir? Demanda-t-elle.

-Non, ces enfants ne sont pas des bêtes curieuse qu'on va voir au zoo. Si Bill était là il te gronderait. Comment tu sais que ce sont eux, Fred?

-Ben j'ai reconnu Bella et j'ai demandais à Harry si c'était bien lui. J'ai vu sa cicatrice. Elle a vraiment la forme d'un éclair, comme celle de Bella.

-Pauvres petits, pas étonnant qu'ils soient tout seul...

-Tu crois qu'ils se souviennent de la tête qu'avait Tu-Sais-Qui?

Harry et Bella échangèrent un regard. La mère des jumeaux devint soudain grave.

-Je t'interdis de leur poser cette question, Fred. Ils n'ont pas vraiment besoin qu'on leur rappelle ça pour leur premier jour d'école. Et je pense pas que Bill apprécierait que tu parles de ça avec Bella.

Un sifflet retentit.

-Dépêchez-vous, dit la mère.

Les trois garçon montèrent dans le wagon. Percy, l'aîné, était déjà parti s'installer en tête du train. En voyant partir ses frères, la petite fille se mit à pleurer.

-T'en fait pas, lui dit l'un des jumeaux par la fenêtre ouverte. On t'enverra plein de hiboux.

-Et un siège de toilette de Poudlard, ajouta son frère.

-George! S'indigna sa mère.

-C'était pour rire, M'man.

Le train s'ébranla. Harry vit la mère des garçon faire de grands signe de la main tandis que la petite soeur, pleurant et riant à la fois, courait le long du quai pour suivre la wagon. Lorsque le train prit de la vitesse, Harry regarda la mère et la fillette devenir de plus en plus petites, puis disparaître. Les maisons qui bordaient la voie défilaient devant la fenêtre du compartiment. Harry éprouvait un sentiment d'excitation: il ne savait pas ce qui l'attendait, mais c'était certainement mieux que ce qu'il laissait derrière lui. Bella elle posa son magazine à côté d'elle.
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Re: Destins magiques
La porte du compartiment s'ouvrit et le plus jeune des frères aux cheveux roux entra.

-La place est libre? Demanda-t-il en montrant le siège en face de Harry. Les autres compartiments sont pleins.

-Oui, bien sûr! répond Bella.

Le regard du jeune garçon fût alors attiré par les deux cicatrices.

-Vous... Vous êtes Harry Potter et Isabella Dumbledore?

-Et oui, mais je préfère qu'on m'appelle Bella! Répond Bella.

-Tu... Tu es vraiment la fille de Dumbledore?

-QUOI!? S'exclame Bella en s'étouffant presque. Non, grand dieux non, je suis juste sa nièce, c'est tout.

-Se sont mes frère Fred et George qui me l'on dit!

-Je connais bien tes frères, je manges souvent avec eux à la table des Gryffondors!

-Ah bon, dans quelle maison vous voudriez être? Interroge Ron.

-Gryffondor! Et toi? Déclare Bella.

-Moi aussi! répondit-il.

-Et toi Harry? Demande Bella.

-Je sais pas je les connais pas!

-Vous avez vraiment ces... Vous savez, la...

Il pointa le doigt vers le front de Harry et Bella. Ceux-ci relevèrent leur mèches de cheveux pour lui montrer leur cicatrice en forme d'éclair. Ron les contempla avec des yeux ronds.

-Alors, c'est là que Vous-Savez-Qui...

-Oui, dit Bella, mais Harry est moi on ne s'en souviens pas.

-Vraiment pas? Demanda avidement Ron.

-Je me souviens d'une lumière verte éblouissante, c'est tout.

-Moi aussi.

-Eh ben, dis donc...

Il fixa Harry et Bella pendant quelques instants puis, comme s'il était soudain rendu compte de ce qu'il faisait, il regarda par la fenêtre.

-Ils sont tous sorciers dans ta famille? Demanda Harry qui s'intéressait autant à Ron que Ron s'intéressait à eux.

-Oui, je crois, répondit Ron. Il paraît que M'man a un cousin qui est comptable, mais on ne parle jamais de lui à la maison.

-Alors tu dois être très fort en magie.

