Les chroniques de la guerre de Polios (tome 1)
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Les chroniques de la guerre de Polios (tome 1)
Titre : Les chroniques de la guerre de Polios
Tome 1: La sorcière héroïque


Résumé : Britos, l'esprit maléfique invoqué par les hommes pour faire régner les paix entre anges et démons s'avère être un malheur bien pire encore. Une seule personne peut le combattre, celle en qui toutes les races ont placés leur espoir, la jeune Adrastéïa, sorcière de son état, et détentrice d'une magie depuis longtemps disparue. Va t'elle réussir à vaincre le Mal en personne ? A l'aide des anges et des démons, elle part pour une quête afin d'atteindre la tour du tyran et mettre fin à son règne de terreur...
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Re: Les chroniques de la guerre de Polios (tome 1)
Chapitre 1 : C’est là que tout commence…


Il y a longtemps, bien longtemps, dans les temps passés, sur le grand continent de Polios, les forces du bien et du mal se faisaient une guerre sans merci. Les anges, commandés par leur reine Dunamis essayent de défense leurs frontières et leur royaume d’Ellysion contre les démons commandés par leur chef Surphax. Les hommes qui vivaient dans le royaume d’Aldrinos qui se trouvait entre les deux pays, ne pouvant plus supporter cette guerre incessante, décidèrent d’invoquer, avec l’aide des maîtres magiciens de l’académie d’Arcturius, un être supérieur pour faire cesser cette guerre. Malheureusement, le sortilège rata et devient incontrôlable. La créature invoquée, un être nommé Britos, d’une puissance inégalée sur les terres de Polios, imposa sa loi. Il prit le contrôle de la race humaine, bannit anges et démons de leur pays les forçant à se terrer dans des grottes, et pourchassa les elfes et les magiciens aux confins du pays. Tous ceux qui s’opposaient à lui finissaient par être enfermés au fin fond de sa tour sans que personne ne sache ce qui leur arrivait. Il monta une armée et décima les terres qui étaient libres jusque là. Depuis de nombreuses années, il est installé dans sa tour, dans les montagnes des ténébreuses et dirige d’une main de fer les terres de Polios.
Dans le pays de Polios régna une ère de malheur, d’affliction mais surtout de terreur. Les rares hommes qui échappèrent au massacre étaient contraints de fuir perpétuellement et regrettaient amèrement leur erreur. La peur les poursuivaient partout où ils allaient et n’avaient pas de répits. Les soldats de Britos étaient partout. Il y eut plusieurs révoltes, mais toutes ont échouées car les races ne voulaient pas s’allier entre elles.
Mais, les elfes et les magiciens restant décidèrent d’allier leur magie pour lancer un dernier sortilège. Ils concentrèrent leur magie en un point du temps, et de ce sortilège naquit une légende. Un jour naîtrait celle qui les délivrerais les peuples libres, qui vaincrait le mal à sa source, qui détruirait Britos à tout jamais et ramènerait l’équilibre entre les peuples. Tous sur le continent de Polios connaissaient cette légende, même Britos lui-même. Il décida de rechercher toutes les jeunes filles susceptibles de lui barrer la route et les enferma dans sa tour. Chaque jour il y avait de nouvelles victimes, ses partisans sillonnaient les terres de Polios sans relâche, la plupart des jeunes filles disparurent au cours des années. Mais dans la forêt d’Helina naquit celle que tout le monde attendait, elle vécu dans la forêt devenant une chasseresse hors pair, jusqu’au jour où elle dut quitter sa paisible forêt pour fuir les armées de Britos. Sa famille fut massacrée ce jour là et elle se jura de l’anéantir tant qu’il lui restait un souffle de vie. Notre histoire commence ainsi…
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Re: Les chroniques de la guerre de Polios (tome 1)
Les jours passèrent, les mois et les années s’écoulèrent, quand un beau matin d’été dans de sombres grottes, un cri retenti.
« Reine Dunamis, reine Dunamis, le troisième commandement viens d’arriver ! »
Malgré les années, la reine Dunamis n’avait pas changée, ses cheveux d’une blondeur de blé tombaient sur ses larges épaules. Son regard d’un bleu mordoré n’avait rien perdu de son charme. Elle était toujours pareille à elle-même malgré les dures épreuves qu’elle avait surmontée. Le manque de nourriture, le manque de soleil et de liberté n’avait pas entamé son énergie et sa bonne humeur. Même si elle portait des vêtements tout troués et rapiécés, elle était toujours souriante dans n’importe qu’elle situation, elle ne se laissait pas abattre et pensait toujours à son peuple avant elle-même. Sa couronne et sa stature noble faisait d’elle la reine tant respectée des anges. Pourtant à cet instant, quand elle répondit à son capitaine de la garde, elle avait la voix tremblante.
- Ormos, qu’elles sont les nouvelles ?
Ormos était un jeune ange brun aux yeux noisette. C’est un garçon très timide et il n’aime pas se mettre en avant. On aurait put croire qu’il était un peu peureux parfois, mais quand la situation l’exigeait, il montrait un courage exemplaire.
Après avoir montré maintes fois ces compétences, il réussit à obtenir le titre de capitaine de la garde. Il n’avait jamais faillit à son devoir qu’il accomplissait toujours à la perfection. Il revenait justement d’une mission assez périlleuse du côté des grottes qui se trouvaient au nord du pays.
- Britos à trouvé le camp dirigé par le capitaine Esmia, il n’y a plus personne Votre Altesse…
Il prononça ces dernières paroles en serrant les dents. Il savait que maintenant Britos se rapprochait plus dangereusement encore de la grotte principale, il ne lui faudrait plus beaucoup de temps pour en trouver l’entrée. Dunamis n’affichait plus son sourire habituel, elle se retenait de fondre en larmes. Encore un camp découvert, encore des anges disparu, elle vivait jour et nuit avec la peur au ventre mais ne préférait le montrer à personne. Elle devait rester droite et courageuse en tout situation, son peuple avait besoin d’elle, mais hélas le poids des années, des souffrances commençaient à peser sur ces frêles épaules. Elle regarda Ormos droit dans les yeux, sans rien montrer de ces réflexions et de ces peines.
- Si cela continu ainsi, nous seront bientôt dans l’incapacité de nous défendre…
Elle avait dit cette phrase plus pour elle-même que pour Ormos. Il savait déjà tout cela, il savait qu’il fallait trouver une solution rapidement et pour lui une seule alternative s’imposait. Il savait que la reine ne l’écouterait pas, mais après avoir hésité quelques instants il déclara d’une petite voix :
- Votre Altesse, il nous suffirait de demander de l’aide aux…
Il n’eut pas le temps de terminer sa phrase que la reine Dunamis, folle de rage, se leva de son trône en pierre et fit trembler les murs de la grotte. Ormos ne l’avait jamais vu dans une telle fureur, les yeux de la reine avaient viré au vert orangé et sa voix se fit grave et forte quand elle répondit en hurlant :
- C’est impossible et vous le savez bien !!!! Jamais je n’irai demander de l’aide aux démons, JAMAIS !!!!!
Elle se rassit encore tremblante de colère, et le regarda avec un regard à glacer le sang.
- Vous pouvez disposer Ormos !
Celui-ci ne se fit pas prier, il avait encore les jambes qui tremblaient. Jamais il n’avait vu la reine dans une telle fureur, et il se garderait bien à l’avenir de lui dire quoi que se soit en rapport avec les démons. Il parti en gardant la tête basse. Il savait très bien pourtant qu’il ne fallait pas la contrarier, surtout qu’elle ne supportait pas les démons. Même depuis que Britos s’était mis en tête de les détruire, elle avait toujours refusé une alliance avec eux. Pourtant, Ormos le savait, il leur serait plus facile de résister contre les attaques incessantes de Britos s’ils avaient des alliés comme les démons. Il décida d’aller ranger son armure dans la grotte qui leur servait de hangar. Vivre dans les grottes, il avait toujours détesté ça, il préférait la lumière du soleil qui hélas n’était guère présente dans les cavités humides des grottes.
Après être passé aux hangars et s’être changé, il décida d’aller se dégourdir les ailes en longeant les tunnels. Ce réseau avait été creusé par les anges au fil du temps, toutes les cavités communiquaient entre elles. Tous les autres anges préféraient se terrer dans la grotte centrale, mais lui aimait bien partir à l’aventure dans les galeries, surtout que tout ce qu’il pouvait croiser ici étaient les chauves souris et les araignées. Mais au détour d’un tunnel, il tomba nez à nez avec elle…


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Re: Les chroniques de la guerre de Polios (tome 1)
- Ethéïa !!!!!!
Son nom résonna dans la tanière des démons. Elle s’approcha lentement du trône du chef. Ces cheveux noirs un peu ébouriffés volaient dans les courants d’airs, ces yeux brun foncés éclairaient son visage. Ce qui contrastait avec sa stature élégante et ses formes élancées étaient ses vêtements quelque peu originaux. Elle avait un short en cuir noir très court et un débardeur moulant de la même couleur. Ces bottines en cuir noir étaient maintenus par des lanières de cuir et ses gants étaient hérissés de griffes. Elle aimait beaucoup la provocation et jouait de ses atouts pour cela. Elle était une séductrice hors pair, et de nombreux démons n’avaient pas sut résister à ses charmes ravageurs. Elle était la générale de l’armée infernale. Elle avait obtenu se poste car elle était une redoutable combattante et n’avait peur de rien, d’ailleurs ces supérieurs l’avaient souvent réprimandé pour cela. Maintenant qu’elle commandait les armées elle leur en faisait baver. Arrivée devant le trône, elle s’inclina respectueusement et attendit quelques instants avant d’entendre résonner la voix forte de Surphax :
- Que s’est-il passer ? J’attends !
Surphax n’avait jamais été un tendre, il avait le regard glacial d’un vert émeraude, ses cheveux d’un gris métallique accentuait encore plus la dureté de son visage. Il n’avait besoin que d’un regard pour faire trembler l’armée démoniaque. Il était habillé à la manière des grands rois humains, il était très narcissique et aimait par-dessus tout conserver une image de lui imposante. Il faisait régner dans son royaume un climat de tension permanente, les démons qui osaient dire un mot de travers étaient condamnés à mort. A ce moment là Ethéïa n’en menait pas large.
- Le camp de l’ange Esmia vient d’être attaqué, maître Surphax !
Surphax ne sourcilla pas à la nouvelle, pourtant il en était partiellement affecté, ce là signifiait que les forces de Britos se faisaient plus pressantes et que la prochaine attaque risquait d’être fatale. Il se perdait dans ses réflexions, quand il aperçu qu’Ethéïa le regardait attendant qu’il lui donne la parole.
- Qu’y a-t-il encore ?
Il regarda Ethéïa un peu intrigué, y avait t’il une autre information importante qu’elle voulait lui communiquer ? A voir la façon dont elle le regardait il devait s’agir de quelque chose de beaucoup plus important.
- En tant que générale de l’armée démoniaque et voyant que nos forces déclinent de jour en jour, je me suis demandée si il ne valait mieux pas signer un traité d’alliance avec les anges afin de prévenir une attaque en force de Britos.
Elle s’arrêta le cœur battant à tout rompre, elle attendait avec la plus vive appréhension la réponse de Surphax. Une clameur s’éleva de l’assemblée, l’idée semblait avoir ébranlé certains des démons les plus conservateurs, tandis que les autres semblaient peser le pour et le contre d’une telle situation. Mais leurs réflexions furent interrompues par la voix tonitruante de Surphax.
- JAMAIS, tu m’entends !!!! Nous ne pouvons nous allier avec nos ennemis !
Ethéïa déglutit, mais prenant son courage à deux mains elle répondit d’une voix forte :
- Mais Britos aussi est notre ennemi ! Si nous voulons le vaincre, nous devons nous allier avec les anges !
Un cri de stupéfaction s’éleva de la salle, personne avant cela n’avait osé défier Surphax de cette manière. Tout le monde s’attendait à ce qu’il la fasse décapiter sur le champ mais au lieu de cela, il répondit calmement :
- Je comprends qu’en tant que générale de l’armée tu te soucie de la défense du peuple, mais si je refuse de m’allier avec les anges c’est pour une question d’honneur. Je préfère être tué par Britos lui-même plutôt que de m’abaisser à demander de l’aide aux anges. Je pense que tu peux comprendre mon point de vue, et beaucoup ici partagent le même que moi. Tu peux disposer !
La tête basse et bouillant de rage elle sorti de la caverne centrale. Elle entendait des chuchotements sur son passage mais elle n’y prêta pas attention. Elle se fichait pas mal de l’honneur des démons supérieurs, elle voulait seulement sauver les démons d’une fin qui risquait d’être imminente. Elle parti en direction des tunnels creusés dans la roche par les armées démoniaques, qui faisait ressembler la montagne à un vrai gruyère. En quelques coups d’ailes, elle se retrouva dans un tunnel qu’elle n’avait pas encore exploré. Ces petites expéditions dans les entrailles de la montagne lui calmaient les nerfs. A une intersection elle prit le couloir de droite, quand elle tomba nez à nez avec lui.