Les Weasley étaient certainement l'une de ces vieilles familles de sorciers auxquelles faisait allusion le garçon au visage pâle qu'il avait rencontré sur le Chemin de Traverse.

-J'ai entendu dire que tu avais dans une famille de Moldus. Ils sont comment, ces gens-là?

-Horrible, répondit Harry. Enfin, pas tous. En tous cas, ma tante, mon oncle et mon cousin sont abominables. J'aurais bien voulu avoir trois frères sorciers.

-Cinq, rectifia Bella. Ron a cinq frères, c'est bien ça?

Le visage de Ron c'était assombri mais il confirma à Bella que sa réponse était exacte.

-Je suis le sixième à aller à Poudlard, dans la famille. J'ai intérêt à être à la hauteur. Bill et Charlie, mes deux frères aînés ont déjà fini leurs études. Bill étaient préfet-en-chef et Charlie capitaine de l'équipe de Quidditch. Maintenant, c'est Percy qui est préfet.

-Préfet? Qu'est-ce que c'est que ça? Demanda Harry.

-C'est un élève chargé de maintenir la discipline, répondit Bella. Une sorte de pion... Tu ne savais pas ça?

-Je ne suis pas beaucoup sorti de chez moi, dit Harry.

-Fred et George font pas mal de bêtises, poursuivit Ron, mais ils ont de bonnes notes et tout le monde les trouve très drôles. Et moi, on voudrait que je fasse aussi bien que les autres, mais même si j'y arrive, personne ne s'en apercevra, parce que je serais le sixième à le faire et on trouvera ça normal. Quand on a cinq frères, on n'a jamais rien de neuf. J'ai les vieilles robes de sorcier de Bill, la vieille baguette magique de Charlie et le vieu rat de Parcy.

Ron sortit de sa poche un gros rat gris qui dormait.

-Il s'appelle Croutard et il ne sert à rien. Il dort tout le temps. Mon père a offert un hibou à Percy quand il a été nommé préfet, mais il n'avait pas les moyens de ... Enfin, je veux dire, c'est moi qui ai hérité de Croutard.

Les oreilles de Ron devinrent écarlates, comme s'il avait eu le sentiment d'en avoir trop dit et il détourna la tête.

Harry ne voyait pas pourquoi il aurait fallu se sentir honteux de n'avoir pas les moyens d'acheter un hibou. Lui-même n'avait jamais eu d'argent jusqu'au mois dernier et il raconta à Ron qu'il devait se contenter de porter les vieux vêtements de Dudley.

-Jusqu'à ce que Hagrid me l'annonce, je ne savait pas que j'étais un sorcier, je ne savais même rien de mes parents, ni de Voldemort.

Ron laissa échapper une exclamation étouffée.

-Tu as prononcé le nom de Tu-Sais-Qui! Dit-il d'un air à la fois choqué et admiratif. Je pensais que vous seriez les derniers à...

-Ce n'est pas pour faire les malins, dit Bella! Moi aussi je dis sont nom, mon oncle m'a dit de toujours appeler les choses par leur nom.

-Moi, je ne me suis pas encore habitué à ne pas dire son nom. J'ai beaucoup de choses à apprendre... Je suis sûr que je serai le plus mauvais élève de ma classe.

-Oh, non, dit Ron d'un ton rassurant. Il y a plein d'élèves qui ont vécu dans les familles de Moldus et ils apprennent très vite.

Le train était sorti de Londres, à présent. Pendant un long moment, ils restèrent silencieux, contemplant les vaches et les moutons qui paissaient dans les près, le long de la voie.
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Re: Destins magiques
Vers midi et demi, il entendirent un chariot tintinnabuler dans le couloir du wagon et une jeune femme souriante fit glisser la porte du compartiment.

-Vous désirez quelque chose, les enfants? Demanda-t-elle en montrant les marchandises disposées sur le chariot.

Harry, qui n'avait pas pris de petit déjeuner, malgré le fait qu'il en ait commander un au Chaudron Baveur, il n'avait pas réussit à y toucher, se leva d'un bond, Bella se leva aussi, mais moins rapidement. Ron, les oreilles à nouveau écarlates, marmonna qu'il avait apporté des sandwiches. Pour la première fois de sa vie, Harry avait les poches pleines d'argent et il était décidé à s'en servir pour s'acheter autant de barre de chocolat qu'il lui plairait. Mais en examinant les friandises que vendait la jeune femme, il s'aperçut qu'elles lui étaient totalement inconnues. Jamais il n'avait entendu parler des Draguées surprise de Bertie Crochue, des Ballongommes du Bullard, des Chocogrenouilles, des Patacitroulles, des Fondants du Chaudron ou des Baguettes magiques à la réglisse. Comme il ne voulait rien manquer, il acheta un peu de tout et donna à la jeune femme les onze Mornilles et sept Noises qu'elle lui demanda.

Bella, elle, prit surtout des Draguées surprise de Bertie Crochue, des Chocogrenouilles, et des fondant du Chaudron, mais en quantités plus importante que Harry, elle paya donc un peu plus cher que lui, mais ayant elle aussi fait le plein d'or à Gringotts elle ne s'en souciait pas.

Ron ouvrit grand les yeux lorsque Harry et Bella revinrent avec leurs acquisitions et les étalèrent sur le baquette.

-Vous avez faim? Dit Ron.

-On est affamé, dit Harry en mordant évidement dans un Patacitrouille.

Ron était en train de déballer un paquet qui contenait quatre sandwiches. Il en prit un et fit la grimace.

-Ma mère oublie toujours que j'ai horreur du corned-beef, soupira-t-il.

-Si tu veux, je te l'échange contre ce qui te plaira, proposa Harry.

-Il ne faut surtout pas manger ça, c'est tout sec, dit Ron. Ma mère n'a pas beaucoup le temps de faire la cuisine, nous sommes cinq enfants à la maison.

-Va-y, sers-toi, proposa Bella, elle est Harry étaient ravi de pouvoir partager quelque chose avec Ron.

-C'est quoi, ça? Demanda Harry en montrant un paquet de Chocogrenouilles. Ce ne sont pas de vraies grenouilles, j'espère?

-Non, mais regarde la carte qui est à l'intérieur, j'en fais collection. Il me manque Agrippa.

-La carte?

-Dans chaque paquet de Chocogrenouille, il y a une carte sur un sorcier ou une sorcière célèbre. J'en ai déjà cinq cents, mais il m'en manque encore quelques-unes, Agrippa et Ptolémée, par exemple.

Harry ouvrit un paquet de Chocogrenouille et trouva la carte. Elle montrait la photos d'un homme avec des lunettes en demi-lune, un long nez aquilin, une chevelure argentée, une barbe et une moustache. Sous le portrait était écrit le nom du personnage: Albus Dumbledore.

-C'est lui, Dumbledore? S'exclama Harry.

-Salut, oncle Albus! Dit Bella au portrait dans la carte.

-Ne me dis pas que tu n'en as jamais entendu parler? Tiens, moi moi un autre Chocogrenouille, j'y trouverai peut-être une carte qui me manque, dit Ron.
Harry tourna la carte et lut:

<<Albus Dumbledore, actuel directeur du collège Poudlard.
Considéré par beaucoup comme le plus grand sorcier des temps modernes, Dumbledore s'est notamment rendu célèbre en écrasant en 1945 le mage Grindelwald, de sinistre mémoire. Il travailla en étroite collaboration avec l'alchimiste Nicolas Flamel et on lui droit la découverte des propriétés du sang de dragon. Les passe-temps préférés du professeur Dumbledore sont le bowling et la musique de chambre.>>
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Re: Destins magiques
Harry regarda à nouveau la photos et fût stupéfait de constater que Dumbledore avait disparu.

-Il est parti! S'écria-t-il.

-Tu ne voulais pas qu'il reste là toute la journée, dit Ron. Mais ne t'en fait pas, il va revenir. Oh non, je suis encore tombé sur Morgane. J'en avais déjà six... Tu la veux? Tu pourras commencer une collection.

Ron regarda avec envie la pile de Chocogrenouilles qui attendaient d'être ouverts.

-Vas-y, sers-toi, dit Bella.

-Vous savez, chez les moldus, les gens restent immobiles sur leurs photos, expliqua Harry.

-Ah bon? Il ne vont jamais faire un tour? Demanda Ron, étonné. Ça, c'est vraiment bizarre.