Courant à travers les étendus désertiques, une jeune fille essayait de semer ses poursuivants. Elle n’était pas bien grande, pourtant elle avait déjà vingt ans. Sa longue chevelure brune virevoltait dans le vent et ses pétillants yeux noisette recherchaient en vain un endroit pour se cacher. Mais avec ses vêtements, plus que voyant, il était difficile de trouver. Elle portait un t-shirt jaune, un pantalon de toile noir, une épée était accrochée à sa ceinture. Sa cape noire était retenue à son col par deux attaches d’argent, ses bottes et ses mitaines étaient toute deux en cuir noir. Elle courait toujours quand elle aperçu un escarpement de rochers tout prêt d’une grotte. Elle s’y précipita à toute hâte, elle se cala derrière un rocher, le souffle haletant, elle entendit passer d’un pas pesant la horde de troll qui la poursuivait. Cela faisait des années qu’elle se cachait pour échapper aux bandes de serviteurs de Britos, mais cela faisait quelques mois que la traque se faisait plus intense. Elle était tellement bien dans les bois avant que Britos attaque sa famille et les massacre tous, les derniers mots de son grand père résonnent encore dans sa tête. « Trouve les êtres ailés ». Elle avait trouvé quelqu’un qui devait la conduire à ces êtres, mais elle avait été séparée de son compagnon de route une semaine plus tôt. Avant de se séparer, il lui avait donné rendez vous devant ses grottes. Pourtant en regardant l’entrée, elle ne se sentait pas vraiment inspirée. Que pouvait-il y avoir dans ses grottes ? Pour l’instant elle préférait rester cacher derrière son amas de rocher car ses poursuivants ne devaient pas être loin et elle ne voulait pas prendre le risque de se faire repérer.
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Re: Les chroniques de la guerre de Polios (tome 1)
Début d'histoire des plus intéressante!
C'est une introduction qui promet une suite passionnante que j'ai hâte de lire.
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Re: Les chroniques de la guerre de Polios (tome 1)
- Vous ici ??? Je pensais que vous priiez avec vos congénères…
Dit Ethéïa avec un petit sourire aux lèvres. Décidément elle ne pouvait pas sortir des grottes sans rencontrer cet ange, il devait la suivre ce n’était pas possible.
Ormos était aussi étonné de la trouver là. Il était venu pour réfléchir et le voilà nez à nez avec une démone.
- Et vous, vous n’êtes pas en train de vous insulter à longueur de journée ??
Lui répondis-t-il sur un ton qui se voulait ironique, mais que malheureusement il ne maîtrisait pas du tout.
Ils s’étaient souvent rencontrés dans les tunnels, ils se lançaient toujours des blagues idiotes, s’était une façon de faire passer le temps. Ethéïa le trouvait sympathique et ses yeux de prédatrice n’avait pas manqué de remarquer la beauté de l’ange, c’était cela qui lui avait donné l’idée de proposer à Surphax cette alliance. Elle ne se souvenait plus de leur première rencontre, comment ils en étaient arrivés à discuter ensemble, ce qu’elle ne savait pas c’est que l’ange pensait la même chose qu’elle. Ormos sentait qu’il y avait quelque chose de différent chez elle, il ne savait pas quoi, peut être ses yeux, peut être autre chose, il ne saurait le définir. Pourtant il avait prit l’habitude de discuter avec elle, et à cet instant il décida qu’il était temps de lui faire une révélation.
- J’ai demandé à la reine de signer une alliance avec les démons mais elle a refusé catégoriquement… Je dois bien être le seul à avoir des idées pareilles.
Ethéïa lui lança un regard complètement halluciné.
- Vous lui avez demandé ça ??? Dire que moi j’ai fait la même proposition à Surphax… lui confia t’elle dans un soupir.
Ormos la regarda complètement interloqué, les démons étaient trop fier pour demander de l’aide aux autres, s'étais vraiment impensable qu’elle ait osé le demander au grand chef des démons. Elle était vraiment différente des autres, maintenant il en était sûr.
- Tu crois qu’il y a un moyen de tuer Britos ?
Ormos n’en croyait pas ses oreilles. Elle me tutoie, je rêve, c’était vraiment de plus en plus incompréhensible et incroyable. Non je dois être en train de rêver, une démone, la chef de l’armée en plus me tutoie et me traite comme son égal… Non ce ne pouvais pas être vrai. Pourtant elle savait très bien que les relations amicales entre anges et démons étaient interdites sous peine de mort immédiate. Ormos était sur ses gardes, il ne comptait pas outrepasser la règle.
- Je ne sais pas, mais je le trouverai moi-même, vous savez, on ne devrait pas bavarder ainsi.
Ethéïa le regarda quelque peu déçu par sa réponse. Il avait pourtant l’air plus intelligent que les autres. De quoi avait-il peur ? Qu’elle lui saute dessus et qu’elle le morde ? Pourtant c’étais pas du tout son genre… Elle tournait longtemps autour de sa proie avant de lui sauter dessus. Peut être avait-il peur du châtiment ? Il est vrai que ce n’était pas le moment de se faire bannir, ou pire. De toute manière elle n’avait pas besoin de son aide, elle s’en était toujours sorti toute seule et s’il préférait rester seul c’était son problème.
- Je sors des grottes, je suis certaine que le seul moyen de vaincre Britos se trouve dehors.
Ormos lui attrapa le bras instinctivement.
- Mais tu… vous êtes complètement folle ! C’est dangereux !
Ethéïa se dégagea de son étreinte très facilement, elle lui lança un regard dur et le fixa dans les yeux.
- Ecoutes, je ne vais pas rester ici les bras croisés pendant qu’on moisi dans ces grottes ! J’y vais, avec ou sans toi !
Et elle parti vers la sorti en espérant en son fort intérieur qu’il allait la suivre. Pas qu’elle soit peureuse, loin de là, mais elle préférait ne pas s’aventurer toute seule dans un monde hostile. Ormos ne savait pas quoi faire, il savait que la reine Dunamis pouvait le faire tuer pour ça, mais il ne pouvait pas la laisser y aller toute seule. Il prit rapidement sa décision et la rattrapa à la sortie de la grotte. Ethéïa soupira de soulagement quand elle l’entendit arriver près d’elle. Elle lui fit un sourire reconnaissant et ils sortirent.


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Re: Les chroniques de la guerre de Polios (tome 1)
Un éclair déferla dans le ciel éclairant un haute tour sombre. A sa base un grand escalier conduisait à une porte en fer forgé. Des gargouilles, des trolls, des harpies et autres monstres cauchemardesques étaient représentés sur les parois. A son sommet, une énorme tête de monstre soutenait le toit. C’était la demeure de Britos, le seigneur des terres de Polios était assis sur son trône. On en pouvait distinguer son visage, il était enfoui dans une immense cape noire. Seuls ses yeux d’une couleur rouge sang et sa bouche d’où l’on pouvait distinguer des crocs acérés étaient visibles. Il observait, oui, il observait grâce au grand miroir qui se trouvait devant lui. Il la trouverait celle qui le nargue depuis des années. Il la trouverait celle que la prophétie avait désignée comme l’instrument de sa perte. Il scruta le miroir, il avait perdu sa trace quelques jours auparavant, mais il ne désespérait pas à la retrouver. Il avait envoyé une horde de troll à ses trousses, ils allaient la retrouver et la lui ramener vivante cette impertinente sorcière. Elle ne pourrait pas longtemps échapper à ses griffes cette maudite gamine. Il se replongea dans sa recherche, ruminant dans son esprit sa terrible vengeance.

A l’entrée d’une grotte, à des kilomètres de là, des éclairs aussi déferlaient, mais ce n’était pas pour la même chose.
- Je te dis que nous prendrons à gauche !
Déclara Ethéïa qui commençait à s’énerver. Elle détestait par-dessus tout qu’on la contredise. Elle n’allait tout de même pas se laisser marcher sur les pieds par un ange. Il avait beau avoir de beaux yeux, elle ne cèdera pas à ces menaces. Ormos croisa les bras, ce genre de discussion avait le don de l’énerver très profondément. En plus la démone n’avait pas l’air d’avoir envi de céder.
- Et pourquoi t’obéirais je dis moi ?
Lui répondit-il en fronçant les sourcils. Il détestait s’énerver, mais il n’aimait pas beaucoup qu’une démone lui donne des ordres. Ethéïa eut un petit rire.
- Parce qu’une femme à toujours raison !
Ormos ouvrit la bouche pour répliquer mais il se tût, il ne valait mieux pas se lancer dans ce genre de discussion. Il regardait le chemin de gauche qui ne l’inspirait vraiment pas, que de la terre et du sable alors qu’à droite le chemin donnait sur une belle forêt épaisse. Ormos soupira, il passa devant et se mit en marche. Il n’y avait que des arbres morts aux alentours des grottes et chaque pas soulevaient un nuage de poussière. Cela ne faisait que quelques minutes qu’ils marchaient quand tout à coup, troublant le silence et la tranquillité des lieux, une boule de feu passa à quelques centimètres de la tête de l’ange. Ormos fit un pas de recul sous la surprise. Ethéïa se mit en garde immédiatement. Elle scruta les alentours, rien ne bougeait. Elle se posta devant Ormos et cria.
- QUI QUE TU SOIS, TU NE ME FAIS PAS PEUR !!!!
La réponse se fit tout de suite entendre sortant de derrière les rochers. - MOI NON PLUS JE N’AI PAS PEUR, QUI ÊTES VOUS ?
Ethéïa était sur le point d’exploser de rage, mais Ormos la retint, il répondit avec un ton calme et une voix douce.
- Je suis un ange et elle une démone, montrez vous, nous ne vous voulons aucun mal !
Une jeune fille sortie de derrière les rochers. Elle dévisagea Ormos et Ethéïa, c’était la première fois qu’elle voyait un ange, elle en avait beaucoup entendu parler par ses anciens professeurs et par les quelques elfes qu’elle avait croisé sur sa route. Elle regarda plus attentivement Ethéïa, elle reconnu le style démoniaque, elle en avait déjà rencontré. Elle reporta son regard sur Ormos et leva un sourcil d’étonnement, cet ange lui rappelait quelqu’un, mais pas moyen de se souvenir de qui. Ethéïa regarda la nouvelle de haut en bas. Elle poussa un soupir de déception.
- Ce n’est qu’une sorcière…
- Pourquoi c’est interdit par la loi ! Lui répliqua-t-elle.
Cette démone prenait des airs supérieurs qu’elle n’aimait pas du tout. Si elle croyait qu’elle lui faisait peur, la démone pouvait se mette le doigt dans l’œil. Ormos se retint de rire, il ne s’attendait pas à ce que la sorcière ait aussi mauvais caractère qu’Ethéïa. D’ailleurs la démone commençait à bouillonner.
- Ne t’énerve pas petite… lui dit Ormos gentiment.
- JE NE SUIS PAS PETITE !!!!
Cette fois ci s’en était trop pour la sorcière. Ils comptaient se moquer d’elle longtemps ces deux idiots. Ethéïa fit la moue, cette gamine était horripilante, elle n’avait pas l’air de savoir à qui elle s’adressait. Elle répliquer quand un bruit retentit derrière elle. Une troupe de trolls lourdement armés approchaient dangereusement du groupe. Ils étaient bien une bonne dizaine et ni Ormos, ni Ethéïa n’avaient d’armes sur eux. Quels imbéciles, pensa Ethéïa, partir à l’aventure sans armes, c’était vraiment des plus insensé. Les trolls avançaient leurs massues au dessus de leur tête, bavant et éructant. La sorcière se posta au milieu du chemin.
- Dites, vous savez vous battre ?
- Tu nous prends pour qui !
Lui répondit Ethéïa qui avait quand même quelques appréhensions. Les trolls les encerclaient, ils n’avaient pas l’air sorti d’affaire. Un silence pesant s’installa, aucun des deux camps ne bougeait quand tout à coup la sorcière passa à l’attaque. « Je t’appelles et je t’invoque dieu du feu que brûle entre mes mains les flammes du volcan ». Ses mains devinrent rouge et une énorme boule de feu se créa, elle la lança sur les premiers trolls qui cramèrent en un instant. Ethéïa qui avait de bons réflexes se jeta sur une dépouille et attrapa une dague. Elle se précipita sur le troll le plus proche, évitant sa massue de justesse, elle lui planta la dague dans la gorge. Il roula au sol en crachant du sang noir. Ethéïa roula sur lui et récupéra sa dague, prête à affronter le prochain troll qui se précipitait déjà sur elle. La sorcière lança un couteau à Ormos et sortit son épée. La bataille tournait maintenant à leur avantage, l’attaque surprise de la sorcière et les réflexes de la démone étaient une bonne combinaison. Il ne leur fallut que quelques minutes pour éliminer les derniers trolls qui tentaient de s’enfuir. Ormos acheva le dernier qui s’écroula dans un spasme. Un silence pesant se fit, chacun reprenait calmement son souffle. Ormos rendit son arme à la sorcière qui était en train de ranger son épée.
- Vous vous défendez bien tout les deux…
- Tu te défends pas mal non plus… Lui répondit Ethéïa un sourire aux lèvres. Elle tendit la main à la sorcière avant d’ajouter.
- Ethéïa, enchantée !
La sorcière ravie serra la main de la démone qui semblait maintenant être d’humeur plus accueillante.
- Adrastéïa, ravie de faire ta connaissance !
En entendant ce nom Ormos et Ethéïa s’échangèrent un regard. Ormos se présenta à son tour sans faire la moindre remarque, mais il savait qu’à cet instant Ethéïa et lui pensaient à la même chose. Et notre petite troupe partie vers l’entrée des grottes. Ils entrèrent et se faufilèrent dans le labyrinthe des galeries.
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Re: Les chroniques de la guerre de Polios (tome 1)
Ouais un peu d'action! ^^
Ça commence à prendre forme et je dois dire que j'aime beaucoup! La suite promet d'être toujours aussi passionnante!
Bravo!
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Re: Les chroniques de la guerre de Polios (tome 1)
A quelques kilomètres de là, dans une épaisse forêt un jeune homme essayait de semer ses poursuivants. Cela faisait déjà une semaine qu’il essayait vainement de les perdre dans les bois, mais ceux-ci étaient des plus tenaces. Il se sentait menacé de tous les cotés, des premiers trolls qui avaient commencé à le traqué, c’était rajouté toute une troupe d’hommes zombie. Les serviteurs de Britos ne cesseraient donc de le poursuivre. Il s’adossa contre un arbre pour reprendre son souffle depuis le matin il courait, il état à bout de souffle. Il entendit des pas qui se rapprochaient, il prit une grande inspiration et reparti au pas de course. Quelques minutes plus tard il aperçu au loin des trolls qui l’attendait de pied ferme, il voulu faire demi tour mais il était encerclé. Ils avaient réussi à le prendre au piège. Il sorti son épée prêt à combattre. Il ne se laisserait pas avoir aussi facilement. Ses adversaires approchaient de plus en plus. Il sauta sur le premier, lui coupa la tête d’un coup d’épée et roula au sol. Il se préparait à affronter un autre adversaire mais il fut bientôt submergé par le nombre. On entendit alors dans la forêt un dernier cri avant que le silence retombe.

Arrivés à une fourche, une dispute éclata. La démone et l’ange se faisaient face. La sorcière s’était assise sur un rocher pour contempler la scène étouffant un petit rire derrière sa cape. Cela faisait bien dix bonnes minutes qu’ils se disputaient pour savoir qu’elle direction prendre. Ethéïa ne semblait pas vouloir fléchir et l’ange devenait de plus en plus rouge à chaque minute qui passait. Adrastéïa espérait qu’ils n’en viendraient pas aux mains.

- Je l’emmène avec moi voir Surphax !!!!
- Et pourquoi ?
- Parce que c’est comme ça !!!
- Je regrette, elle doit aller voir Dunamis en premier !

Au bout de quelques minutes, Adrastéïa qui commençait tout de même à en avoir un peu marre de les entendre se disputer pour rien s’interposa dans le conflit.

- Je crois avoir mon mot à dire dans cette histoire…

Mais ces efforts furent vains et c’est seulement après une heure d’explication qu’il fut décidé que tout le monde irait voir Dunamis. Ormos avait réussi à convaincre Ethéïa grâce à quelques arguments bien placés. Quand ils pénétrèrent dans l’enceinte de la ville souterraine des anges tous les yeux se braquèrent sur eux. Adrastéïa qui visitait pour la première fois une ville fut éblouis par la blancheur des murs et la pureté des lignes. Tout respirait la gaieté, la joie. On n’aurait pas cru que la ville se trouvait sous terre tellement il y avait d’éclairage. Ethéïa qui pénétrait elle aussi pour la première fois dans l’enceinte de la ville resta quelques instant bouche bée en voyant le spectacle. Ormos les fit toute deux avancer. Ils arrivèrent au palais suivit d’une foule de curieux qui se demandaient ce qu’une démone et une humaine faisaient ici. Le palais était vraiment magnifique, il s’élevait de toute sa hauteur dans le fond des grottes. La pierre qui le composait était presque translucide, on aurait dit un immense diamant sorti de terre. Ils entrèrent et se dirigèrent vers la salle du trône. Chaque pièce qu’ils traversaient comportait un nombre hallucinant de chandelier. Il n’y avait pas de décoration particulière, il n’y avait que la lumière éblouissante parfois qui donnait vie au lieu. En entrant dans la salle ils se trouvèrent en face de Dunamis qui siégeait sur son trône. Ormos s’empressa de s’agenouiller, Adrastéïa s’inclina respectueusement mais Ethéïa ne bougea pas d’un cil. Dunamis fronça les sourcils.

- Ormos que font cette démone et cette humaine ici ?

Dunamis contenait difficilement sa colère. Ormos savait très bien qu’il était interdit à toute personne extérieure de pénétrer dans la ville. Il venait défier son autorité devant tous les anges du conseil. Ceux-ci ne manquaient pas d’ailleurs d’exprimer leur étonnement.

- Votre altesse, cette jeune fille à réussi à résister aux pouvoirs de Britos et je pense qu’elle pourrait nous aider.

Dunamis leva un sourcil intriguée. Comment une humaine pouvait les aider contre Britos ? Elle voulait bien le croire, mais cela n’expliquait pas la présence de la démone.

- Et la démone…
- Elle m’a aidé votre majesté.

Ormos évitait de croiser le regard de Dunamis, mais il sentait la tension qui régnait dans la salle. Ethéïa à côté de lui se sentait très mal à l’aise. Etre entouré d’autant d’anges ne lui était jamais arrivé et elle espérait qu’ils n’allaient pas l’étriper. Elle respirait calmement pour éviter de trembler, la reine Dunamis était vraiment impressionnante. La sorcière n’avait pas l’air de s’en faire. Dunamis posa son regard sur la démone puis reporta son attention sur l’humaine. Elle se calma un peu, il fallait tout de même accueillir cette personne comme il se devait. Elle se leva et d’une voix douce et calme lui déclara :

- Mademoiselle, comment vous nommez vous ?
- Adrastéïa votre altesse !

Un murmure secoua la salle. Tous les anges regardèrent l’humaine avec de grands yeux ronds. Dunamis se rassit sur son trône saisit d’étonnement.

- Comment ? Vous êtes Adrastéïa…
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Dunamis
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Re: Les chroniques de la guerre de Polios (tome 1)
Ca va peut-être te sembler bizarre mais des fois j'ai l'impression que cette histoire ressemble à un jeu d'échec!
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Lorien
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Re: Les chroniques de la guerre de Polios (tome 1)
Britos faisait les cents pas devant son miroir. Elle lui avait encore échappé cette petite peste et en plus elle s’était alliée avec un ange et une démone. Son plan ne pouvait pas échouer, mais si cette ridicule sorcière continuait à lui mettre les bâtons dans les roues ça allait mal se terminer. Elle verrait sa puissance, élue du destin ou pas, elle n’allait pas lui échapper longtemps.

- Je sais ce que vous allez me dire, que je suis l’élue du destin…

Adrastéïa s’attendait à ce que les anges réagissent comme ça. La première fois qu’elle avait parlé aux elfes ils avaient failli la diviniser. Elle se demandait encore pourquoi sa mère l’avait appelé comme ça. D’après son grand père, c’était la voyante du village qui lui avait conseillé. Ce jour là elle aurait mieux fait de se taire cette vieille bique. Depuis toujours on lui avait répété qu’il faudrait qu’elle sauve le monde, lourde tâche qu’on lui avait assignée à sa naissance. Et voilà que maintenant la reine des anges était presque en train de faire une syncope sur son trône, il manquerait plus que ça…

- Selon la légende, tu es la seule à pouvoir nous sauver.

Et aller, encore cette vieille rengaine. Adrastéïa s’attendait à recevoir des couronnes de fleurs, mais personne dans la salle n’osait respirer. Adrastéïa soupira, tout le pays de Polios présumait de ses forces, elle n’avait pas du tout la magie nécessaire pour vaincre Britos, mais c’est ce qu’ils semblaient tous croire. Soudain la reine des anges se leva de son trône, elle avait le visage blanc comme un linge. Elle semblait perdue dans une intense réflexion quand elle se retourna vers Ethéïa.