Harry vit Alors Dumbledore reprendre sa place sur la photos et lui adresser un petit sourire. Ron avait beaucoup plus de plaisir à manger les Chocogrenouilles qu'à regarder les portraits des sorcières et sorciers célèbres mais Harry, lui, n'arrivait pas à en détacher les yeux. Bientôt, en plus de Dumbledore et de Morgane, il trouva les cartes de Hengist de Woodcroft, d'Alberic Grunnion, de Circé, de Paracelse et de Merlin. Il s'arracha enfin à la contemplation de la druidesse Cliodna qui se grattait le nez pour ouvrir un sachet de Dragées surprise de Bertie Crochue.

-Fais attention avec ça, dit Ron. On peut vraiment avoir des surprises en mangeant ces trucs-là. Il y a toutes sortes de parfums. Si tu as de la chance tu peux avoir chocolat, menthe ou orange, mais parfois, on tombe sur épinards ou foie de tripes. George dit qu'un jour il en a eu un au sang de gobelin.

Ron prit une dragée verte, l'examina attentivement et en mordit prudemment l'extrémité.

-Beuârk! S'exclama-t-il. Du chou de Bruxelles.

-Dit Bella? Demanda Harry sans la regarder.

-Oui! répondit-elle.

-A ton avis, ce gris c'est quoi?

-Je sais pas!

-Ben j'y touche pas alors, il m'inspire pas confiance! Déclara Harry qui allait le reposer dans la boîte.

-Donne, je vais le manger! S'empressa de dire Bella.

C'est alors qu'elle devient écarlate et se met à cracher du feu en s'étouffant.

-P... Pou... Poua... Poivre!

Pendant un bon moment, ils s'amusèrent à manger les Dragées surprises. Harry tomba sur divers parfums, toast grillé, noix de coco, haricots blancs, fraise, curry, gazon, café, sardine.

Après avoir traversé des paysages de campagne aux champs bien dessinés, le train abordait à présent une région plus sauvage, avec des forêts, des collines, des rivières qui serpentaient parmi les arbres.

Quelqu'un frappa à la porte du compartiment et le garçon joufflu que Harry et Bella avait déjà vu sur le quai 9 ¾ entra. Il avait l'air de pleurer.

-Vous n'auriez pas vu un crapaud? Demanda-t-il.

Ils firent <<Non>> de la tête.

-Je l'ai perdu, se lamenta la garçon. Il n'arrête pas de s'échapper.

-Il va sûrement revenir, dit Harry.

-Oui, soupira le garçon d'un air accablé. Mais si tu le vois...

Et il sortit.

-Je me demande pourquoi il s'inquiète tellement, dit Ron. Si j'avais un crapaud, je ferais tout mon possible pour le perdre. Remarque, je n'ai rien à dire, avec Croutard.

Pendant tout ce temps, le rat de Ron avait continué de dormir sur les genoux de son maître.

-Il pourrait bien être mort, on ne verrait pas la différence, soupira Ron. Hier, j'ai essayé de lui jeter un sort, je voulais changer sa couleur en jaune pour le rendre un peu plus drôle, mais ça n'a pas marché. Je vais vous montrer regardez.

Il fouilla dans sa valise et en sortit une vieille baguette magique tout abîmée. Quelques chose de blanc brillait à son extrémité.

-Elle est tellement vieille que le poil de licorne commence à sortir.

Au moment où il brandissait sa baguette, le garçon qui avait perdu son crapaud revint à la porte du compartiment, accompagné d'une fille vêtue de sa robe de Poudlard.

-Vous n'auriez pas vu un crapaud? Neville a perdu le sien, dit la fille.

Elle avait d'épais cheveux bruns ébouriffés, de grandes dents et un ton autoritaire.

-On n'a rien vu du tout, répondit Bella.

Mais la fille ne l'écoutait pas. Elle regardait la baguette magique que Ron tenait à la main.

-Tu étais en train de faire de la magie? Demanda-t-elle. On va voir si ça va marcher.

Elle s'assit sur la banquette. Ron sembla pris au dépourvu. Il s'éclaircit la gorge.

-Bon, dit-il, allons-y:

Soleil, jonquille et canari,
Que ce gros gras rat gris
En jaune doit coloré
De la tête jusqu'aux pieds.


Il agita sa baguette, mais rien ne se produisit. Croutard était toujours aussi gris et n'avait même pas ouvert un œil.

-C'est ça que tu appelles jeter un sort? Dit la fille. Pas très brillant, comme résultat. Moi, j'ai essayé de jeter des sorts pour m'entrainer et à chaque fois, ça a marché. Personne n'est sorcier dans ma famille, j'ai eu la surprise de ma ve en recevant ma lettre, mais j'étais tellement contente! On m'a dit que c'était la meilleure école de sorcellerie. J'ai déjà appris par coeur tous les livres qui sont au programme, j'espère que ce sera suffisant pour débuter. Ah, au fait, je m'appelle Hermione Granger, et vous?

Elle avait dit tout cela très rapidement, sans reprendre son souffle.

Harry jeta un coup d'œil à Ron et Bella et fut soulagé. L'expression stupéfaite de Ron montrait que lui non plus n'avait pas appris par coeur tous les livres du programme, et Bella semblait exaspérer par cette fille.

-Je m'appelle Ron Weasley, marmonna Ron.

-Moi, c'est Harry Potter, dit Harry.

-Et moi Isabella Dumbledore.

-C'est vrai? S'exclama Hermione. Je sais tout sur vous, j'ai lu quelques livres supplémentaires pour ma culture générale et je peux vous dire qu'on parle de vous de Histoire de la maie moderne, Grandeur et décadence de la magie noire et Les Grands Événements de la sorcellerie au XX° siècle.

-Ah bon? Dit Harry, abasourdi en regardant Bella qui hacha la tête de façon affirmative.

-Tu ne savais pas? Si c'était à moi que c'était arrivé, j'aurais lu tous les livres où on en parlait, dit Hermione. Vous savez dans quelle maison vous serez? Moi, j'espère bien aller chez les Gryffondor, ça m'a l'air d'être la meilleure. On m'a dit que Dumbledore y a fait toutes ses études, mais les Serdaigles ne doivent pas être mal non plus. Enfin, bon, on va essayer de retrouver le crapaud de Neville.

Et elle s'en alla en emmenant le garçon joufflu abandonné par son crapaud.

-Mettons nos robes, on va bientôt arriver! Déclare Bella.

-J'espère en tout cas qu'elle ne sera pas dans la même maison que moi, celle-là, dit Ron en rangeant sa baguette magique dans sa valise. Complètement idiot ce sortilège. C'est George qui me l'a appris, il devait savoir que ça ne marchait pas.
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Re: Destins magiques
Bella se changea alors que Ron et Harry étaient dans le couloir pour ne pas la déranger et inversement, ils se changèrent pendant que Bella attendait dans le couloir qu'ils aient finit.

-Vous pourriez m'en dire un peu plus sur les maisons de Poudlard? Demanda Harry une fois qu'ils furent changeaient.

-L'école est divisée en quatre maisons, répondit Bella. Les élèves sont répartis dans chaque maison selon leur personnalité. Il y a les Gryffondors, les Serdaigles, les Serpentards et les Pousouffles.

-Ron, tes frères, ils sont dans quelle maison?

-Gryffondor, dit Ron.

Cette fois encore, son visage s'assombrit.

-Mon père et ma mère y étaient aussi. Je me demande ce qu'ils diront si jamais je n'y suis pas. J'imagine que ce ne serait pas trop grave si je me retrouvais chez les Serdaigles, mais si jamais ils me mettent chez les Serpentards... C'était la qu'était Vous-Savez-Qui.

-Vol... Je veux dire, Vous-Savez-Qui a fait ses études à Serpentard?

-T'as encore pas mal de choses à apprendre Harry, dit Bella.

-C'était il y a très longtemps, dit Ron.

Celui-ci se laissa aller contre la banquette. La conversation sur les maisons de Poudlard le démoraliser complètement.

-On dirait que le bout des moustaches de Croutard a un peu jauni, dit Harry pour changer de sujet. Qu'est-ce qu'ils font, tes frères aînées, depuis qu'ils ont fini leurs études?