- Il faut que j’aille voir Surphax ! Conduisez-moi à lui !

Des murmures d’étonnement s’élevèrent dans la salle. Ethéïa leva un sourcil. Ormos faisait une drôle de tête. Presque tous les anges dévisageaient leur reine. Elle n’avait jamais échangé un seul mot sympathique avec le démon et maintenant elle demandait à le voir. Elle devait avoir réfléchi à la situation. Ormos après quelques instants d’hébétude arbora un sourire, enfin la reine allait proposer une alliance aux démons. Ethéïa approuva d’un signe de tête et parti devant. Ormos se posta à côté de la reine Dunamis et ils lui emboitèrent le pas, suivit de près par Adrastéïa. Tout ce beau monde se dirigea vers la ville des démons. Quand ils pénétrèrent dans l’enceinte de la ville Adrastéïa fit une mine de dégout. La décoration était vraiment très moche, elle n’aurait jamais cru qu’il existe quelque chose d’aussi laid sur Polios. Les maisons ressemblaient à des tas de crottins de cheval et le palais était une sorte de pièce montée un peu de travers. Tout était d’une couleur grise foncée qui rendait l’endroit vraiment des plus lugubres. L’odeur qui régnait dans l’endroit aurait certainement étouffé un dragon, mais Adrastéïa garda la tête haute. Des démons s’étaient approchés du cortège, tous avaient une mine étonnée. Ethéïa pénétra dans le palais et se dirigea vers la salle du trône. Surphax était en train de prendre son déjeuner.

- Maître Surphax ! Dit Ethéïa d’une voix forte.

Celui-ci leva la tête de sa cuisse de poulet qu’il était en train de dévorer à coup de dents répétés. Il aperçu Dunamis qui se tenait derrière sa commandante. Il faillit s’étouffer avec un morceau de poulet et but rapidement un verre d’eau pour reprendre son souffle.

- Du… Du… Dunamis… Qu’elle surprise !

Dunamis s’approcha de la table et s’assit à une chaise sans la moindre gêne.

- Cette fille, c’est Adrastéïa !

Surphax ouvrit de grands yeux, il regarda attentivement la sorcière puis Dunamis qui s’était assisse comme si elle était invitée. Il ne releva pas et préféra se concentrer sur la sorcière.

- Tu plaisantes, cette gamine…

Adrastéïa qui commençait à en avoir vraiment ras le bol qu’on la traite de gamine commença à s’énerver. Elle regarda le démon dans les yeux et lui lança un sort qui l’envoya valdinguer deux mètres plus loin.

- JE NE SUIS PAS UNE GAMINE, ESPECE DE DEMON DE BAS ETAGE !!!!!!

Tous les démons présents dans la pièce déglutirent. Ils connaissaient très bien les colères de leur maître, et là il risquait de la tuer purement et simplement. Surphax se releva et lança un regard noir à la sorcière. Celle-ci se mit en garde, le chef des démons ne lui faisait pas peur. Celui-ci sorti son épée et se dirigea vers elle d’un pas rapide. Adrastéïa dégaina son épée, elle la leva au dessus de sa tête et celle-ci s’illumina de rouge. Dunamis resta assise sur son siège sans intervenir. Elle fit un petit sourire, voilà un spectacle des plus intéressants à contempler. Elle piocha dans l’assiette de poulet sans quitter des yeux la scène. Surphax avait tenté une attaque rapide, mais Adrastéïa la para sans difficulté aucune. Elle évita une autre attaque et lança une boule de feu sur Surphax. Il esquiva avec son épée, mais Adrastéïa le prit de court et lui lança un coup d’épée qu’il réussi à écarter. Adrastéïa posa alors sa main sur la poitrine du démon et lui balança une décharge électrique qui ne manqua pas de le décoiffer. Il tomba à genou et d’un coup de pied bien placé, Adrastéïa le désarma. Elle lui mit la pointe de l’épée sous la gorge et sourit.

- Alors je suis toujours une gamine ?

Surphax lui lança un regard mauvais, puis petit à petit se calma et soupira.

- J’avoue ma défaite, tu es bien Adrastéïa !

La sorcière rangea son épée et lui tendit la main un grand sourire aux lèvres.

- Ravie de faire votre connaissance Surphax !

Le chef des démons se mit à rire et se releva. Cette jeune fille avait un caractère bien trempé pour avoir osé le défié. Il retourna à la table et lui proposa une chaise. Il se retourna vers Dunamis qui se retenait de dire une remarque cinglante.

- J’imagine que tu es venu me proposer une alliance ?

Dunamis affichait un grand sourire, ce qui ne manqua pas d’étonner Surphax. La reine des anges ne l’avait jamais aimé et maintenant elle lui souriait à pleine dents, ça cachait certainement quelque chose.

- Je suis venue te proposer beaucoup mieux que ça… Nous allons accompagner tout deux Adrastéïa pour vaincre Britos.

Surphax la regarda bouche bée, elle était en train de lui proposer une expédition où anges et démons seraient d’égal à égal. C’était vraiment très surprenant venant de Dunamis, mais il ne pouvait pas refuser cette offre si alléchante.

- Bien sûr que je viens… Ethéïa tu m’accompagnes, je veux que tu sois ma garde personnelle !

Ethéïa s’inclina, s’était vraiment un grand honneur que d’accompagner le chef des démons dans cette aventure.

- Ormos, tu viendras avec moi, je prends aussi un garde personnel.

Ormos s’inclina et regarda Ethéïa. Ils allaient être compagnons de route, de quoi faire connaissance sans risquer de se faire tuer.

- On se rejoint demain matin à l’entrée des grottes, ne soit pas en retard !

Dunamis se retourna et quitta la salle en compagnie d’Ormos et Adrastéïa. Surphax quand à lui arborait un sourire franc, enfin il allait pouvoir sortir de ces maudites grottes.
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Dunamis
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Re: Les chroniques de la guerre de Polios (tome 1)
J'ai une révélation à te faire!
J'adore la scène du poulet, je vois trop bien Surphax avec sa cuisse de poulet en train de s'étouffer, et après Dunamis piocher dans l'assiette, ça me fait toujours autant mourir de rire!
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Re: Les chroniques de la guerre de Polios (tome 1)
j'viens de lire ton histoire,

Spoiler:
 

et j'ai vraiment aimé, c'est un début très prometteur j'suis pressé de lire la suite Smile
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Lorien
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Re: Les chroniques de la guerre de Polios (tome 1)
Le lendemain, à l’aube, on vit une troupe assez pittoresque sortir des grottes. Adrastéïa était en tête, elle avait revêtu une cape neuve qui claquait dans le vent. Ormos s’était équipé d’une armure légère, beaucoup plus pratique pour voyager, il n’avait qu’une fine chemise en côte de maille, une épée pendait à sa ceinture. Il avait mis un pantalon léger et des chaussures de marche. Il portait un baluchon avec les vivres et les quelques affaires de la reine. Ethéïa avait revêtu sa tenu d’apparat. Tout était noir des pieds à la tête et tout lui moulait parfaitement le corps laissant apparaître ses formes avantageuses. Elle s’était armée d’une épée qu’elle avait attachée à sa ceinture en cuir. La reine Dunamis avait échangé sa longue robe contre une jupe courte lui arrivant au dessus des genoux, elle portait un t-shirt blanc tout simple et par-dessus une veste en lin blanc cassé. Surphax avait mis ses vêtements de la veille, ils étaient parfait pour le voyage et était certainement moins voyant que les vêtements d’un blanc éclatant que portait Dunamis. Les deux chefs se regardaient de travers alors qu’Ethéïa et Ormos se saluaient gentiment. Dunamis prit la parole en premier:

- Nous sommes prêts à suivre tes directives Adrastéïa !

La sorcière approuva d’un signe de tête, il valait mieux qu’elle prenne la tête des opérations, elle ne voulait pas que Dunamis et Surphax se disputent pour la place de chef, au moins là c’était réglé. Surphax ne semblait pas mécontent de cette décision, elle aurait pensé qu’il ferait plus de difficulté que ça. Elle s’aperçu alors que celui-ci avait les yeux fixés sur les jambes de Dunamis. Elle soupira, décidément les hommes étaient vraiment tous les même, il n’avait sans doute même pas écouté ce que Dunamis venait de dire.

- Maître Surphax, vous en pensez quoi ?

Surphax leva les yeux précipitamment, il n’avait pas du tout prêté attention à ce qui se passait.

-Bien sûr, il n’y a pas de problèmes… Répondit-il sans trop être sûr de lui.

- Bien, allons y dans ce cas là !

Cette fois ci tout le groupe prit le chemin de droite qui se dirigeait vers la forêt. L’endroit était plus boisé et le chemin était plus praticable mais il n’y avait pas âme qui vive à l’horizon. Les deux anges et les démons déployèrent leurs ailes pour décoller, Ormos se proposa gentiment de porter Adrastéïa. Ils iraient plus vite en volant, et surtout ils n’avaient pas l’habitude de se déplacer à pied. Au bout d’une petite demi-heure de vol ils virent apparaître à l’horizon ce qui semblait être de très gros oiseaux. Mais petit à petit ils purent distinguer d’énormes dragons noirs qui se dirigeaient rapidement vers eux. Ils n’avaient pas l’air amicaux, et leur gueule grande ouverte montrant des dents affutées comme des lames de rassoir le confirmait. Un des dragons lança une boule de feu sur Ormos qui surprit lâcha la sorcière. Adrastéïa lança un sort de lévitation lui évitant de s’écraser deux cents mètres plus bas. Ormos se confondait en excuses, mais ce n’était pas le moment de discuter. Trois gros dragons noirs fonçaient sur eux en poussant des cris stridents. Tout le monde dégaina son épée, sauf Dunamis qui avait un arc. Ethéïa fonça sur le premier dragon comme une furie, elle évita deux boules de feu et essaya de se rapprocher du dragon pour le transpercer de son épée. Mais celui-ci volait très vite et évitait avec une facilité déconcertante les coups d’épée d’Ethéïa. Dunamis banda son arc et décocha une flèche, le second dragon l’évita de justesse. Surphax s’approcha du dragon à grands coups d’ailes et s’efforça d’éviter le mieux possible les boules de feu et les coups de queue. Adrastéïa lança une boule de feu qui n’égratigna même pas le troisième dragon qui se précipitait sur Ormos. Dunamis arma son arc pour la seconde fois, elle parvint à toucher l’aile gauche du troisième dragon qui poussa un hurlement terrible.

- La magie ne les atteint pas, nous allons avoir du mal à en venir à bout !

Dit Dunamis à l’adresse d’Ethéïa et Surphax qui continuaient à esquiver les boules de feu du mieux qu’ils pouvaient.

Adrastéïa soupira, il n’y avait qu’une seule solution qui s’offrait à eux, cela risquait d’être un peu dangereux et elle ne savait pas si elle aurait assez de puissance magique, mais il fallait tenter le coup.

- Je veux bien essayer quelque chose mais je ne garanti rien…

Surphax et Ethéïa se rapprochèrent, ils étaient complètement essoufflés. Les trois dragons se rassemblaient pour changer en même temps.

- Essayez quand même, on n’a pas d’autres solutions pour le moment ! Lui dit Surphax qui essayait de reprendre son souffle.

Adrastéïa se plaça dans la ligne de mire des trois dragons et commença à incanter une formule.
« Plus sombre que la nuit, plus pourpre que le sang, au nom de la puissance enfouie dans l’éternité, j’en fais le serment, en unissant nos forces, nous réussirons à briser l’ennemi qui se tient devant nous »

Il y eut un grand rai de lumière rouge et une grande explosion s’en suivit, l’onde de choc propulsa les deux anges et les deux démons à plusieurs mètres. Quelques instants plus tard, quand la poussière se fut dissipée, ils retrouvèrent une Adrastéïa assise au sol complètement éreintée. Les monstres avaient disparus sans doute emportés par la déflagration ou mieux carbonisés. Tout le monde alla rejoindre Adrastéïa au sol. Elle tomba évanouie quelques instants plus tard dans les bras de Dunamis. Ormos porta la sorcière et tout le groupe alla trouver refuge dans une grotte non loin de là. Surphax ramassa du bois et fit un feu.

Ils découvrirent une grotte et s’y installèrent. L’endroit n’était pas des plus accueillants, mais il n’y avait rien d’autre à des kilomètres à la ronde. Ils déposèrent Adrastéïa dans un endroit sec au fond de la grotte. Ormos parti chercher du bois car il ne faisait pas bien chaud. Pendant ce temps là Surphax et Dunamis réfléchissaient à la meilleure tactique à employer. Ormos rentra quelques minutes plus tard avec du petit bois sec, parfait pour faire un bon feu. Il le prépara avec Ethéïa en attendant qu’Adrastéïa se réveille. Surphax alluma le feu et ils se regroupèrent autour pour se réchauffer. Après une bonne demi-heure, Adrastéïa commença à s’agiter dans le fond de la grotte, mais elle ne se réveillait toujours pas. Dunamis décida d’aller voir ce qu’il se passait. Elle posa la main sur son front et fut immédiatement projetée dans son esprit. Dunamis regarda autour d’elle, le rêve que faisait Adrastéïa était étrange, elle se trouvait dans une grande pièce dont la décoration laissait des plus à désirer. Il y avait beaucoup de poussière, des toiles d’araignées, enfin l’endroit semblait inhabité depuis des siècles. Dunamis s’engagea dans un couloir, elle voyait de la lumière au bout, certainement un éclairage rustique à la chandelle. Elle fut éblouie par l’éclat en entrant dans une grande pièce. Adrastéïa se trouvait au centre, à genou devant un immense miroir. Dunamis s’approcha et put distinguer dans le miroir deux visages. L’un des deux caché par un énorme capuchon ne laissait qu’entrevoir des yeux injectés de sang, ce ne pouvait être que Britos. Des seules descriptions qu’elle avait eut de lui, c’était tout à fait comme cela qu’on lui avait décrit. A côté de lui se trouvait un homme, ou plutôt un démon, il ressemblait d’ailleurs étrangement à Ormos.

- Qui est ce ? Demanda Dunamis à mi voix.

- Il s’appelle Orion !

La salle se troubla et Dunamis ouvrit les yeux. Elle se trouvait dans la grotte à côté d’Adrastéïa qui venait de se réveiller. Elle se leva pour se dégourdir les jambes. Ormos s’approcha pour donner à Adrastéïa un peu d’eau.

- Ca y est, tu es réveillée !

Dunamis regarda attentivement Ormos, maintenant il n’y avait plus de doute, celui qu’elle avait vu dans le miroir, cet Orion, était bien le frère jumeau d’Ormos. Elle le croyait mort depuis des années, depuis que Surphax l’avait chassé des grottes parce qu’il avait voulu aller chercher de l’aide… Dunamis ne savait pas si elle devait révéler quoi que se soit à Ormos ou à Adrastéïa, mais celle-ci aurait vite fait le rapprochement avec ce démon. Mais d’où le connaissait t’elle d’ailleurs ? Ormos c’était aperçu que la reine le détaillait. Il ne savait pas trop pourquoi, mais il se sentait très mal à l’aise. Adrastéïa observa Ormos à son tour, cette fois ci plus de doutes, cet ange était le portrait craché d’Orion.

- J’ai quelques choses sur la figure ? Dit-il en voyant les regards insistants des deux filles.

Adrastéïa secoua la tête et sortit de la grotte. Comment se faisait t’il que cet ange lui ressemble ? Ils devaient avoir un lien de parenté. Mais pourquoi Orion ne lui en avait t’il jamais parlé. Peut être comptait t’il le faire quand il l’aurait rejoint aux grottes. Mais visiblement il s’était fait capturé par Britos, voilà qui n’arrangeait pas du tout ces affaires. Britos comptait qu’elle vienne le libérer, c’était un piège assez grossier, pourtant elle ne pouvait pas laisser Orion entre les mains de cet être abject et fourbe. Adrastéïa resta toute la nuit à regarder les étoiles. Le matin, à l’aube, elle avait retrouvé sa bonne humeur. Elle réveilla tout le monde et après un petit déjeuné frugal ils se remirent en route. Ils décidèrent d’un commun accord de passer par la forêt, le chemin serait plus long mais au moins ils avaient moins de risques de se faire repérer. Les arbres étaient touffus, la lumière ne pénétrait guère à travers leurs ramages, il régnait une humidité et une chaleur pesante des plus insupportables. Les hommes semblaient la supporter tant bien que mal, alors que les trois jeunes femmes suaient à grosse gouttes et avaient un mal fou à respirer. Adrastéïa demanda une petite pause pour récupérer, elle ne s’était pas encore parfaitement remise du combat de la veille et la chaleur matinale lui faisait tourner la tête. Ils venaient de trouver des rochers pour s’asseoir quand un grognement se fit entendre.
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Re: Les chroniques de la guerre de Polios (tome 1)
Il était dans sa tour et il était heureux. Elle l’avait vu, elle savait qu’il le retenait prisonnier. Elle ne devrait pas tarder à arriver pour lui porter secours. Il se dirigea vers une autre pièce dans laquelle se trouvait un homme enchaîné. Il semblait avoir souffert de la claustration et n’était pas en bon état. Britos esquissa un léger sourire laissant apparaître ses deux canines pointues.

- Alors ta chambre te convient ?

L’homme leva la tête vers Britos, il lançait un regard empli de haine envers cette créature.

- Vous allez voir, si j’arrive à me libérer je…

Britos se mit à rire, il n’avait pas peur de ce pauvre démon, il ne l’avait gardé en vie que pour attirer Adrastéïa ici.

- Mon pauvre Orion, tu te crois puissant ?!? Mais ne t’en fais pas, ta petite sorcière va bientôt venir te libérer !

Orion se débattait furieusement, voilà pourquoi il ne l’avait pas encore fait exécuter. Il était l’appât. Il ne savait pas quoi faire, quel idiot il avait été de se laisser capturer, maintenant Adrastéïa serai en danger par sa faute.

- C’est un troll, aucun doute, et il approche !

Chacun avait sorti une arme et se préparait à affronter le troll. On entendait sa respiration rauque à travers tout le sous bois et il se dirigeait dans leur direction. Il avait dut sentir leur présence et la chair fraîche n’était pas négligeable pour lui.

- Un troll ?!? Mais c’est énorme…

Ormos n’aimait pas trop se battre, et se sentir menacer par un troll n’arrangeait rien. Ethéïa ne manqua pas de se moquer de lui ouvertement.

- On voit que les anges ont les chocottes !

Dunamis se fâcha, elle n’aimait pas qu’on insulte les anges. Ormos ne montrait peut être pas le bon exemple, mais il n’avait jamais failli en combat. Sa peur montrait également l’étendue de son courage.

- Je ne vous permets pas !

Surphax ricana, voilà que Dunamis s’en mêlait. Mais pour qui elle se prenait cette grande pimbêche. Ethéïa avait dit vrai, cet ange tremblait comme une feuille. Ce n’était pas de leur faute si les anges étaient des froussards.

- C’est sûr qu’il est facile de dire ça quand on reste derrière !
- QUOI !!!!!


Dunamis explosa de rage et une dispute éclata entre les deux partis. Et voilà c’était reparti, Adrastéïa soupira. Comment voulaient-ils vaincre Britos s’ils passaient leur temps à se disputer. Ca en devenait des plus lassants. Adrastéïa n’écoutait même plus, elle attendait le troll de pied ferme. Les branchages devant elle venaient de remuer, elle n’allait pas le rater.
« Je te cherche et je t’invoque ô foudre de la vie. Montre moi ta puissance, détruis tous les obstacles, inonde de ton énergie toutes les choses qui entravent l’aboutissement » THUNDER !!!! Un éclair foudroya le troll sur place. Tous les yeux se tournèrent vers elle.

- Ben quoi, je n’allais pas attendre que vous ayez finis tout de même !

Personne ne dit mot pendant quelques secondes, encore sous le choc et sous la surprise de l’attaque foudroyante. Puis enfin Ethéïa réagit et se mit à rire, puis elle regarda Ormos avec un air de dédain assez marqué.

- Au moins toi tu es une femme, pas comme certains anges qui ont peur de leur ombre !

Ormos devint rouge de colère, les insinuations d’Ethéïa commençaient légèrement à lui courir sur le haricot. Il se retourna vers elle, les yeux noirs de colère ce qui n’était pas vraiment habituel chez lui. Faut dire qu’il lui en fallait beaucoup pour l’énerver.

- Ethéïa, tu n’es qu’une…

Il se retint de prononcer le dernier mot. Son souffle se faisait plus court et il se retenait de ne pas se jeter sur la démone pour l’étriper. Il avait une bonne dose de self contrôle, heureusement, car la démone aurait passé un sale quart d’heure.

- Et bien Ormos, on est trop angélique pour prononcer une insulte ?

Ethéïa se mit à rire, elle aimait pousser les gens à bout et cette situation était pour elle des plus cocasses. Ormos bouillait intérieurement, elle osait le provoquer. Sa colère éclata d’un coup, il n’était pas violent et n’aurait jamais attaqué une femme, mais parfois les mots font bien plus mal que les coups.

- Pauvre cloche, je comprends maintenant pourquoi tous les démons ne t’aiment pas, tu as le pire caractère que je n’ai jamais vu, si tu savais tout ce qu’on entend sur ton compte… Jamais tu ne te marieras et tu resteras seule toute ta vie et tu…

Ormos s’arrêta, il vit dans les yeux d’Ethéïa qu’il était allé trop loin. La démone lança à Ormos un regard empli de haine, si elle avait put le foudroyer sur place elle l’aurait fait sur le champ. Elle avait la main sur son épée, les yeux rouges de colère, elle tremblait de rage, elle allait exploser. Des larmes coulèrent sur ses joues, en cet instant elle détestait Ormos plus que tout au monde. Elle s’approcha de lui et lui hurla au visage.

- Pauvre crétin !

Elle lui retourna une baffe monumentale avant de partir dans la forêt en pleurant. Personne n’avait bougé, Dunamis voulait ajouter quelque chose mais elle se ravisa, Surphax ne fit aucun commentaire. Ormos était encore sous le choc, sa colère était retombée pour laisser place à la honte. Il ne savait plus où se mettre, comment il avait osé lui dire ça en face, il regrettait tellement son geste maintenant.

- Je ne sais pas ce qui m’a pris, je…

Adrastéïa s’approcha de lui et lui donna une tape sur l’épaule avant d’ajouter.

- Tu ferais mieux d’aller t’excuser, tu sais Ethéïa est peut être une démone mais c’est aussi une femme et elle est sensible.

Ormos hocha la tête et partit à la suite d’Ethéïa. Il s’enfonça dans la forêt et n’eut aucune difficulté à la suivre à la trace. Il la retrouva quelques instants plus tard assise sur un rocher en train de sangloter. Il s’approcha tout doucement et lui posa la main sur l’épaule. Ethéïa sursauta, se leva d’un bond l’épée à la main.