Il se demandait ce que pouvait bien devenir un sorcier une fois ses diplômes en poche.

-Charlie est en Roumanie pour faire des recherches sur les dragons et Bill est en Afrique, en mission pour Gringotts. A propos de Gringotts, vous êtes au courant de ce qui s'est passé? Il y a tout un article dans La Gazette du sorcier, mais j'imagine qu'on ne lit pas ça chez les Moldus. Des voleurs ont forcé un coffre.

-On a passé le mois dernier au Chaudron Baveur, j'ai pas eu le temps de lire la Gazette, dit Bella.

Harry ouvrit de grand yeux.

-Et qu'est-ce qui leur est arrivé?

-Rien, ils ne se sont pas fait prendre, c'est pour ça qu'on en parle tellement. Mon père dit qu'il faut être un grand expert en magie noire pour s'introduire chez Gringotts, mais apparemment, ils n'ont rien emporté. C'est bizarre. Bien sûr, quand ce genre de chose arrive, tout le monde a peur que Vous-Savez-Qui soit dans le coup.

Harry retourna dans sa tête le nouvelle qu'il venait d'apprendre. Il commençait à ressentir un frisson de crainte chaque fois qu'on lui parlait de Vous-Savez-Qui. C'était sans doute la conséquence de son entré dans le monde magique. Il se sentait beaucoup moins à l'aise qu'au temps où il pouvait prononcer le nom de Voldemort sans s'inquiéter.

-C'est quoi, vos équipes de Quidditch préféré? Demanda Ron.

-Heu... Je ne connais pas les équipes, avoua Harry.

-Moi j'en ai pas une préférée en particulier, je l'ai aime toutes, dit Bella.

-Quoi? S'exclama Ron, abasourdi. Harry, tu ne sais rien du Quidditch. C'est le plus beau jeu du monde.

Ils entreprirent alors de lui expliquer les règles, les quatre balles en jeu, les différents postes occupés par les joueurs. Ron lui raconta même les plus beaux matches qu'ils avaient vus en compagnie de ses frères et ils lui décrivirent en détails le balais volant qu'ils auraient aimé acheter s'il avait eu assez d'argent (Pour Ron) et s'ils avait put en posséder un au collègue (Pour Bella). Ils étaient en train de lui expliquer les aspects les plus complexes du jeu lorsque la porte du compartiment s'ouvrit à nouveau. Cette fois-ci, ce n'était ni Neville, ni Hermione Granger.
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Re: Destins magiques
Trois élèves de Poudlard entrèrent et Harry reconnut parmi eux la garçon au teint pâle dont il avait fait la connaissance dans la boutique de Vêtements de Madame Guipure. Cette fois, il regardait Harry avec beaucoup plus d'intérêt que lors de leur première rencontre. Il regarda aussi Bella avec un intérêt non dissimulé.

-Alors, c'est vrai? Lança-t-il. On dit partout que Harry Potter et Isabella Dumbledore se trouve dans ce compartiment. C'est vous,

-Oui, répondit Harry.

Harry, Bella et Ron regardèrent les deux autres garçons. Tous deux étaient solidement bâtis et avaient l'air féroce. Debout de chaque côté du garçon au teint pâle, ils avaient l'air de gardes du corps.

-Lui, c'est Crabbe et l'autre, c'est Goyle, dit le garçon d'un air détaché. Moi, je m'appelle Malefoy, Drago Malefoy.

Ron eut une toux discrète qui ressemblait à un ricanement. Drago Malefoy tourna les yeux vers lui.

-Mon nom te fais rire? Inutile de te demandait le tien. Mon père m'a dit que tous les Weasley ont les cheveux roux, des taches de rousseur et beaucoup trop d'enfants pour pouvoir les nourrir.

Il se tourna à nouveau vers Harry et Bella.

-Faites bien attention à qui vous fréquentez, Potter et Dumbledore. Si vous voulez éviter les gens douteux, je peux vous donner des conseils.

Malefoy leur tendit la main, mais Harry tout comme Bella refusèrent de la serrer.

-Je n'ai besoin de personne pour savoir qui sont les gens douteux, dit Harry avec froideur.