- Du calme, ce n’est que moi !

Ethéïa posa son épée près du rocher, elle regarda Ormos avec des yeux noirs puis se retourna pour se retenir de fondre en larmes. Ormos se sentait mal à l’aise, il n’avait jamais voulu la vexer et la blesser. C’était la première fois qu’il se retrouvait dans ce genre de situation. Un silence pesant régnait dans la petite clairière.

- Qu’est ce que tu veux ? lui demanda Ethéïa rompant ainsi le silence.

Ormos hésita quelques secondes avant de répondre, la démone avait l’air vraiment très furieuse et il ne savait pas comment engager la conversation sans se faire jeter purement et simplement.

- Je suis venu m’excuser, je ne pensais pas ce que j’ai dis, c’est sur le coup de la colère, je…

Il n’eut pas le temps de terminer sa phrase qu’Ethéïa se retourna de manière vive. Elle tremblait et sa main la démangeait, il méritait bien une seconde gifle.

- Je me fiche de tes excuses, si tu es venu pour te donner bonne conscience tu peux repartir.

Ormos se sentait vraiment idiot et mal à l’aise, il comprenait la colère de la démone, mais il était tout de même venu s’excuser. Il allait ajouter quelque chose quand un bruit s’éleva des arbres derrière eux. Ethéïa hurla et Ormos sorti son épée.

Non loin de là se tenait toujours Adrastéïa, Surphax et Dunamis. L’ambiance était tendu, Dunamis faisait semblant de s’intéresser à une fleur à côté d’elle tandis que Surphax regardait le ciel sans grande conviction. Adrastéïa soupira, qu’elle ambiance vraiment. Apparemment ni Dunamis, ni Surphax ne voulaient faire un effort pour s’entendre. Ils s’ignoraient superbement, ce qui rendait Adrastéïa folle de rage. Ils devaient vaincre Britos et ce n’était pas en faisant semblant de s’entendre qu’ils y arriveraient. Elle s’apprêtait à faire la remarque sur leur comportement quand un cri strident transperça le calme de la forêt. Tous les sens en alerte et cette fois ci bien réveillés, Dunamis et Surphax sortirent d’un même mouvement leur épée. Ils accoururent au champ de bataille, prêt à en découdre. Ils aperçurent à travers les feuillages Ormos aux prises avec un énorme troll. Ethéïa se trouvait derrière Ormos complètement démunie, elle avait laissée son épée près du rocher et sa magie ne risquait pas d’être très efficace pour un troll de cette taille. Ormos tout en protégeant Ethéïa, essayait tant bien que mal d’esquiver les coups de massue. Le troll fit un mouvement brusque avec sa massue et envoya Ormos contre l’arbre le plus proche. Dunamis arriva à ce moment là, arma son arc et tira une flèche entre les deux omoplates du troll qui tomba raide mort. Ethéïa se précipita vers Ormos qui semblait vraiment mal en point. Il avait une belle entaille à la base du crâne, le choc avait dut être terrible. L’ange respirait faiblement et sa peau devenait de plus en plus blanche au fil des secondes qui s’écoulaient. Ethéïa prise de panique secoua l’ange énergiquement, mais il poussa un faible gémissement sans pour autant se réveiller. Dunamis et Surphax observaient la scène, un peu comme des spectateurs, sans vraiment se préoccuper du sort d’Ormos.

- Je crois qu’il a pris un bon coup sur la tête. Dis tout à coup Surphax d’un air totalement détaché.

- Qu’elle perspicacité Surphax, tu m’étonne ! Dunamis avait dit cela d’un ton acide. Elle ne supportait pas la compagnie du roi des démons et elle lui faisait bien savoir.

- Vous avez fini de vous chamailler pour un oui ou pour un non, ça commence à devenir franchement agaçant. Poussez-vous, je vais le soigner !

Adrastéïa était rouge de colère. Et ça se disait roi et reine, et bien bravo, quel bel exemple. Ils s’engueulaient pour des broutilles, de vrai gamins, alors qu’un des leur était en train de rendre l’âme à leur pied. Elle appliqua ses mains sur la blessure d’Ormos et récita une incantation.
« Divines mains guérisseuses, grandeur de la nature. Je t’en prie, sauve celui qui se tient devant moi »
Peu à peu Ormos reprit des couleurs et sa plaie se referma. Il ouvrit les yeux au bout de quelques secondes encore secoué du choc. Il avait perdu tout de même pas mal de sang et rien ne pouvait le remplacer. Il lui fallait maintenant un peu de repos. Adrastéïa et Ethéïa aidèrent Ormos à se relever, il était encore tout chancelant, mais il ne tarderait pas à se sentir bien mieux après le premier choc passé. Adrastéïa lançait toujours des regards noirs à Dunamis et Surphax, quand ils auraient trouvés un coin pour dormir elle ne manquerait pas de leur exprimer ses profonds ressentiments. Ils reprirent doucement leur marche, laissant le temps à Ormos de se remettre lentement de sa blessure. On n’entendait que les oiseaux chanter, le groupe restait silencieux. La nuit commença à tomber et ils ne trouvaient toujours pas un coin où ils pourraient élever un bivouac. Adrastéïa et Ethéïa commençaient à fatiguer, Ormos pesait son poids et il n’était pas encore assez en forme pour marcher sans aide. Exaspéré Adrastéïa se retourna vers Dunamis et Surphax qui continuaient à s’ignorer royalement.

- Bien puisque je vois que vous avez bien économisé vos forces, maintenant c’est à vous de vous occuper d’Ormos. Et non je ne veux aucun commentaire, ni même grognement, je pense avoir été claire. Si vous croyez que je vais supporter encore longtemps votre mauvaise humeur et votre mauvaise foi vous vous mettez le doigt dans l’œil.

Maintenant fini de parler, occupez vous d’Ormos. Dès qu’on aura trouvé un coin où dormir on aura une petite discussion.
Dunamis et Surphax restèrent quelques secondes interloqués. S’était bien la première fois que quelqu’un osait leur parler sur ce ton. Surphax allait répliquer quand il vit le regard d’Adrastéïa, aucun son ne sortit de sa bouche. Il s’approcha d’Ormos et le soutint par une épaule, tandis que Dunamis le prenait par l’autre. Ils n’étaient pas vraiment ravis de faire ça, mais ils n’avaient pas vraiment le choix, pour tout dire Adrastéïa leur faisait à cet instant vraiment très peur.
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Re: Les chroniques de la guerre de Polios (tome 1)
"Quelques instants plus tard, quand la poussière se fut dissipée, ils retrouvèrent une Adrastéïa assise au sol complètement éreintée."

Là c'est un peu flou parce que le combat se passait dans les airs donc je trouve ça un peu étrange, sinon toujours les "t-shirt" ça sonne un peu faux dans ce genre d'histoire.

mais mise à part ces petits détails j'aime beaucoup, tes personnages sont complets, et tu les exploites vraiment bien
bravo !
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Dunamis
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Re: Les chroniques de la guerre de Polios (tome 1)
Ben moi j'adore, ça me fais toujours autant rire, même si je le lis pour la dixième fois! (Faut dire aussi que je m'en souviens plus trop!)
Enfin bref, j'attends avec impatience la suite qui va être je pense, encore plus drôle! ^^
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Re: Les chroniques de la guerre de Polios (tome 1)
* C'est vrai tu as totalement raison loup alpha, merci de me l'avoir fait remarqué, faudra que je modifie tout ça ^^*

Chapitre 2 : La forêt d’Helina

Ils marchèrent encore bien une heure sans dire le moindre mot. Mais Dunamis et Surphax sentaient le regard noir d’Adrastéïa dans leur dos. Cela faisait pourtant un moment que le petit groupe était observé à travers les arbres, mais personne ne semblait avoir repéré la présence des êtres qui les surveillaient depuis qu’ils avaient pénétrés sur leur territoire. Adrastéïa était tellement concentrée sur le dos de Surphax et Dunamis qu’elle n’avait rien senti. Ormos était bien trop faible pour essayer de distinguer quoi que se soit, il tenait à peine sur ses jambes qui flageolaient beaucoup depuis un moment. Surphax et Dunamis eut ne sentait que le pesant regard d’Adrastéïa. Ethéïa elle sentait quelque chose, mais elle ne savait pas si s’était seulement une impression. C’est au moment où elle entendit distinctement une branche craqué qu’elle se mit en garde. D’un mouvement rapide et fluide elle dégaina son épée et lança un regard perçant vers l’arbre le plus proche. Le petit groupe s’était figé, Dunamis posa doucement Ormos au sol et attrapa son épée. Adrastéïa se plaça devant Ethéïa en levant distinctement les mains montrant par la même qu’elle n’avait pas d’arme et qu’elle était là pacifiquement. Elle ferma les yeux et commença à chanter doucement une mélopée, qui fut bientôt entonnée dans plusieurs arbres aux alentours. Elle fit signe aux autres de baisser leur armes, ce qu’ils firent à l’instant. Elle avait été bête, pourquoi n’avait t’elle pas pensé qu’elle était entrée sur le territoire des elfes. Ceux-ci étaient très regardants sur les personnes foulant leur forêt sacrée, surtout depuis que des sbires de Britos avaient essayés d’y pénétrer par la force. Heureusement qu’elle se souvenait de ce chant elfe qu’elle avait appris quand elle était petite. Vivre dans la forêt n’avait pas que des désavantages et elle connaissait certaines coutumes des elfes, et surtout quelques rudiments de leur langue. Bientôt le petit groupe vit apparaître des formes à travers les arbres. Des flèches étaient pointés dans leur direction, au premier faux mouvement ils seraient transpercé et ressembleraient à des passoires. Un elfe un peu plus grand que les autres s’approcha doucement du groupe. Il n’était pas comme les autres elfes qu’Adrastéïa avait rencontrés auparavant, celui-ci avait les cheveux argentés voire même transparents, ses yeux était d’une couleur indéfinissable, ils avaient des reflets vers émeraude et or. Il était habillé d’une armure d’un matériau inconnu qui semblait complètement se fondre avec la nature. Il avait une prestance naturelle et semblait flotter au milieu des feuilles. Adrastéïa reconnu un diadème en porphyre, marquant sans aucun doute l’appartenance à la famille royale. Elle s’inclina profondément et fit signe aux autres d’en faire autant. Dunamis et Ethéïa firent une légère révérence tandis que Surphax se bornait à rester droit comme un I. Adrastéïa le maudissait à cet instant, lui et son égo démesuré, elle ne tarderait pas à lui faire regretter son manque de politesse. L’elfe s’arrêta à hauteur du groupe et lança un petit regard à Surphax qui ne broncha pas d’un millimètre. L’elfe s’approcha ensuite de Dunamis et lui fit une légère révérence avant de s’adresser à elle dans la langue commune.

- Reine Dunamis, j’ai beaucoup entendu parler de vous. Soyez la bienvenue dans la forêt d’Helina. Je me présente, je suis le prince Trerinwan. Pouvons-nous connaître la raison de votre présence sur nos terres reine des anges ? Et qui est donc votre compagnon qui montre si peu de respect aux elfes ?

Dunamis regarda le prince, un peu étonnée qu’il la connaisse. Mais ne disait on pas que les elfes savaient tout ? Dunamis lança un coup d’œil à Adrastéïa qui était la chef du groupe. Elle lui fit un petit signe de tête, Adrastéïa ne pouvait pas prendre la parole sans offenser le prince ce qu’elle ne voulait surtout pas si elle ne voulait pas terminer en gruyère. Dunamis fit un large sourire au prince des elfes avant de lui répondre.