-J'ai passé assez de temps à Poudlard avec les Weasley pour savoir qu'il n'y a rien de douteux chez eux, contrairement à ce qu'on raconte sur la famille Malefoy, ajouta Bella avec des yeux noirs de colère.

Les joues pâles du garçon rosirent légèrement.

-Si j'étais vous, je serais un peu plus prudent, Potter et Dumbledore, dit-il lentement. Si vous n'êtes pas plus poli, vous allez finir comme vos parents. Eux aussi ont manqué de prudence. Si vous traînez avec de la racaille comme les Weasley ou ce Hagrid, ils finiront par déteindre sur vous.

Bella, Harry et Ron se levèrent en même temps. Le visage de Ron était aussi rouge que ses cheveux et Bella avait empoigné sa baguette, prête à s'en servir.

-Répète un peu ça, dit Ron.

-Vous voulez vous battre, tous les trois? Lança Malefoy avec mépris.

-Vous feriez mieux de filer d'ici, dit Bella, avant que je ne me retiennent plus de vos lancer un sort de ma composition.

Harry lui s'efforçait de paraître plus assuré qu'il ne l'était, car Crabbe et Goyle étaient beaucoup plus grands que Ron et lui, seule Bella était un peu plus grande qu'eux.

-Oh, mais on n'a pas du tout l'intention de s'en aller, pas vrai, les gars? On a fini toutes nos provisions et vous avez l'air d'en avoir encore.

Goyle tendit la main vers les Chocogrenouilles qui se trouvaient à côté de Ron. Ron se jeta aussitôt sur lui, mais avant qu'il ait pu toucher son adversaire, celui-ci poussa un hurlement épouvantable.

Croutard le rat était suspendu à un doigt de Goyle, ses dents pointues profondément plantées dans une phalange. Crabbe et Malefoy reculèrent d'un pas tandis que Goyle, toujours hurlant, agitait la main en tous sens pour essayer de se débarrasser de Croutard. Le rat finit par lâcher prise et fût projeté contre la fenêtre. Les trois garçons s'éclipsèrent aussitôt, craignant sans doute que d'autres rats se soient cachés parmi les friandises. Quelques instants plus tard, Hermione Granger arriva à son tour dans le compartiment.

-Qu'est-ce qui s'est passé, ici? Demanda-t-elle en voyant les friandises étalées par terre et Ron qui tenait Croutard par la queue.

-Je crois bien qu'il est assommé, dit Ron.

Il examina le rat de plus près.

-Ça, c'est incroyable! S'exclama-t-il. Il n'est pas assommé, il s'est tout simplement rendormi!

En effet, Croutard dormait paisiblement/

-Tu le connaissais déjà, ce Malefoy? Demanda Ron.

Harry lui raconta sa rencontre avec lui sur le Chemin de Traverse, rencontre que Bella connaissait déjà.

-J'ai entendu parler de sa famille, dit Ron d'un air sombre. Ils ont été parmi les premiers à revenir de notre côté quand Vous-Savez-Qui a disparu. Ils ont prétendu qu'ils avaient été victimes d'un mauvais sort, mais mon père n'y crois pas. Il dit que le père de Malefoy n'a pas besoin de mauvais sort pour se mettre dans le camp des forces du Mal.

-Vous ne vous êtes quand même pas battus, j'espère? Demanda Hermione. Vous cherchez les ennuis avant même qu'on soit là-bas!

-C'est Croutard qui s'est battu, pas nous, répliqua Ron en lui lançant un regard noir. Ça ne t'ennuierait pas de nous laisser tranquille?

-D'accord, je m'en vais, dit Hermione d'un air hautain. J'étais venue vous voir parce que les autres ne font que des bêtises, ils courent dans le couloirs comme des idiots et toi, tu as une saleté sur le nez, si tu veux savoir.

Ron lui lança un regard féroce tandis qu'elle sortait du compartiment . Dehors, la nuit commençait à tomber. Des montagnes et des forêts défilaient sous le ciel pourpre et le train semblait perdre de la vitesse.

Une voix retentit alors dans le train:

-Nous arriverons à Poudlard dans cinq minutes. Veuillez laisser vos bagages dans le compartiment, ils seront acheminés séparément dans les locaux scolaires.