- Votre altesse, veuillez pardonner à Surphax il a toujours manqué d’éducation. Je suis navrée, je ne savais pas que je foulais vos terres sinon je me serais empressée de vous faire part de nos intentions. Notre but est très simple, nous allons détruire Britos et ses sbires !

A ces mots il y eut un mouvement dans les arbres. On entendait les elfes chuchoter entre eux dans leur langue. Cette déclaration avait laissé le prince des elfes perplexe. Il fit un signe de main et les bruits dans les arbres cessèrent. Il regarda intensément la reine Dunamis puis déclara enfin.

- Venez à notre camp, nous soignerons votre blessé et vous pourrez vous restaurer, dormir et nous raconter toute cette histoire plus précisément.


Ils arrivèrent rapidement au camp des elfes qui n’était pas très loin de leur position. Adrastéïa ouvrit des yeux émerveillée, elle n’avait jamais encore visité un camp ou une ville elfe et de voir des habitations dans les ramures des arbres la laissait tout bonnement sans voix. Elle passa tout prêt d’une sorte de lampion rond phosphorescent qui restait pour elle un mystère. Elle clignait des yeux, tout ce qu’elle voyait semblait tellement irréel. Comment Britos n’avait t’il pas réussi à les trouver ? Une telle splendeur ne peux pas rester inaperçu… Tous les yeux étaient tournés vers le groupe, on entendait au loin le chant de jeunes elfes qui s’entrainaient à maîtriser les forces de la nature. Trerinwan les conduisit à un balcon suspendu bien plus grand que les autres. Il les fit asseoir pendant que deux jeunes filles vinrent s’occuper d’Ormos et l’emmenèrent à une sorte d’infirmerie. Ethéïa tint absolument à l’accompagner. Il ne restait donc plus que Dunamis, Surphax et Adrastéïa à la table. Le jeune prince leur fit servir une légère collation frugale. Adrastéïa qui était affamée et fatiguée mangea de bon appétit.

- Alors reine Dunamis, vous avez décidé d’aller affronter Britos ? N’est ce pas dangereux et irréfléchi de votre part. Je ne voudrais pas paraître offensant, mais vous ne faites pas le poids contre Britos. Notre ancienne reine, ma mère, qui était pourtant d’une puissance exceptionnelle, est morte en l’affrontant.

Un voile de tristesse passa devant les yeux de Trerinwan. La perte de la reine des elfes devait être un grand malheur pour lui et les siens. Adrastéïa ne connaissait pas sa puissance, mais elle devait sans nul doute dépasser largement celle de Surphax, et peut être même celle de Dunamis. Mais Adrastéïa n’avait encore jamais testé la puissance de la reine des anges. Que pouvaient t’ils donc contre Britos si cette grande reine avait succombé aussi facilement. Dunamis posa le fruit qu’elle venait de porter à ses lèvres. Avec une voix douce et le calme dont elle savait faire preuve dans les situations les plus difficiles, elle exposa ses raisons au prince des elfes.

- Je ne voudrais pas paraître orgueilleuse à mon tour, mais j’ai dans ma manche un atout que votre mère, paix à son âme, n’avait pas. Voyez cette jeune fille, Adrastéïa, c’est la jeune fille dont parle la légende, celle qui grâce aux elfes et aux magiciens parviendra à détruire Britos. Si j’ai suivit cette jeune fille c’est que j’ai placé tous mes espoirs en elle et je pense qu’il en est de même pour Surphax le roi des démons ici présent.

Surphax approuva d’un signe de tête. Adrastéïa rougit légèrement en sentant sur elle le regard du prince des elfes. Trerinwan s’approcha d’elle et posa une main sur la sienne. Adrastéïa sentit son cœur battre beaucoup plus rapidement, elle ne savait pas pourquoi l’elfe la troublait autant, elle avait vécu avec certains elfes pourtant quand elle était jeune, mais le prince dégageait quelque chose de différent.

- Je comprends maintenant mieux pourquoi vous connaissiez notre chant de paix jeune fille. Il est vrai que vous avez été élevée avec certains ne nos semblables étant plus jeune. J’ai cru que vous aviez succombé à l’attaque de Britos. Tous les elfes ainsi que votre famille ont été retrouvés morts ce jour là, mais vous avez survécu. Si ma mère était vivante elle aurait été honorée de vous rencontrer. Chez nous les elfes vous portez le nom d’Estel, qui veut dire en langue commune espoir…Nous vous avons longtemps attendu Estel.
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Re: Les chroniques de la guerre de Polios (tome 1)
Les Elfes... J'adore les elfes!!! I love you _ I love you
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Re: Les chroniques de la guerre de Polios (tome 1)
Citation :
Mais Dunamis et Surphax sentaient le regard noir d’Adrastéïa dans leur dos.

Citation :
Surphax et Dunamis eut ne sentait que le pesant regard d’Adrastéïa.

À quelques lignes d'intervalles, c'est pas bien grave, mais je sais pas si la répétition est nécessaire (sauf si tu veux insister sur ce fait, dans ce cas je n'ai rien dis ^^)

Sinon ils sont bien sympa ces Elfes, assez inquiet pour leur sécurité ce qui se comprend Smile

Vivement la suite !
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Re: Les chroniques de la guerre de Polios (tome 1)
Le prince fit une légère révérence à Adrastéïa qui se sentait encore plus gênée. Maintenant elle sentait vraiment tout le poids de sa mission, toutes ses personnes qui avaient confiance en elle, qui attendait beaucoup d’elle, qui avaient mis tout leur espoir dans ses mains. Elle ne savait pas si elle était vraiment capable d’être celle que tout le monde attendait. Elle avait peur de faillir à sa mission et de décevoir beaucoup de monde. Mais depuis qu’elle était petite elle avait été éduquée pour accomplir cette tâche et elle irait jusqu’au bout et ne décevrait pas les espoirs de tous ses peuples.

Le repas se poursuivit en silence, Adrastéïa ne savait que dire et elle sentait tous les yeux tournés vers elle. Ils devaient s’attendre à ce qu’elle dise quelque chose, mais les mots restaient coincés dans sa gorge. Elle qui d’habitude était si éloquente, elle se sentait toute petite devant cette assemblée. Ormos et Ethéïa n’étaient toujours pas revenus, elle se sentait nettement mieux en leur compagnie, il n’avait pas de sang royal et Adrastéïa avait moins de scrupules à leur parler d’égal à égal. Le prince elfe observait toujours la sorcière du coin de l’œil sans faire une seule remarque. Au bout d’un moment Adrastéïa n’y tenant plus rouvrit le dialogue.


- Je ne sais pas quoi dire… Vous semblez tous porter de grands espoirs en moi, mais je ne sais pas si je suis à la hauteur de cette tâche, et j’essaye de montrer bonne figure, mais j’ai très peur de ce qui pourrait arriver.


Trerinwan se leva et s’approcha de la sorcière. Il lui prit la main et lui demanda de le suivre. Adrastéïa se tourna et jeta un regard vers Dunamis et Surphax. Dunamis lui fit un signe de tête bienveillant alors que Surphax lui fit un signe de main. Adrastéïa parti à la suite du prince. Ils descendirent de la terrasse et longèrent plusieurs arbres avant de se retrouver dans une petite clairière. Elle était traversée par un petit ruisseau dont l’eau claire reflétait la pleine lune. Le prince avança vers le ruisseau et s’assit sur un rocher tout proche. Il fit signe à Adrastéïa de s’approcher.


- Estel, je comprends que tu te sentes un peu seule. Nous les elfes nous t’avons confié une lourde tâche à ta naissance. Je te prie de nous en excuser et j’espère que tu ne nous en veux pas. Il faut pourtant que je t’avoue quelque chose, les sorciers t’ont donné de grands pouvoirs quand ils ont allié leur magie à la notre. Je pense que tu devrais essayer de trouver des maîtres sorciers qui te donneraient des conseils pour étendre tes pouvoirs…


Adrastéïa resta quelques instants bouche bée, on ne lui avait encore jamais dit que les sorciers y étaient aussi pour quelque chose. Les jeune elfes qu’elle avait connu lui avait toujours dit que ces pouvoirs lui venaient des elfes tisseurs de sort. Les sorciers, elle n’en avait jamais rencontré. Il faut dire que Britos les avait poursuivit assidument et qu’ils n’avaient pas beaucoup d’endroit où se cacher. D’ailleurs où pouvaient t’ils bien se trouver maintenant ?


- Les sorciers… Mais je ne sais pas même pas où les chercher ? J’aimerais savoir, d’où je viens, qui je suis. J’en apprends un peu plus chaque jour et j’ai l’impression de n’être qu’un jouet des elfes et des sorciers. Vous m’avez crée de toute pièce et vous me demandez d’aller combattre une force nettement supérieure à la votre. Après tout, je pourrais très bien ne pas vouloir marcher vers la mort. Je suis quoi pour vous autre, à part Estel ??? Juste une martyr ?

Adrastéïa tremblait, elle avait peur, elle en avait marre de tous ses visages souriant qui ne faisaient que semblant. Ils la jetaient tous vers la mort avec le sourire, elle va se sacrifier pour nous, voilà ce qu’ils devaient tous penser. Mais Adrastéïa ne voulait pas se sacrifier, oui elle voulait sauver tout le monde puisqu’il le fallait, puisque tous avaient fondé en elle leurs espoirs, mais elle ne voulait pas mourir alors qu’elle était encore à l’aube de sa vie. Le prince avait senti le trouble d’Adrastéïa, il le trouvait légitime.


- Nous ne voulons pas que tu te sacrifie Estel, c’est pour cela que je t’envoie chez les sorciers. Je veux que tu ais toute les chances de ton côté. Et si jamais tu ne veux pas affronter Britos seule sache que nous sommes tous derrière toi pour te soutenir. Regarde, la reine des anges et le roi des démons sont prêts à mourir pour te permettre de tuer Britos. Ne penses tu pas que c’est eux qui mourront en martyr ? Nous sommes tous prêt à donner nos vies pour te donner une chance de vaincre Britos. Estel, n’aie pas peur, nous sommes tous avec toi…


Adrastéïa regardait son visage dans le ruisseau. Ils étaient tous derrière elle, ils étaient prêts à mourir pour elle. Elle sentit des larmes couler sur ses joues. Comment avait t’elle put être aussi bête. Déjà enfant ils étaient tous morts pour qu’elle puisse s’enfuir. Les elfes, les humains, les sorciers, les anges, les démons, toutes les races étaient prêtes à mourir pour qu’elle tue Britos. Non elle ne pouvait pas être égoïste, elle se devait de tuer Britos, et si elle restait en vie alors tout serait parfait. Si elle mourait, au moins elle aurait permis à ceux qui s’étaient sacrifiés pour elle de ne pas être mort pour rien.



* Oui effectivement je veux insister sur ce fait, car ils ne remarquent pas la présence des elfes à cause de ça ^^ *


Dernière édition par Lorien le Sam 8 Aoû - 17:48, édité 1 fois
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Re: Les chroniques de la guerre de Polios (tome 1)
Ca me fait un peu penser à la scène du SDA entre Galadriel et Frodon, c'est voulu?
Sinon je crois ue t'as oublié de mettre en rouge le moment ou Adrastéia demande si elle est un martyr, à moins que je me trompe?
Sinon toujours aussi bien, même si y'a moins d'actions!
La suite! ^^
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Re: Les chroniques de la guerre de Polios (tome 1)
C'est vrai qu'un peu d'action ne ferrai pas de mal, mais ça reste vraiment bien

Et sinon ben j'ai bien envi de voir des gandoulfs, enfin des magiciens
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Re: Les chroniques de la guerre de Polios (tome 1)
* Pour l'action c'est pas pour tout de suite, mais ne soyez pas deçu ^^. Sinon, non aucun rapport avec le SDA *

Ils restèrent à bavarder ensemble encore plusieurs minutes, puis Trerinwan accompagna Adrastéïa jusqu’à l’infirmerie pour voir comment se portait Ormos. Ethéïa était à son chevet, elle grignotait quelques fruits que les elfes avaient mis à sa disposition. Elle se leva et s’inclina à la vue du prince. Ormos lui semblait dormir paisiblement. Les elfes guérisseurs lui avaient appliqué une sorte de baume qu’ils disaient énergisant et avaient pratiqués sur lui quelques sorts de soin qui n’était connus que d’eux seul. Le prince laissa là Adrastéïa et reparti vers ses autres convives qui n’avaient toujours pas quitté la table du repas. Dunamis et Surphax n’avaient pas bougé d’un cil depuis qu’Adrastéïa était partie. Ils n’avaient pas échangé un seul mot et l’atmosphère était pesante. Dunamis aurait voulu aborder la conversation, mais elle avait peur que le roi des démons l’envoie tout simplement balader. Contre toute attente, ce fut Surphax qui parla le premier.

- Dunamis… Je sais très bien que ma présence ne t’enchante pas, c’est réciproque. Mais je pense qu’à partir de maintenant il va falloir se supporter et faire bonne figure. Personnellement, je n’ai pas envi de me faire étriper par Adrastéïa et le regard qu’elle nous à lancé tout à l’heure me glace toujours le sang. Cette fille n’hésitera pas à nous lyncher s’il le faut, et je pense qu’elle a raison. Je te propose une trêve jusqu’à ce que tout cela soit terminé !

Dunamis resta figée d’étonnement, elle ne s’attendait pas du tout à ce que Surphax lui propose une trêve. Il est vrai qu’ils n’avaient pas vraiment joué franc jeu depuis leur départ et leurs incessantes disputes n’avaient réussi qu’à miner le moral des troupes. Non, il fallait qu’ils soient tous unis pour vaincre Britos, et les mots d’Adrastéïa résonnaient encore à ses oreilles. Elle ne détestait pas profondément Surphax, d’ailleurs elle n’avait rien contre lui en particulier, s’était seulement parce qu’il était un démon qu’elle ne lui adressait pas la parole. Peut être qu’il était grand temps d’arrêter de se voiler la face et d’agir enfin en personnes responsables. Elle n’eut pas le temps de répondre, le prince venait de rejoindre la table. Le reste du repas se fit dans le silence le plus complet et chacun regagna ses appartements sans échanger le moindre mot.

Adrastéïa était restée avec Ethéïa au chevet d’Ormos. La démone s’inquiétait vraiment pour l’ange, ce qui fit sourire Adrastéïa. Ormos se réveilla quelques heures plus tard, il se sentait en pleine forme et engloutit son repas à une vitesse totalement épatante. Ethéïa était soulagée, mais elle se demandait bien pourquoi elle s’était autant inquiétée pour un ange. Adrastéïa en profita pour leur parler de ce que lui avait raconté le prince. Elle comptait en faire part le lendemain à Dunamis et Surphax. Ils l’écoutèrent attentivement, puis Ormos prit la parole.

- J’ai entendu parler de ces magiciens, ils auraient fondés une citée protégée par un sort. Personne ne sais réellement où elle se trouve et il va être difficile de trouver une personne pour nous guider. A moins que les elfes aient une idée sur son emplacement, dans quel cas il sera plus facile de l’atteindre.

- Il fut une époque où les démons et les magiciens étaient en bon terme, peut être que maître Surphax à encore des liens avec eux, au quel cas il doit sans doute connaître l’endroit où ils se réfugient.

Tout trois restèrent pensif, mais ils ne pouvaient rien faire de plus. Ils décidèrent donc d’aller prendre du repos car le lendemain ils devaient repartir pour accomplir leur mission.


Le groupe remercia chaleureusement le prince des elfes pour son aide, mais aussi pour son hospitalité. Ils allaient pouvoir reprendre la route dans de meilleures conditions. Adrastéïa regardait la carte, perplexe… Pourquoi aller cacher une citée près d’une cascade, alors que forcément elle devait être un lieu assez fréquenté ? Les questions se bousculaient dans sa tête, surtout depuis les révélations que lui avaient faites Trerinwan. Ormos était totalement remis de sa blessure, les elfes étaient vraiment des guérisseurs prodigieux. L’heure du départ avait sonné, le petit groupe se mit en marche, saluant une dernière fois les elfes. La matinée était fraîche, et la rosée du matin perlait sur les feuilles.Puis un brouillard humide commença à recouvrir la vallée qui se trouvait devant eux. Adrastéïa prit la tête de la marche, elle espérait que cela donnerait l’occasion à Dunamis et Surphax de discuter un peu, au lieu de rester prostrés dans un silence vraiment pesant. Leurs vêtements se recouvrirent très vite d’une fine pellicule d’eau. Le brouillard continuait à s’épaissir au fur et a mesure de leur avancée. Dunamis s’arrêta, un tel brouillard en plein été n’augurait rien de bon. Elle fit par de ses inquiétudes au groupe. Ils décidèrent, d’un commun accord, de s’arrêter. Le brouillard s’épaississait toujours, resserrant autour d’eux ses chaînes opaques. On ne distinguait plus rien à cinq mètres, ce qui devenait de plus en plus inquiétant. Impossible d’allumer un feu ou même une torche, le brouillard trop dense et trop humide ne le permettait pas. Ils se retrouvèrent donc coincés dans cette prison de brume. Dunamis s’auréola de lumière, permettant à tout le monde de distinguer un peu mieux les formes dans cette purée de pois.

-Nous ne pouvons pas rester là indéfiniment, et puis, ce brouillard soudain ne vous semble pas étrange ? Au levé du jour, il faisait un temps clair… On essaye de nous séparer et même de nous désorienter

Tous approuvèrent les paroles de Dunamis, cette situation était vraiment bizarre, voire louche. On ne distinguait pas grand-chose derrière ce rideau de brume opaque. Des ennemis auraient put les encercler sans qu’ils ne s’en aperçoivent. Il fallait qu’ils se dégagent de là au plus vite.

-La seule solution s’est de s’envoler, le brouillard doit stagner au fond de la vallée… Il y a un risque plus grand de nous faire repérer dans les airs, mais rien ne nous dis que nous sommes plus en sécurité ici !

Surphax avait raison, et tout le monde le savait. Mais sortir au dessus des nuages n’était pas bien plus risqué ? Pourtant il ne fallait pas attendre une minute de plus dans cet endroit. Adrastéïa jeta un coup d’œil sur la carte, elle avait du mal à distinguer le nom du lieu où ils se trouvaient et elle n’avait pas envi de risquer que la carte se gorge d’eau et qu’elle ne soit ensuite inutilisable. Adrastéïa échangea un regard avec les autres, Ethéïa déploya ses ailes à ce moment là.

-Je vais aller voir si la voie est libre, si jamais il y a un problème, je vous appellerais !

Ethéïa se précipita hors du nuage à une vitesse vertigineuse. En une seconde elle se trouvait au dessus de la couche de brouillard. Elle ne distinguait pas ses compagnons en dessous, ni même si il y avait un quelconque danger qui les guettait. Autour d’elle le soleil brillait et étendait ses larges rayons sur une grande partie de la forêt qu’ils venaient de quitter. Rien à l’horizon, aucun bruit aux alentours, elle en déduit que la voie était libre.

-C’est bon, vous pouvez venir !

Le reste du groupe ne se fit pas prier, et ils la rejoignirent en quelques secondes. La nappe de brouillard s’étendait sous leurs pieds. Rien ne semblait pouvoir expliquer ce phénomène. Quand Ormos distingua quelques mètres plus loin des sortes de flaques d’eaux. Adrastéïa rouvrit la carte qui était un peu humide. « Marrés d’Alcors », voilà donc pourquoi la brume était si dense à cet endroit et elle ne devait se lever que bien plus tard dans la journée. Le groupe ne traina pas longtemps ainsi exposé, il rejoignit le couvert de la forêt quelques instants plus tard. En ce retourna ils pouvaient encore apercevoir les nappes qui continuaient à inonder le marré.

Ils reprirent tranquillement leur marche, quittant pas à pas la forêt des elfes, ou du moins ce qu’il en restait. Il n’était pas rare de trouver des lieux complètements dévastés par les flammes, sans doute un village pillé et détruit par les hommes de Britos. Les signes de vies étaient rares dans la forêt et les seuls animaux qu’ils croisèrent s’enfuirent à leur approche. Seule une légère brise faisait parfois trembler la cime des arbres, mais rien ne bougeait, la forêt semblait comme morte. Les heures passèrent lentement, sans un mot, sans un bruit, ne voulant pas éveiller un espion terré dans un coin. Ils arrivèrent bientôt en vue d’une clairière, un temple en ruine se dressait au centre. La nuit commençait à tomber et l’humidité avec elle. Adrastéïa décida qu’il était temps de monter un bivouac pour se reposer et se restaurer. Après plusieurs minutes, ils décidèrent d’un commun accord d’allumer un feu au milieu des ruines. Ils ne pouvaient pas passer la nuit dans le froid et avec le risque de se faire attaquer par des bêtes sauvages, même si leur chance de se faire repérer par Britos était élevée. Ormos et Surphax partirent chercher du bois, tandis que les trois femmes commençaient à préparer le repas et à monter les tentes. Après un festin bien mérité et le tirage au sort pour les tours de garde, ils commencèrent à discuter.

- Il nous reste encore une bonne journée de marche pour atteindre la cascade, elle ne se trouve pas loin des montagnes des ténébreuses, je suis étonnée que Britos ne l’ai jamais trouvée !

Adrastéïa restait perplexe, le lieu qu’avaient choisi les sorciers était des plus improbables. Mais après tout, s’ils s’étaient installés là, c’est qu’ils devaient avoir une bonne raison. Après tout la tour de Britos était au milieu des montagnes, et son accès difficile ne devait pas lui laisser le loisir de se promener dans le coin.

- Nous serions certainement allés plus vite en volant…

Tout le monde lassa un regard hostile à Ormos. Ils savaient bien qu’ils seraient allés bien plus vite s’ils n’avaient pas été obligés de se déplacer à couvert. Ormos haussa les épaules et regarda Adrastéïa.

- Je pourrais te poser une question ?

Adrastéïa sourit, que lui voulait donc l’ange ? Sans doute des informations sur la journée du lendemain, sur comment elle comptait trouver la cascade, et tout un tas de questions qu’elle s’était elle-même posée sans trouver la réponse.

- Je t’écoute Ormos !
- Tu connais mon frère n’est ce pas ?


Tous les regards se tournèrent vers Adrastéïa qui s’efforçait de contempler le feu. Elle aurait voulu que sa soit une toute autre question, elle se sentait tout d’un coup très mal à l’aise.

- Oui, je le connais…


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Dunamis
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Intéressant, y'a pas vraiment d'acrion, mais ils se déplacent c'est déjà ça, moi j'adore Surphax et Dunamis, ils me font trop rire!
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