Harry sentit son estomac se contracter et il vit Ron pâlir sous ses taches de rousseurs, seule Bella semblait ne pas trop s'inquiéter. Après avoir rempli leurs poches des dernières friandises qui restaient, ils rejoignirent la foule des élèves qui se pressaient dans le couloir.
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Re: Destins magiques
Lorsque le train s'arrêta enfin, tout le monde se précipita vers la sortie et descendit sur un quai minuscule plongé dans la pénombre. L'air frais de la nuit fit frissonner Harry. Une lampe se balança alors au-dessus de leur Tête et Harry et Bella entendirent une voix familière:

-Les premières années, par ici. Suivez-moi. Ça va, Harry Bella?

La grosse tête hirsute de Hagrid, le regard rayonnant, dominait la foule des élèves.

-Les premières année sont tous là? Allez, suivez-moi. Et faites attention où vous mettez les pieds. En route!

Glissant et trébuchant, la file des élèves suivit Hagrid le long d'un chemin étroit et escarpé qui s'enfonçait dans l'obscurité. Harry pensa qu'ils devaient se trouver au coeur d'une épaisse forêt. Personne ne parlait beaucoup. Neville, celui qui avait perdu son crapaud, renifla à plusieurs reprises.

-Vous allez bientôt apercevoir Poudlard, dit Hagrid en se tournant vers eux. Après le prochain tournant.

Il y eut alors un grand <<Oooooh!>>

L'étroit chemin avait soudain débouché sur la rive d'un grand lac noir. De l'autre côté du lac, perché au sommet d'une montagne, un immense château hérissé de tours pointues étincelait de toutes ses fenêtres dans le ciel étoilé.

-Pas plus de quatre par barque, lança Hagrid en montrant une flotte de petits canots alignés le long de la rive.

Harry, Bella et Ron, partagèrent leur barque avec une autre jeune fille, pas très grande, avec les cheveux mi-long, de couleur châtains claire et dont les yeux était verts.

-Tous le monde est casé? Cria Hagrid qui était lui-même monté dans un bateau. Alors, EN AVANT!

D'un même mouvement, les barques glissèrent sur l'eau du lac dont la surface était aussi lisse que du verre. Tout le monde restait silencieux, les yeux fixés sur la haute silhouette du château, dressé au sommet d'une falaise, mais les discutions finirent par reprendre.

-Bonjour, je m'appelle Lorien Baggins! Dit la jeune fille qui était dans la barque avec Bella, Harry et Ron.

-Ron Weasley!

-Harry Potter!

-Bella Dumbledore!

-Ça alors Isabella Dumbledore et Harry Potter, c'est vraie que vous êtes jumeaux? Demande la jeune fille.

-Non, mais nous sommes liés par un sort et cette cicatrice, mais nous ne sommes pas liés par le sang, on peut dire qu'on est des jumeaux magiques, c'est tout! Dit Bella alors que Harry était lui-même surpris.

-Impressionnant! Déclare Lorien.

-Baissez la tête, dit Hagrid lorsqu'ils atteignirent la paroi abrupte.

Tout le monde s'exécuta tandis que les barques franchissaient un rideau de lierre qui cachait une large ouverture taillée dans le roc. Les bateaux les emportèrent le long d'un tunnel sombre qui semblait les mener sous le château. Ils arrivèrent alors dans une sorte de crique souterraine et débarquèrent sur le sol rocheux.

-Hé, toi, là-bas, c'est à toi ce crapaud? Dit Hagrid qui regardait dans les barques pour voir si personne n'avait rien oublié.

-Trévor! S'écria Neville en tendant les mains.

Guidés par la lampe de Hagrid, ils grimpèrent le long d'un passage creusé dans la montagne et arrivèrent enfin sur une vaste pelouse qui s'étendait à l'ombre du château. Ils montèrent une volée de marches et se pressèrent devant l'immense porte d'entrée en chêne massif.

-Tout le monde est là? Demanda Hagrid. Toi, là-bas, tu as toujours ton crapaud?

Puis le gant leva son énorme poing et frappa trois fois à la porte du château.
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Re: Destins magiques
J'apprécie le coup du rat ^^

Par contre ça manque un peu de punch à mon goût, mais bon, ça reste bien.
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